jeudi 30 avril 2026

Le message du père François

 Évangile de Jésus-Christ selon St Jean 14 1–12

 



« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père.

 

« Ne soyez donc pas bouleversés ! » vient de nous dire Jésus. 

Or dans le contexte mondial actuel, beaucoup sont dans l’incertitude la plus grande quant à l’avenir de la paix entre les nations, le pain quotidien pour tous les hommes, la justice sociale, la parole d’Espérance de l’Eglise…., 

 

Au nom de la foi et de la conception de l’homme qui nous anime, Jésus nous invite à être vigilants. Ce qui est au cœur de notre vie chrétienne, c’est tout ce qui touche à la dignité de la personne humaine.  Une réflexion sur le rôle et le fonctionnement de la vie politique, de la vie religieuse, de la vie professionnelle et de la vie associative s’impose. Car ce sont là des aspects qui engagent la vie de chacun. Dans la période qui s’ouvre des prochaines élections présidentielles, nous devrons tous faire appel à l’intelligence plutôt qu’à l’instinct, au discernement, plutôt qu’à la seule spontanéité, à la sérénité, plutôt qu’à la peur. 

   

Notre époque nous pousse à l’individualisme, à l’oubli, de plus en plus on perd le sens de l’histoire. Or, l’histoire nous rappelle d’où on vient et comment nos ancêtres ont lutté pour un mieux vivre. L’histoire devrait nous rendre plus sage, plus éveillé pour qu’on ne tombe plus dans les mêmes travers. Nous n’avons pas le droit de jouer avec le sérieux de la vie. Les fêtes du 1er Mai et du 8 Mai vont nous rappeler que des hommes et des femmes ont donné leur vie pour plus de dignité, de paix et de justice. Nous avons le devoir de soutenir, tous ceux et celles qui aujourd’hui encore prennent des risques pour faire avancer le respect, la dignité, la fraternité et la paix. Combien de pays nous envient le droit de vote et les règles qui donnent à chacun les mêmes droits. Malheureusement, trop de citoyens qui ont ces droits ne les honorent pas. Et ce sont encore les mêmes qui ont des reproches à faire. C’est comme dans chaque famille, il est important que chacun assume ses responsabilités. Chacun, avec ses moyens, doit contribuer à la réussite de la vie ensemble.

 

Dans l’Evangile de ce jour, Jésus nous appelle à un sursaut de discernement, de mobilisation autour de ce qui est important pour tout homme. C’est-à-dire : vivre en harmonie les uns avec les autres. Son argument fondamental, c’est que nous n’avons qu’un seul et même Père. Pour ce faire, il est nécessaire de promouvoir des chemins de rencontre pour bâtir la paix et la justice entre les hommes et les peuples. Jésus se présente à nous comme étant le « chemin, la vérité et la vie » qui mène l’homme au vrai bonheur, à savoir vers son Père. En quelque sorte, l’Evangile est pour nous la carte routière que Jésus nous a laissée pour découvrir Dieu comme un Père qui nous aime et pour aller vers Lui. Toutes ses paroles, ses commandements, sa manière d’accueillir les pauvres, de pardonner aux pécheurs ou de secourir ceux qui souffrent, c’est la route à suivre pour marcher avec Lui.

 

Croire en Jésus, ce n’est pas simplement croire à tout ce qu’il a dit et fait il y a deux mille ans, c’est croire qu’il est ressuscité, toujours vivant avec nous et qu’il est toujours capable de faire encore maintenant ce qu’il faisait jadis : pardonner, redonner confiance, accueillir, guérir les malades. Encore maintenant, il est toujours capable de nous faire renaître à l’espérance et à la confiance dans l’avenir. Encore maintenant, quand une épreuve trop lourde vient nous écraser, il est toujours prêt à nous faire dépasser nos doutes et nos peurs, et à nous faire renaître à la foi.

