samedi 28 novembre 2020

Annonces des Ctés Sts Pirmin et J.M Vianney



 

Cuisson des Bredle au Moulin Arnet

 Le Moulin Arnet est surtout connu pour sa farine et ses pâtes Qualité Mosl  et son magasin  où l’on trouve de nombreux produits locaux.

Comme les Bredle sont très demandés, l’équipe du Moulin s’est mis depuis une semaine à cuire des Bredle. C’est avec la bonne farine pâtissière du moulin que sont cuits les Bredle. C’est Marie-Thérèse, la meunière qui prépare les   pâtes des dix variétés de Bredle qu’elle propose à la vente.


Les fameuses Spritz


Photo J.A.S.

Alors qu'une personne fait tourner 
 le  hachoir à viande, André Arnet pose délicatement les Spritz sur le plateau avant d'être enfourné



« Ce sont sont surtout les Spritz qui ont le plus de succès.

La pâte doit être bien souple afin d’être façonnée de manière authentique. Une pâte trop ferme ne donnera pas de bons résultats . 

 C’est le  hachoir à viande qui permet à un simple biscuit de s'appeler spritz-bredle. Grâce à la souplesses de la pâte on peut les réaliser sous forme de S, en bâtonnets, en cercle ou en spirale. Les bâtonnets on peut les tremper dans du chocolat fondant » nous explique Marie-Thérèse. « Ce sont surtout les personnes seules, et les jeunes  qui en achètent, et particulièrement depuis que les enfants participent aux ateliers Bredle au moulin d’Eschviller. Hélas cette année, les Amis du Moulin n’ont pas pu organiser les ateliers Bredle  Tous les anciens se souviennent que les premières années après guerre, les enfants étaient récompensés à Noël uniquement  avec un sachet de Bredle, une orange, et parfois une tablette de chocolat. » rajoute André Arnet

Le moulin Arnet est ouvert de 8 h 30 à 12h et de 13 h 30 à 18 les mardi, mercredi et vendredi,  le lundi de 13 h 30 à 18 h et le samedi de 8h 30 à 12h.


J.A.S.



vendredi 27 novembre 2020

Reprise des messes dans les Ctés de paroisses Sts Pirmin et J-M Vianney

Photo J.A.S.

Dans les communautés de paroisses Saints Pirmin et Jean-Marie-Vianney, le curé Stéphane Pontello annonce que les messes dominicales  reprennent ce week-end à raison de trente fidèles par office: le samedi 28 à 17 h 30 à Hottviller pour  la Sainte Barbe des sapeurs-pompiers, à Rimling la messe du samedi à 18 h 30 initialement prévue est supprimée en raison des travaux à l’église, le dimanche 29  à 9 h, messe à Schweyen et à 10 h 30 à Erching.

J.A.S.


 


Report de la collecte des ordures ménagères en fin d'année


 

jeudi 26 novembre 2020

Une fin d'année morose

 Pour les raisons que nous connaissons tous, le traditionnel repas des aînés de Volmunster ne peut pas être organisé en décembre cette année. Il en est de même pour le téléthon, car aucun rassemblement associatif n'est toléré en cette fin d'année, au grand désarroi des organisateurs.


Photo J.A.S.

Saint-Nicolas et le Père Fouettard ont remis leur visite aux écoliers de Volmunster à 2021

Pire encore, à ce jour même Saint Nicolas n'est pas encore autorisé à rendre visite aux écoliers dans les salles de classes… « Pour ne pas décevoir les enfants, il est prévu de déposer  les sachets de friandises dans les  écoles maternelle et élémentaire. Les enseignants seront chargés de les distribuer à la Saint Nicolas. Par ailleurs, ce que les aînés ont particulièrement aimer, c’est le repas convivial à la salle Emile Gentil où ils pouvaient rencontrer leurs nombreux amis et discuter avec eux.  C’est pourquoi, ce repas est reporté en 2021 à un moment où cela sera possible. Vivement 2021 et des jours meilleurs… »a annoncé le maire Jean-Michel Heckel.

