samedi 21 mars 2026

Message du père François

 Évangile de Jésus-Christ selon St Jean 11 1–45


 

En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Marthe et Marie, les deux sœurs de Lazare envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! » À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

 

St Jean, dans son Evangile, ne parle pas de miracles. Il parle de signes. Aujourd’hui voici le 7ème et dernier signe que fait Jésus avant de donner sa vie sur la Croix. Il réveille Lazare du sommeil de la mort. Il le remet debout. Marthe et Marie avaient envoyé un message à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » Jésus ne se déplace pas tout de suite pour voler au secours de ses amis, car cet événement sera l’occasion de signifier que Dieu nous aime et que son amour, à la fin triomphera de la mort. « Si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ». De tous temps, les hommes ont crié vers Dieu. Pourquoi ? Pourquoi la mort, pourquoi la souffrance ? Que fais-tu ? Tu dors ? pourquoi tu es absent ? Là je pense à tous les souffrants de corps et d’âme, à tous ceux qui vivent sous les bombardements, à tous les exclus de la société, les sans voix, à tous ceux qui crient justice… 

 

« Quand il vit que Marie pleurait, et que ses amis qui étaient venus pleuraient aussi, Jésus fut bouleversé » (remué dans ses entrailles) Jésus a souffert de voir ses amis dans la peine. Et il a pleuré également. Je suis persuadé que Jésus souffre aujourd’hui de voir ses enfants, aujourd’hui, comme hier, souffrir et mourir par millions, sous les bombardements, la faim, la malnutrition, le manque d’eau potable… Mais aujourd’hui, Jésus n’a que nos mains, nos yeux, notre intelligence, pour guérir, relever, remettre debout, redonner la liberté, la dignité. Dans cet Evangile, le grand miracle n’est pas que Lazare sorte de son tombeau ; le grand miracle c’est que Marthe grandisse dans sa foi, jusqu’à affirmer sa foi dans le Christ, « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, tu es celui qui vient dans le monde. »

 

Et le vrai miracle aujourd’hui, ne serait-ce pas de voir tant d’hommes et de femmes, chrétiens ou non, qui ne baissent pas les bras, qui ne se résignent pas à la souffrance. Je pense à tous ceux qui se battent dans les hôpitaux contre la mort, qui luttent, pour sauver des vies, comme les pompiers, jusqu’aux limites de leurs forces, et au-delà. 

 

Ce 5ème dimanche de carême, dans tous les diocèses de France, est prévue la quête pour le CCFD - Terre Solidaire., pour soutenir les 680 projets de développement en Afrique, en Asie, en Europe et en Amérique latine. 

 

Comme Jésus a réveillé Lazare du sommeil de la mort, nous voulons que les hommes et particulièrement les chrétiens se réveillent du sommeil de l’égoïsme et de l’indifférence….causes de tous nos malheurs. Nous voulons que les hommes et particulièrement les plus pauvres puissent vivre libres et debout.

« Déliez-le et laissez-le aller » dit Jésus.

 

Par ces derniers mots Jésus nous montre que la libération n’est jamais terminée et qu’elle reste le combat de chacun au cœur même de notre propre histoire : aujourd’hui nous avons à délier à notre tour toutes celles et ceux qui sont enfermés dans leur tombeau. 

 

Prière Universelle

 

1.- L’intelligence humaine crée des armes de plus en plus meurtrières pour ses guerres qui se multiplient partout dans le monde.

Seigneur, ouvre nos yeux sur la nature qui se réveille à la vie ; ouvre notre attention à tous les gestes d’amour et de solidarité ; ouvre nos cœurs aux fêtes de Pâques qui nous orientent vers la vie, pour que ne s’éteigne pas notre espérance en l’humanité. Prions le Seigneur.

 

2.- Nous redoutons la montée des prix du gaz et de l’essence.

Seigneur, donne-nous la sagesse de redouter bien plus les haines qu’engendrent les guerres sur le long terme. Donne ton Esprit de sagesse à nos dirigeants qu’ils mesurent les conséquences de leurs guerres. Que notre carême aide chacun d’entre nous à cultiver un esprit de paix et de réconciliation. Prions le Seigneur.

 

3.- Aujourd’hui, l’Évangile nous montre Jésus qui se rend sur les lieux de nos morts pour nous « délier et nous laisser aller ».

Seigneur, libère-nous encore de toutes les haines, les jalousies, les mépris, les mensonges qui nous enchaînent. Que nous puissions aller vers notre vie et vers nos frères et sœurs, heureux et le cœur libre.Prions le Seigneur.