 

Dieu a besoin de nous. La nouveauté de son message passe inévitablement par le témoignage d’un chacun. Par tous les sacrements, Jésus veut faire de nous ses propres témoins. Il a besoin de nos mains, de notre cœur, de notre intelligence pour partager, accueillir, pardonner, pour faire avancer son peuple, dans la diversité des races, des cultures et des croyances. Il nous faut absolument redécouvrir la valeur de la solidarité : se sentir davantage frère des hommes en Jésus-Christ.  Nous n’avons qu’un seul et même Père. Pour mieux le comprendre, il nous faut le fréquenter assidûment par la prière, par la méditation de l’Evangile, par le partage de notre vie et de notre foi. C’est comme dans l’amour humain : on ne peut vraiment connaître et aimer quelqu’un que si on se donne la peine de le rencontrer souvent ; d’être heureux de sa présence. De même on ne peut croire vraiment en Jésus que si l’on se donne la peine de le fréquenter et de se nourrir de son Evangile et de son Pain de Vie. 

 

L’Evangile, c’est un peu comme une belle lettre d’amour que Jésus nous a laissée pour que nous nous nourrissions de son esprit. « Je suis le chemin, la vérité, la vie ». Avec Jésus, nous sommes sur le bon chemin pour parvenir à la vraie vie que Dieu veut partager avec nous. 

 

François, prêtre retraité 


Sur mon chemin...


 

Sur mon chemin...

 

Photo JAS

Un beau couple de canards!

mardi 28 avril 2026

Rencontre des membres du club de l'Age d'Or




Photo DR

 La prochaine rencontre des membres  du club de l'Age d'Or de Volmunster se déroulera le mardi 5 mai à partir de 11h30 dans la salle des fêtes  de Nousseviller lès Bitche. Ce sera la journée "Pizzas-Flamms". En cas d'empêchement veuillez prévenir au 03 72 29 04 99 ou au 07 67 52 85 02. Merci pour votre compréhension.

Un deuxième nid de cigognes

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Il paraît qu'un deuxième nid de cigognes se construirait sur un pylone électrique non loin de la rue du château.


 

Pèlerinages 2026 à Notre Dame de Fatima à Holbach

 


lundi 27 avril 2026

Sur mon chemin....


Photo JAS

Que s'est il passé  dans la rue des Romains la semaine dernière,


 
 


dimanche 26 avril 2026

Jean-Luc Maurer a été réélu, président du Syndicat des eaux

 

Photo JAS

Jean-Luc Maurer a été réélu président


Réuni à la suite des élections municipales du 15 mars dernier, les délégués  des communes de Volmunster,  Epping, Breidenbach, Lengelsheim, Nousseviller-lès-Bitche et Ormersviller se sont réunis  le mardi 21 avril 2026 pour élire le nouveau bureau du Syndicat des eaux. Jean-Luc Maurer de Volmunster a été réélu président au premier tour ainsi que Lucien Schneider, premier vice-président de Nousseviller-lès-Bitche, Marcel  Vogel, deuxième vice- président , Fernand Feith, troisième vice-président de Lengelsheim.  Vincent Schoendorff, Michel Behr, Joseph Bach, William Lang, Didier Nègre, Régis Stébé, Marc Kirsch, Chris  Mathi, Cédric Hoffmann, Daniel Dumoulin sont délégués des différentes communes.

 Prochainement  le syndicat est appelé à rénover  le réseau d’alimentation en eau potable à Ormersviller pour un montant de 754 267,62€ TTC.et Nousseviller-lès -Bitche pour un montant de 698 621,66€ TTC


Une installation unique 



 C’est l’occasion  de découvrir le rôle important du Syndicat des eaux de Volmunster, créé en 1952  regroupant six communes et cinq annexes et  desservant 1 304 abonnés. Il gère actuellement le réseau d’eau potable qui  a une longueur de 103 km  deux châteaux d’eau potable, l’un de 300 m3 à Lengelsheim et l’autre avec deux  réservoirs de 450 m3    demi-enterrés  sur les hauteurs de la Burg à Ormersviller.    