J.A.S.



mercredi 25 novembre 2020

Message du Père François

 Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 13, 33-37

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment. C’est comme un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et demandé au portier de veiller. Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin ; s’il arrive à l’improviste, il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »
Jésus renouvelle sa recommandation des semaines précédentes: « soyez prêts » : « Veillez ». Mais, pourquoi cette insistance ? Au soir de notre vie, en référence à l’évangile de dimanche dernier, nous aurons tous des comptes à rendre à Dieu de notre vécu en lien avec Lui et avec nos frères, les plus malheureux. Et si Jésus insiste à plusieurs reprises dans cet évangile à « restez éveillés – veillez », parce qu'il sait bien que nous sommes tous, plus ou moins, des "dormeurs", ou que nous nous laissons endormir par toutes les publicités tapageuses et les belles promesses sans lendemain. « Veillez », être attentif à débusquer le « Malin » qui nous entraîne vers l’illusoire, faisant croire que c’est là que vous allez trouver votre bonheur.



Ça y est, c’est parti! Bonne nouvelle, à partir de ce WE, les chrétiens pourront à nouveau célébrer Jésus-Christ au cours de la messe dominicale. 30 personnes autorisées à participer à l’Eucharistie dans nos grandes Eglises ou Cathédrales où on peut être à 200 à 1000 personnes ! Et en même temps, que d’imagination et d’investissement pour cette fin d’année dans nos Supermarchés où on va se bousculer pour acheter et faire plaisir. Au sortir partiel du confinement, on peut comprendre, que tous les petits commerçants rivalisent d’imagination, pour aguicher la clientèle. Il y en a pour les petits et pour les grands. Noël est devenu un grand marché. Il n’y a plus que les bonnes affaires qui comptent. » Mais qu’est-ce qui fait courir tant de monde en cette période, je vous le demande ?
D’une part, certains défendent « mordicus » la laïcité et en même temps on utilise les mots, les décors et les crèches qui sont à la base de notre vie chrétienne. Dans tout ce déballage, ce qui me surprend le plus, c’est qu’on a oublié le personnage central qui a apporté l’Espérance et qui vient nous Sauver., c’est Jésus, le Messie qui s’est fait Homme en cette nuit à Bethléem et promet de revenir à la fin des temps.
Regardons les textes de cette nouvelle année liturgique. Ils nous disent : « Prenez garde, veillez ». Et il y a de quoi faire ! Jésus demande, à ses disciples et donc à nous aussi aujourd’hui, d’être des guetteurs à l’affût des appels que Dieu nous fait dans le quotidien de nos vies. C’est pour cela qu’il nous faut aiguiser notre sensibilité et notre intelligence pour rester libre et maître du bien que nous avons à accomplir. Jésus nous ramène toujours à la réalité de notre existence, là où les hommes peinent, luttent et aiment. C’est là, dans le concret, que chacun peut être un vrai disciple de Jésus. C’est là, qu’il faut vérifier que notre foi n’est pas un rêve, décroché de l’existence. Pour être vrai, il faut l’enraciner dans la réalité de notre vie. « Ce que vous avez fait aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait ». (Mat 25)
L’Eglise propose ce temps de l’Avent pour renouveler notre façon d’accueillir et de découvrir Celui qui est déjà à l’œuvre dans l’humanité. Dans un monde de plus en plus perturbé, divisé et en mutation, la situation des hommes semble de plus complexe et pleine de contradictions. Au contact des exclus, des lépreux, des aveugles et de tous les marginaux de l’époque, Jésus a ciblé les vrais besoins des Hommes, pour permettre que ce monde réel se transforme et devienne meilleur.
Aujourd’hui, après ce confinement où nos frères ainés ont pris l’habitude de participer à la messe télévisée, certains ne viendront plus aux messes dominicales dans nos paroisses. Ce sera l’heure de vérité pour les jeunes générations, qui, pour beaucoup ont perdu les repères et qui ont pris leur distance avec l’Eglise. Aussi, Jésus nous invite à nous inscrire dans une démarche de croyant au Dieu bien présent dans le concret de la vie. C’est aux chrétiens de révéler que c’est bien l’Esprit de Dieu qui agit au cœur de tous nos efforts et de nos luttes pour un monde meilleur. En effet, un chrétien qui n’est plus motivé, ressemble à un blasé, à quelqu’un qui ne croit plus en rien et qui n’attend plus rien. Il ne lui reste que sa paralysie et son amertume à partager. Un tel comportement est sans espoir et sans avenir. N’est-ce pas proche de ce que le monde nous propose aujourd’hui ?
Heureusement, il y a des gens qui n’ont jamais entendu parler de Jésus, mais qui sont animés par le même Esprit de paix, de justice et de miséricorde. L’important dans la façon de conduire sa vie, n’est pas dans l’étiquette chrétienne, mais dans la façon de vivre et de se comporter avec les autres.
Nous faisons tous l’expérience que notre vie est mêlée à des aspects qu’on ne maîtrise pas. La plupart des discours veulent nous apaiser et nous endormir, alors que Jésus nous dit le contraire : « VEILLEZ »
Veillez, c’est être attentif et à l’écoute, individuellement et collectivement, de tous les cris des malheureux. C’est se laisser bousculer et s’indigner du malheur qui leur arrive. C’est chercher avec eux des ouvertures et des possibilités pour améliorer leur condition de vie. N’est-ce pas la dimension concrète de la foi qui ne désespère jamais de l’Homme ?
En ce premier dimanche de l'Avent, ne perdons pas de vue que l'Avent ne nous prépare pas seulement à célébrer la naissance de Jésus comme la mémoire d'un passé qui s'est déroulé à Bethléem il y a deux mille ans. C’est la naissance du Christ AUJOURD’HUI dans le cœur des hommes. Là, nous passons d’un doux souvenir à une réalité complexe, mais riche de la bonté de Dieu.