 François, prêtre retraité


Liturgie du Père françois

 Évangile de Jésus-Christ selon St Jean 11 1–45


 

En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Marthe et Marie, les deux sœurs de Lazare envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! » À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

 

St Jean, dans son Evangile, ne parle pas de miracles. Il parle de signes. Aujourd’hui voici le 7ème et dernier signe que fait Jésus avant de donner sa vie sur la Croix. Il réveille Lazare du sommeil de la mort. Il le remet debout. Marthe et Marie avaient envoyé un message à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » Jésus ne se déplace pas tout de suite pour voler au secours de ses amis, car cet événement sera l’occasion de signifier que Dieu nous aime et que son amour, à la fin triomphera de la mort. « Si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ». De tous temps, les hommes ont crié vers Dieu. Pourquoi ? Pourquoi la mort, pourquoi la souffrance ? Que fais-tu ? Tu dors ? pourquoi tu es absent ? Là je pense à tous les souffrants de corps et d’âme, à tous ceux qui vivent sous les bombardements, à tous les exclus de la société, les sans voix, à tous ceux qui crient justice… 

 

« Quand il vit que Marie pleurait, et que ses amis qui étaient venus pleuraient aussi, Jésus fut bouleversé » (remué dans ses entrailles) Jésus a souffert de voir ses amis dans la peine. Et il a pleuré également. Je suis persuadé que Jésus souffre aujourd’hui de voir ses enfants, aujourd’hui, comme hier, souffrir et mourir par millions, sous les bombardements, la faim, la malnutrition, le manque d’eau potable… Mais aujourd’hui, Jésus n’a que nos mains, nos yeux, notre intelligence, pour guérir, relever, remettre debout, redonner la liberté, la dignité. Dans cet Evangile, le grand miracle n’est pas que Lazare sorte de son tombeau ; le grand miracle c’est que Marthe grandisse dans sa foi, jusqu’à affirmer sa foi dans le Christ, « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, tu es celui qui vient dans le monde. »

 

Et le vrai miracle aujourd’hui, ne serait-ce pas de voir tant d’hommes et de femmes, chrétiens ou non, qui ne baissent pas les bras, qui ne se résignent pas à la souffrance. Je pense à tous ceux qui se battent dans les hôpitaux contre la mort, qui luttent, pour sauver des vies, comme les pompiers, jusqu’aux limites de leurs forces, et au-delà. 

 

Ce 5ème dimanche de carême, dans tous les diocèses de France, est prévue la quête pour le CCFD - Terre Solidaire., pour soutenir les 680 projets de développement en Afrique, en Asie, en Europe et en Amérique latine. 

 

Comme Jésus a réveillé Lazare du sommeil de la mort, nous voulons que les hommes et particulièrement les chrétiens se réveillent du sommeil de l’égoïsme et de l’indifférence….causes de tous nos malheurs. Nous voulons que les hommes et particulièrement les plus pauvres puissent vivre libres et debout.

« Déliez-le et laissez-le aller » dit Jésus.

 

Par ces derniers mots Jésus nous montre que la libération n’est jamais terminée et qu’elle reste le combat de chacun au cœur même de notre propre histoire : aujourd’hui nous avons à délier à notre tour toutes celles et ceux qui sont enfermés dans leur tombeau. 

 

Prière Universelle

 

1.- L’intelligence humaine crée des armes de plus en plus meurtrières pour ses guerres qui se multiplient partout dans le monde.

Seigneur, ouvre nos yeux sur la nature qui se réveille à la vie ; ouvre notre attention à tous les gestes d’amour et de solidarité ; ouvre nos cœurs aux fêtes de Pâques qui nous orientent vers la vie, pour que ne s’éteigne pas notre espérance en l’humanité. Prions le Seigneur.

 

2.- Nous redoutons la monté des prix du gaz et de l’essence.

Seigneur, donne-nous la sagesse de redouter bien plus les haines qu’engendrent les guerres sur le long terme. Donne ton Esprit de sagesse à nos dirigeants qu’ils mesurent les conséquences de leurs guerres. Que notre carême aide chacun d’entre nous à cultiver un esprit de paix et de réconciliation. Prions le Seigneur.

 

3.- Aujourd’hui, l’Évangile nous montre Jésus qui se rend sur les lieux de nos morts pour nous « délier et nous laisser aller ».

Seigneur, libère-nous encore de toutes les haines, les jalousies, les mépris, les mensonges qui nous enchaînent. Que nous puissions aller vers notre vie et vers nos frères et sœurs, heureux et le cœur libre.Prions le Seigneur.

 


Sur mon chemin...

 

Photo JAS

L'eau est toujours abondante à la belle  la cascade du Hausberg à Volmunster.

vendredi 20 mars 2026

Julie Weissenbacher-Oliger a été élue maire


 Après la proclamation des résultats des élections municipales  par le maire Jean-Miche Heckel, c’est sous  la présidence  de Didier Nègre, doyen des conseillers que  Julie Weissenbacher-Oliger a été élue  maire par 11 voix et 4 blancs. 