Photos JAS


Une convention établie avec le Syndicat Allemand pour la gestion du réservoir d'Ormersviller  été mis en service en 2018. Il faut rappeler  que l’interconnexion entre deux réseaux différents est réalisé par mesure de sécurité.   


J.A.S.



  

La 15ème Marche Populaire Internationale se déroulera le dimanche 3 mai 2026 à Ormersviller.


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 Les parcours de 5, 10 et 20 km sont proposés  aux  marcheurs le dimanche 3  mai 2026 avec 2 points de contrôle supplémentaires. Les parcours sont ouverts à tous, même  aux enfants  de 10 ans et plus qui doivent obligatoirement être accompagnés. Il est rappelé qu’il est absolument interdit de fumer et d’allumer du feu sur les parcours. De plus, les chiens doivent  être tenus en laisse. Le départ et l’arrivée sont à la salle socioculturelle, 4 rue du Stade 57720 Ormersviller;  (France Moselle)  Possibilité de restauration à l’arrivée.                                                                               

Un remerciement tout particulier aux maires des différentes localités pour leur accord.

 


Les différents  départs


Le départ  se fera entre  6 h 30  à 13 h 30 . L’arrivée est limitée à 17 h 30. La licence de participation FFSP est délivrée au départ contre une cotisation de participation de 3 € ou une cotisation pour une licence famille de 6 € (enfants accompagnés gratuits jusqu’à 16 ans). Mise à disposition gratuite d’un régénérant solide et d’une boisson à

tous les points de contrôle.

 Portant les timbres de contrôle, la participation donne droit aux tampons IVV sur les carnets internationaux disponibles au retour. Interdiction absolue de fumer et allumer du feu sur le parcours. Les chiens doivent obligatoirement être tenus en laisse.    Ne pas s’éloigner des sentiers balisés. Hors balisage, l’assurance fédérale ne vous couvre plus.


                    La marche aura lieu quelles que soient les conditions météorologiques sauf en cas d’arrêté préfectoral ou municipal

Pour tout renseignement supplémentaire s’adresser à Guy Borsenberger 03.87.96.73.45 ou 0033 6.49.22.15.79

 


Guy BORSENBERGER

57a, rue d’Urbach

F-57720 EPPING

 : 0033 3.87.96.73.45

 : 0033 6.49.22.15.79

Sur mon chemin...

 


Photo JAS


A tour de rôle,  les cigognes cherchent leur nourriture sur le stade, mais  toujours au bord de  la Schwalb. Elles aiment des petits mammifères, des insectes, des poissons, des reptiles...

samedi 25 avril 2026

La rue du Moulin de Volmunster par le peintre Joseph Megly

 


Le peintre Joseph Megly est né  à Saint-Louis-lès-Bitche en 1922, il décède en 2012.
Tout d'abord dessinateur aux Cristalleries de Bitche de 1937 à 1967, il exerça son talent de peintre au sein de l'Académie nationale de Metz et fut à la tête de l'Association des Artistes Lorrains. En tant qu'illustrateur, il a participé à la création d'ouvrages tels que "Lorraine mosellane couleur et poésie" ou "Au pays des verriers" . En 1984, il a publié une "Evocation du peintre Auguste Migette à l'occasion du centenaire de sa mort" Metz - Académie Nationale de Metz 1998.
 




Sur mon chemin...

 

Photo JAS

 Un terrain  de football  bien  entretenu utilisé par  les jeunes footballeurs

A savoir...


 

Dictatures, immigration, Iran… Ce qu’il faut retenir de la conférence de presse du pape dans l’avion

Dans l’avion qui l’a ramené à Rome, jeudi 23 avril, au terme de onze jours en Afrique, Léon XIV a répondu aux questions de la presse sur ses rapports avec des régimes autoritaires, les bénédictions de couples homosexuels, les migrants et l’Iran.