François, prêtre retraité

vendredi 20 novembre 2020

Permanence multiflux

 Durant la période de confinement, le Sydeme continuera d’assurer les permanences de distribution de sacs multiflux. 

 Aussi, des permanences multiflux seront organisées à :

VOLMUNSTER le jeudi 26 novembre de 14H30 à 19H à l’ancienne caserne des Pompiers, place de la Mairie

 Nous vous rappelons que le port du masque est obligatoire. Les usagers devront respecter les sens de circulation, les entrées/sorties, une distanciation d’au moins 1.5 mètre et les gestes-barrière.

Le Sydem’pass devra être impérativement présenté aux ambassadeurs du tri, le code-barre visible devant la vitre de protection.

 Les collectes de piles, lunettes et radiographies argentiques sont suspendues en raison des conditions sanitaires actuelles.

 Enfin, les usagers devront se munir d’une attestation de déplacement dérogatoire.

 

jeudi 19 novembre 2020

Des sapins offerts pour Noël


Pour orner les trois villages durant la période de Noël, les bâtiments publics ainsi que la crèche de la Place de la Mairie,
  Maurice Markowsky et Freddy Muller, agent communaux,  ont abattu une dizaine de sapins sur la propriété de Egide Beckerich à Eschviller qui les offre à la commune de Volmunster.



Maurice et Freddy en train  de fixer des sapins sur la terrasse du périscolaire.

J.A.S.


mercredi 18 novembre 2020

La transhumance des bovins en bétaillère

 


Malgré le temps doux, les éleveurs sont obligés de rentrer leur bétail, car dans les parcs, suite à la sècheresse, l’herbe n’est pas suffisante pour les génisses, les vaches allaitantes ou les chevaux. Depuis plusieurs semaines, il fallait que les éleveurs leur ramènent   du foin ou de la paille comme supplément. 

Alors qu’il y a plusieurs années, les agriculteurs les ramenaient à pied  pour passer l’hiver à l’étable,  actuellement cela se réalise grâce à une grande bétaillère. Pour pouvoir les rassembler, l’éleveur les rassemble  dans un parc mobile dans lequel, il leur donne des compléments alimentaires. Le jour de la transhumance; il en profite  pour fermer cet enclos pouvoir  les faire entrer dans la bétaillère grâce à un couloir créé pour la circonstance. Alors qu’à pied, il fallait plusieurs personnes,  et avec la bétaillère deux suffisent. 











Grâce à l’insistance de Philippe et de son oncle Michel, il n’a fallu que trois minutes  pour charger toutes les génisses 



Les poilus cornus  passent l’hiver dans  leur parc


Alors que Philipe Seibert a rentré ses génisses charolaises; dans le parc communal voisin les  poilus cornus ne verront pas l’étable.  Les seuls bovins qu’on ne rentre pas, ce sont les Highlands Catle.  En effet, la Highland Cattle est réputée pour sa rusticité et sa capacité de pâturer durant toute l’année des zones de landes ou marécageuses. C’est pourquoi, le Parc naturel régional des Vosges du Nord les préconise  pour ce type de travaux d’entretien de terrains difficilement accessibles : il s’agit de la reine de l’éco-pastoralisme ! Grâce à ses longs poils, elle a la capacité de rester dehors même durant l’hiver où elle vit surtout sur ses réserves et le foin qu’on lui donne tous les jours.



Tous les matins Freddy Muller, agent communal,
  donne du foin  aux Highland Cattle pendant la période hivernale.

Texte et photos de Joseph Antoine Sprunck

Le message du Père François

 Évangile de Jésus Christ selon St Matthieu 25 31–46

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. « Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi!” Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.” « Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »


Il est facile d’aimer son ami, son frère,

Mais pussions-nous aimer avec la même qualité,

Le faible, l’opprimé,

L'orphelin, l’étranger.