Aucune annonce de voyage n’a été faite à cette occasion. L’hypothèse d’un déplacement en France à l’automne, sur laquelle le pape n’a pas été interrogé, reste toutefois « bien en projet », selon une source vaticane en marge de la conférence.

Caution des dictatures

Répression de la dissidence en Algérie, verrouillage politique au Cameroun, domination du parti MPLA (Mouvement populaire de libération de l’Angola) en Angola depuis l’indépendance de 1975, régime ultra-répressif de Teodoro Obiang en Guinée équatoriale : durant onze jours, Léon XIV a rencontré plusieurs dirigeants à la tête de régimes régulièrement dénoncés par les ONG et les indices internationaux de libertés publiques. En Guinée équatoriale, Teodoro Obiang est au pouvoir depuis 1979.

Dans l’avion, le pape a été interrogé sur le risque de voir ce voyage servir de caution aux pouvoirs en place. En amont de sa venue, certains membres du clergé camerounais notamment avaient déjà exprimé cette crainte, tandis qu’en Guinée équatoriale le régime avait massivement mis en scène l’événement.

« Certainement, la présence d’un pape avec tout chef d’État peut être interprétée de façons différentes », a répondu prudemment Léon XIV. « Ça peut être interprété et ça l’a été, par certains, comme une façon pour le pape ou l’Église de dire “c’est okay, c’est bien qu’ils vivent comme ça”. D’autres peuvent aussi dire les choses autrement. » Le pape a ensuite défendu sa logique diplomatique : « Nous ne faisons pas toujours des grandes déclarations, critiquant jugeant ou condamnant, mais il y a un énorme travail qui est fait en coulisse pour promouvoir la justice, les causes humanitaires, pour chercher, quand il y a des situations avec des prisonniers politiques, des façons de les libérer, quand il y a aussi de la faim et de la maladie. » La veille, Léon XIV avait visité la prison de Bata (Guinée équatoriale).

Rappelant que son voyage est d’abord « apostolique », c’est-à-dire tourné vers le peuple, « au contact des gens », il a aussi défendu ce qu’il a présenté comme une constante de la diplomatie du Saint-Siège, ce « système (…) qui continue, parfois au prix de grands sacrifices, à maintenir des relations diplomatiques à travers le monde. » « Et parfois, nous avons des relations diplomatiques avec des pays qui ont des dirigeants autoritaires. Nous avons la possibilité de leur parler à un niveau diplomatique et formel. »

Puis il a ajouté : « Le Saint-Siège, en gardant sa neutralité, et en cherchant des façons de maintenir ses relations diplomatiques avec autant de pays, cherche une façon d’appliquer l’Évangile à des situations concrètes afin que la vie des gens soit améliorée. » Avant de conclure : « Les gens vont interpréter le reste comme ils veulent, mais je pense qu’il est important pour nous de chercher la meilleure façon pour essayer d’aider les gens de n’importe quel pays. »

Sur les bénédictions des couples homosexuels, une réponse nette

Le pape a également été interrogé sur la décision du cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et Freising, d’autoriser à bénir des couples de même sexe dans son diocèse. Réponse nette de Léon XIV : « Le Saint-Siège a déjà parlé aux évêques allemands (et) a dit de manière claire que nous ne sommes pas d’accord avec les bénédictions formelles de couples homosexuels (…) ou de couples en situations irrégulières, en dehors de ce qui a été autorisé par le pape François. »

Sur l’unité de l’Église, le pape a tenté de déplacer le centre de gravité du débat : « Je pense qu’il est très important de comprendre que l’unité ou les divisions dans l’Église ne devraient pas tourner autour des sujets de sexualité. » Il a regretté que les questions morales portées par l’Église soient ramenées à ce seul terrain. « Il y a des sujets plus grands, plus importants, comme la justice, l’égalité, la liberté des hommes et des femmes, la liberté de religion, qui devraient tous être priorisés avant ce sujet particulier. »

Léon XIV a enfin précisé que les bénédictions à la fin des messes étaient ouvertes à tous, et que la formule de son prédécesseur, « tous, tous, tous », était « ce en quoi l’Église croit, que tout le monde est accueilli ».