En cette période de confinement, où un certain nombre de chrétiens manifestent pour la messe dominicale, il nous est bon de réentendre le message, certainement le plus important de tous les Evangiles, où le Christ s‘identifie à chacun de nous. Tout chrétien, devrait en être habité pour en faire le noyau central de sa vie. Qu’y a-t-il de si important dans ce passage de l’Evangile que nous venons d’entendre?
La première chose qui me frappe, il n’y aura qu'un seul critère de choix, de séparation entre les hommes au dernier jour : l'amour des "petits". Toutes nos divisions humaines, toutes ces barrières, ces murs que nous avons dressés entre nous seront d'un seul coup abolis. Il n'y aura plus de distinction entre catholiques, protestants, orthodoxes, juifs, musulmans, bouddhistes, ni même entre croyants et incroyants. Il n'y aura plus de distinctions entre hommes de droite ou hommes de gauche, entre riches et pauvres, entre noirs et blancs. Tout cela sera aboli. Nous ne serons pas jugés sur notre pratique religieuse, ni sur la qualité de notre foi, ni sur l'intensité de notre prière. Nous ne serons jugés que sur l'amour. Et même pas sur l'amour de Dieu : uniquement sur l'amour de nos frères en difficultés. « Laisse-là ton offrande et va d’abord te réconcilier avec ton frère » dit Jésus. Voilà bien une bonne nouvelle, qui concerne l'humanité entière. L'humanité ne peut être sauvée, libérée que par l'amour.
Vous le voyez : c'est un message qui dépasse largement le cadre d'une religion : c'est un message proprement universel.
C'est pourquoi, dans ce tableau que Jésus nous peint de l'humanité au dernier jour, il nous appelle à faire preuve d'initiative concrète. Il donne des exemples. Ces exemples sont ceux qu'il a choisis pour ses interlocuteurs d'il y a vingt siècles. Ils ne sont qu'une partie des exemples possibles. On pourrait continuer indéfiniment la liste, selon les situations diverses que connaissent les hommes de notre temps.
"J'ai eu faim", nous dit-il. Certes, il n'y a pas que des faims matérielles, mais il y a déjà celles-là. Quand on pense que cinquante millions d'enfants de moins de 5 ans meurent tous les ans par manque de nourriture. Que tant d’hommes vivent toute leur vie avec la faim au ventre ! Et non seulement dans le Tiers-Monde. Pensez, tout près de nous, à l'affluence de plus en plus grande des gens qui se pressent l'hiver aux "Restos du cœur"- à La soupe populaire - au Secours Catholique, et j‘en passe. C'est un problème grave. Mais il n'y a pas que les faims de nourriture. Il y a d'autres faims. La faim d'être aimé, d'être reconnu, d‘être respecté y compris dans les choix de vie. Le désir d'être considéré par les autres comme un homme et comme un frère. La faim de justice, la faim de paix, la faim de travail, pour tant de demandeurs d'emplois suite aux fermetures et licenciements annoncés en cette période difficile du Coronavirus. Combien de jeunes sont en recherche d’un appartement, d’un toit, d’être compris et appréciés. Ce sont les faims de nos contemporains. Allons-nous fermer nos yeux et nos oreilles ? "J'ai eu faim. Quand t’avons-nous donné à manger ? Chaque fois que vous l‘avez fait à l‘un de ces petits, c‘est à moi-même que vous l‘avez fait."
C’est dans ces gestes simples et quotidiens que nous avons à manifester tout notre amour et notre attention à autrui. Je crois que c'est cela l'essentiel qu'il faut nous redire sans cesse, surtout dans les moments de découragement, de crise : apprenons à aimer, tout près de nous, à commencer par la famille : savoir s’apprécier, trouver des paroles d’encouragement, des gestes de tendresse…Il en va de même sur nos lieux de travail, quartier, école, milieu hospitalier, dans nos organisations et associations : apprendre à vivre ensemble. Il n'y a rien d'insignifiant dans notre vie.
"Au soir de cette vie, nous dit Saint Jean de la Croix, tu seras examiné sur l'amour."

François prêtre retraité
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dimanche 15 novembre 2020

Un don de 1 000 € pour l’entretien de la chapelle Saint-Joseph

 


A Ormersviller, tous les jours des marcheurs et d’autres en voiture montent à la chapelle Saint-Joseph, soit pour y prier, soit pour d’autres raisons. L’un d’entre eux a créé la surprise en remettant  anonymement 1 000 € au trésorier de l’association afin d’aider à  financer les travaux  réalisés à la toiture de la chapelle et pour l’entretien du site.  Les randonneurs sont devenus plus nombreux à visiter le site depuis la mise en place du circuit d’excellence qui part du Moulin d’Eschviller   et du circuit Saint-Pirmin qui vient de Hornbach. Le site de la chapelle Saint-Joseph  surplombe tout le Bitcherland et la Saar-Pfalz, et grâce à la table d’orientation, chacun s’y retrouver


Photo J.A.S.


Grâce au travail bénévole  des Amis de la chapelle, le magnifique site est entretenu tout au long de l’année



Des travaux et plus de recettes


Depuis 40 ans s’y déroule la fête de l’Assomption le 15 août et les recettes générées sont investies sur place pour la préservation de ce patrimoine exceptionnel. Au printemps de cette année l’association avait engagé et financé de gros travaux de rénovation de la toiture en ardoise.

La pandémie a boulversé nos habitudes et annulé de nombreuses fêtes et cérémonies, mais ne décourage pas les bénévoles à poursuivre la maintenance et l’entretien de la chapelle et ses abords. Ce généreux donateur a exprimé sa volonté et son soutien a l’association pour qu’elle puisse poursuivre sereinement son engagement dans ce contexte très particulier que nous vivons actuellement.

L’ensemble des membres de l’association des Amis de la Chapelle Saint Joseph remercie très chaleureusement ce beau geste de soutien amical.


Joseph Antoine Sprunck

samedi 14 novembre 2020

L’APE a offert des masques aux élèves






 Des masques en tissus ont  été offerts aux enfants des parents,  membres de l’Association des parents d’élèves (APE) du regroupement pédagogique   de l'école élémentaire Adolphe Yvon  de Volmunster. Les masques  ont été fournis par  la Fabrique à Merveilles de Lengelsheim.Ils sont lavables à 40°, mais ne supportent le sèche linge à cause des élastiques. On peut les repasser,  si c’est nécessaire.


J.A.S.

vendredi 13 novembre 2020

En novembre1940, il y a 80 ans près de 9 000 habitants du Bitcherland ont été expulsés

Durant la dernière guerre, des habitants du Bitcherland ont été évacués, expulsés, spoliés, réfugiés et sinistrés dans leur propre pays.



Les affiches allemandes en 1940


Le 1er septembre 1939, tous les habitants des villages mosellans, situés dans la zone rouge  le long de la frontière ont été évacués soit en Charente, soit en Vienne. La plupart vont rentrer en 1940 et certains vont emménager dans leur maison. A partir du 11  novembre 1940  environ 9 000 habitants de 18 communes du Bitcherland seront   expulsés  dans la partie francophone de la Moselle par les militaires allemands pour pouvoir agrandir le camp de Bitche et pour remplacer  les francophones  qui ont été expulsés dans le sud de la France.  

Pourquoi ces différentes expulsions?

Dans sa lettre en date du 27 décembre 1917 adressée au chancelier, Hindenburg préconise un régime constitutionnel à donner à l’Alsace-Lorraine dans l’avenir. Il propose la colonisation allemande dans les arrondissements de Sarrebourg, Châteaux Salins, Metz-Campagne, Thionville. Ce qui n’avait pas pu être réalisé en 1918 suite à la défaite de l’Allemagne, sera mis en exécution après la signature de l’armistice du 22 juin 1940. Les quatre expulsions de 1940 débuteront en juillet 1940 et se termineront en novembre 1940.
Josef Bürkel, Gauleiter, doit germaniser la Moselle dans un délai de 10 ans. Ainsi la germanisation est immédiate, systématique et brutaleL’allemand devient langue officielle par ordonnance  du 24 juillet 1940.  A partir du mois d’août, les avis d’expulsion sont très nombreux. Les expulsés ont le droit d’emporter 2 000 F et 50 kg de bagage  par adulte et 1 000 F et 30 kg de bagage par enfant. 

 

 D’abord évacués, puis expulsés

L’article 16 de l’armistice signé le 22 juin 1940 oblige l’Etat français à rapatrier les 227 000 Mosellans, issus de 224 communes et évacués  début septembre 1939 en Charente, en Vienne et dans le Nord. Il en est de même pour les 82 000 évacués de mai 1940.  Sur les 309 000 évacués, 70 000 décident de rester en France. Ceux qui rentrent sont triés à  Saint Dizier, et 23 953 personnes sont refoulées, car les Allemands ont des renseignements précis. 

Le 10 novembre 1940 des affiches en français et en allemand expliquent les raisons de ce départ: 
« Lorrains!, Vous connaissez tous la tâche que le Führer m’a confiée. Cette province devra  être vraiment allemande à tout jamais… De même que le Reich a rapatrié ses Allemands, de même la France va rapatrier ceux qui se sont confessés Français… »
L’expulsion des francophones a été effectuée entre le 11 et le 21 novembre 1940. Elle concerne 57 655 Mosellans,  dont la plupart sont  des Mosellans francophones résidant au sud d’une ligne Thionville-Sarrebourg et la ville de Metz ainsi que  dans la région de Château-Salins, Boulay et Sarrebourg. Les fermes ont été occupées et gérées par  des Allemands et environ 652 familles mosellanes, soit 9 140 habitants du Bitcherland, issus des 18 communes rattachées au grand camp militaire de Bitche camp. Ces derniers ont été expulsés et expropriés et sont devenus des colons (Siedler) comme les Allemands.