Le devoir de traiter les migrants avec dignité

Interrogé sur l’accueil des migrants en Espagne, le pape a commencé par retourner la question : « Ma réponse commence avec une question : que fait l’Occident pour aider le Sud global, ou ces pays où les jeunes aujourd’hui n’ont pas d’avenir et vivent donc ce rêve : tous veulent aller au Nord, mais souvent le Nord n’a rien à leur proposer. »

Puis il a tenu ensemble deux lignes : le droit des États à fixer des règles, et le devoir de traiter les migrants avec dignité. « Personnellement, je pense qu’un État a le droit de mettre des règles pour ses frontières. Je ne dis pas que tous doivent entrer dans tous les cas en créant parfois des situations plus injustes dans les lieux où ils arrivent que ceux qu’ils ont laissés. »

Mais il a immédiatement relancé la question vers les pays riches : « Que faisons-nous dans les pays les plus riches pour changer la situation dans les pays les plus pauvres ? Et pourquoi ne pouvons-nous pas chercher, que ce soit avec des aides publiques ou privées, de grandes multinationales, à changer la situation dans les pays comme ceux que nous avons visités dans ce voyage ? »

Léon XIV a aussi repris l’un des thèmes forts de son voyage africain : l’exploitation du continent. « L’Afrique, aux yeux de beaucoup, est considérée comme un lieu où on peut aller pour prendre les minéraux, prendre les richesses, au profit des richesses d’autres pays. » D’où cet appel : « Peut-être qu’au niveau mondial on doit travailler beaucoup plus pour promouvoir plus de justice, d’égalité, pour le développement de ces pays d’Afrique, pour qu’il n’y ait pas le besoin d’émigrer vers l’Espagne, etc. »

Enfin, il est revenu à un principe élémentaire : « L’autre chose que je voudrais dire est que dans tous les cas ce sont des êtres humains, et nous devons traiter les êtres humains de façon humanitaire, et non pas de façon dix fois pire que les (mot inaudible) de maison, ou les animaux etc. » Et encore : « même si un pays dit on ne peut pas recevoir plus que ça, quand les personnes arrivent, ce sont des êtres humains et elles méritent la dignité humaine. »

« Protéger les innocents » en Iran et au Liban

Interrogé sur ce qu’il pense d’un éventuel changement de régime en Iran, Léon XIV a refusé d’entrer sur ce terrain politique pour revenir à une boussole humanitaire. « Changement de régime ou pas, la question est plutôt : comment promouvoir les valeurs en lesquelles nous croyons » et éviter la mort de tant d’innocents, a-t-il répondu. Le pape a évoqué une lettre vue sur les réseaux sociaux, envoyée par des familles iraniennes endeuillées. « Je viens de voir une lettre (…) publiée par les familles des enfants qui font partie de ces morts. Ils parlent du fait que leurs enfants sont désormais perdus. »

Pour élargir son propos, il a pris l’exemple du Liban : « C’est très important que les innocents soient protégés. » Puis il a raconté : « J’ai avec moi une photo d’un petit garçon musulman qui, lors de ma visite au Liban, attendait avec une pancarte affichant “Bienvenue chez nous au pape”, puis lors d’une des dernières phases de la guerre, il a été tué à son tour. » Avant de conclure : « Elles sont nombreuses les situations humaines et je pense que nous devons avoir la capacité de penser de cette manière. » Le pape s’est aussi inquiété de cette « situation chaotique »« critique pour l’économie mondiale ».

Relancé sur les exécutions et la répression en Iran, Léon XIV a répondu plus frontalement : « Je condamne toutes les actions injustes. Je condamne le fait d’ôter la vie des personnes, je condamne la peine capitale. » Et encore : « Je crois que la vie humaine doit être respectée et que toutes les personnes, de la conception à la (mort) naturelle, leur vie devrait être respectée et protégée. »