L’expulsion et la spoliation


Le grand camp de Bitche est hâchuré

L’expulsion des habitants des 18 communes du Bitcherland a débuté le 11 novembre et s’est terminée le 21 novembre 1940. Cela concerne les habitants de Hanviller, Haspelschiedt, Liederschiedt, Roppeviller, Schorbach, Bousseviller, Breidenbach, Epping, Hottviller, Lengelsheim, Loutzviller, Nousseviller, Ormersviller , Rolbing, Schweyen, Volmunster, Waldhouse et Walschbronn et de plusieurs écarts. A Ormersviller  la famille Vogel a pu rester dans sa maison, car les membres de la famille ont dû encadrer les prisonniers russes travaillant sur la ferme d’Etat qui exploitait les terres du ban du village. Elle a été obligée  de signer un bail et de payer un loyer à l’armée.

Retour des expulsés


Les baraquements dans la rue Emile Gentil à Volmunster. 
De nombreuses familles sinistrées ont habité dans  les baraquements durant huit ans, car les plupart des villages ont été détruits à 85 % 

Le retour des habitants se fera à partir du mois de juin 1945 pour ceux dont les maisons sont habitables et en 1946 pour ceux qui vont habiter dans des baraquements. Ceux qui sont restés en Charente sont revenus au mois de mai 1946. Tout le monde recommence à zéro. Des bovins et des chevaux sont livrés aux paysans qu’ils vont chercher aux différentes gares. Les prisonniers allemands ont été chargés de déminer les champs et d’aider ensuite les paysans. Ils ont été libérés en 1948. Les maires sont nommés. Les élections municipales ont été organisées en juin 1947. Les écoles élémentaires ont seulement pu  fonctionner correctement qu’à partir du 1er octobre 1946. Le téléphone est revenu en été 1946 et l’électricité fin 1946 et en 1947. Dans la plupart des villages, il faut d’abord raser les maisons détruites. On  reconstruit en priorité les fermes, puis les maisons d’habitation et on termine avec la voirie,  les écoles et les églises. La reconstruction s’est terminée en 1960, 15 ans après la fin de la guerre.

Ces expulsions manu militari des francophones et des habitants du Bitcherland  ont beaucoup traumatisé les familles mosellanes concernées.

Joseph Antoine Sprunck



jeudi 12 novembre 2020

Commémoration du 11 novembre à Ormersviller

La  cérémonie de la commémoration  du 11 novembre 1918  s’est déroulée en présence  des adjoints et des membres du conseil municipal. Après le dépôt de la gerbe et  la lecture du message de la secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées Geneviève Darrieussecq, le maire Marcel Vogel, accompagné des adjoints, a déposé une gerbe devant le monument aux morts.




 








Hommage aux morts pour la France

Confinement oblige, c’est la première fois que que la commémoration du 102 ème anniversaire de l’Armistice de 1918 s’est déroulée sans les élèves de l’école, les anciens combattants, les sapeurs pompiers et le public. La cérémonie a débuté par la lecture du message de la secrétaire d’Etat par le maire, évoquant  le centenaire de l’inhumation du Soldat Inconnu et les noms de  vingt soldats tombés depuis un an. Après le dépôt de gerbe  par le maire Jean-Michel Heckel et le vice-président  départemental David Suck, les personnalités présentes ont chanté la Marseillaise.





J.A.S.


mercredi 11 novembre 2020

Le message du Père François


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25, 14-30
« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. « Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.
Reprise de la lecture brève
« Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.”
« Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beau¬coup ; entre dans la joie de ton seigneur.”
« Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.” Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !” »



Un homme part en voyage. Cet homme est l’image de Dieu qui se retire afin de permettre à l’Homme de créer sa vie et de cultiver le monde comme un potager. En partant, Dieu n’abandonne pas l’humain à son triste sort, il lui confie ses biens, c’est-à-dire son Esprit, sa Vie. Dieu demande aux hommes de dominer et de soumettre la terre. Genèse 1.28
Autrement dit, en se retirant, Dieu responsabilise les hommes et leur confie une participation essentielle à la création du monde. Chaque homme est différent car il a reçu une part d’être différente. Nous disions donc que Dieu part, se retire, autrement dit, il cesse d’être le Dieu garantie, protection, celui qui décide tout, et tout seul. Il ne fait rien sans la participation de l’Homme. A l’offertoire de la messe, lorsque le prêtre rajoute une goutte d’eau au vin : « Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité », c’est le symbole de la participation de l’Homme à l’œuvre de Dieu.
Par la parabole des talents, Jésus met en valeur les capacités de chaque être humain. Et chacun doit mettre au service de la communauté ses talents, ses dons, pour le progrès qui doit servir à l’épanouissement et au bonheur des plus fragilisés d’entre nous. Jésus invite à être particulièrement attentif aux cris des hommes de ce temps. Il y a près de 8 milliards d’habitants sur la planète, et beaucoup parmi eux se trouvent dans des situations sans perspectives : misères, guerres, maladies, tremblements de terre, incendies, inondations, exodes…. Or les initiatives des hommes doivent d’abord être au service des besoins essentiels de l’humanité.
Dans les différentes démarches, discours et interventions des pouvoirs du monde, l’argent est la première préoccupation, car chacun cherche à être le plus fort, le dominant. Cette même préoccupation animait les Hébreux perdus dans le désert Ils remplacent Dieu par le veau d’or. De même aujourd’hui, l’argent est devenu le maître, le tout-puissant, au lieu d’être le serviteur des relations humaines.
De tout temps les apparences, ce qui brille et paraît avoir de la valeur, attirent, obnubilent, accaparent l’attention et mobilise les efforts des hommes. Or Jésus rappelle que la vraie richesse, c’est la qualité de nos relations humaines ?
Aujourd’hui, pour sa journée nationale, le Pape François invite à tendre la main aux démunis. « La pauvreté prend toujours des visages différents qui demandent une attention à chaque condition particulière: dans chacune d’elles, nous pouvons rencontrer le Seigneur Jésus qui a révélé sa présence dans ses frères les plus faibles (cf. Mt 25, 40)»
Lutter contre la misère devrait être une priorité politique et en particulier pour tout chrétien. Dans ce domaine, les bons sentiments et les belles paroles ne suffisent plus. Il faut s’attaquer à la racine du mal. On ne met pas un sparadrap sur une jambe de bois. Il s’agit de défendre des droits : droit à la santé, droit au travail y compris pour les handicapés, droit à une formation, droit au logement. Ce sont des droits civils qui doivent être portés par la société toute entière. Et chaque chrétien doit se sentir concerné pour agir dans ce sens. Il en va effectivement de la visibilité de l’Eglise. Chrétiens, nous devons redécouvrir la pertinence de l’Evangile. D’un bout à l’autre de l’Evangile, nous voyons un Christ qui « retrousse » ses manches pour aller au-devant des malades, des handicapés et de tous les exclus de la société. Pour Jésus, il y a une cohérence entre ses gestes et ses paroles.
L’évangile de ce jour rappelle avec force que Dieu donne à tout homme des « talents », des qualités, des capacités. Il nous faut les déceler, les développer et les mettre au service des autres. Ainsi, ils porteront des fruits en abondance.
Le cri d’alarme des associations qui prennent en compte la misère des gens et des peuples ne doit pas servir de prétexte à une mauvaise conscience. Ce cri manifeste l’urgence de mobiliser toutes nos capacités humaines pour faire place à chacun. Il s’agit de vivre la SOLIDARITE. La Solidarité est un moteur essentiel pour notre vie humaine et chrétienne. Elle est aussi importante que la vie elle-même. C’est bien là, la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus.

François, prêtre retraité