Photos J.A.S

Sous la présidence de  Julie Weissenbacher-Oliger maire que Christian Seibert est  élu premier adjoint, Nathalie Seibert, 2 ème adjointe, Joël Gross  troisième adjoint et Cindy Wurtz  4 ème adjointe;. 

Pascal Richarth, est désigné comme délégué à la communauté de communes du Pays de Bitche et Dominique Daniele  suppléante.

Sont conseillers municipaux: Rachel Oswald, Didier Nègre,  Fanny Metz- Dauber,  Loïc Staebler,  Andréa Fischer,  Déborah Regnault, David Suck, Jean-Luc Maurer.

J.A.S.

Les oiseaux nicheurs


 

Le rôle de la forêt dans la protection de l'environnement


 
Photo JAS

La "valeur écologique" de la forêt est de plus en plus reconnue aujourd'hui. Prendre en compte la forêt dans une politique globale d'aménagement rural permettrait aussi de promouvoir son rôle de sauvegarde de l'environnement. On peut rappeler ici les fonctions protectrices fondamentales de la forêt. 

La protection contre les érosions

Grâce à son couvert continu, le forêt joue un rôle de premier plan dans le maintien des sols et la protection contre l'érosion. Cette action a été illustrée par les travaux de reboisement exécutés au cours du XIXe siècle et poursuivis jusqu'à nos jours dans les pays concernés par la fixation des dunes du littoral et par la restauration des terrains en montagne.

C'est ainsi que, sur la côte Aquitaine (France) par exemple, on a reverdi et boisé les zones situées au-delà de la bande littorale avec l'oyat et le pin maritime. Après plus d'un siècle et demi d'existence, la forêt dunaire continue à jouer pleinement, sur quelques 50 000 ha, son rôle de protection et de fixation du sable.

De même, à la suite d'inondations catastrophiques résultant du déboisement des Alpes et des Pyrénées, une série de lois en 1860, 1864 et 1882 a permis à l'Etat français de réaliser des travaux nécessaires à la protection des lieux habités et à la régulation du régime des eaux. Dans ce cadre, l'Etat s'est porté acquéreur de 380 000 ha de terrains destinés à la construction d'ouvrages d'art et à la reconstitution de la végétation, essentiellement par le reboisement de 260 000 ha.

Ces travaux assurent effectivement une protection, principalement contre le ravinement, les départs d'avalanches, les chutes de blocs et les glissements de terrains. Ils protègent directement des bâtiments, des équipements divers (routes, voies ferrées) et garantissent des intérêts agricoles et forestiers. Cependant, leur action n'est durable que dans la mesure où les entretiens, indispensables dans des conditions difficiles, sont régulièrement exécutés, malgré leur coût important. 

L'action régulatrice sur le climat, l'air et le cycle de l'eau

Les massifs boisés et les haies

Ils influent sur le climat par la transpiration végétale et par la résistance réelle qu'ils opposent aux changements climatiques. De plus, la présence d'une forêt dévie les vents au-dessus des arbres et réduit leur violence au niveau des cultures. Le calme relatif de l'air au niveau du sol assure une hygrométrie plus régulière et un taux constant de gaz carbonique, donc une photosynthèse plus soutenue. Les rendements agricoles s'en trouvent améliorés.

La forêt contribue à l'épuration de l'air

Elle peut extraire de 30 à 60 tonnes/ha de poussières par an avec une efficacité variable selon les essences. En outre, grâce à la fonction chlorophyllienne, un hectare de futaie fixe chaque année 6 à 10 tonnes de carbone et libère dans le même temps 12 à 20 tonnes d'oxygène. Les forêts en accroissement rééquilibrent ainsi le milieu en oxygène.

L'importance des fonctions protectrices et régulatrices de la forêt

Cette importance justifie à elle seule que la lutte contre les incendies constitue une préoccupation majeure des pouvoirs publics depuis plusieurs siècles : création d'un réseau de chemins, de tranchées pare-feu, surveillance de massifs et débroussaillement sont des mesures qui restent aujourd'hui d'actualité.

Les écosystèmes forestiers jouent un rôle important dans l'économie de l'eau

Les apports d'eau à partir des pluies et des brouillards sont nettement plus élevés en forêt qu'en terrain ouvert. De plus, le couvert forestier limite les phénomènes de ruissellement. La capacité de rétention est accrue par la présence de racines. L'eau infiltrée alimente ainsi les réserves du sol et recharge les nappes phréatiques.

La contribution à la diminution de l'effet de serre

Depuis peu de temps, les responsables prennent conscience d'une autre fonction importante des forêts dans le contexte du changement de climat mondial causé par l'activité humaine. La fixation du gaz carbonique par le bois fournit une contribution à la diminution du taux de CO2 de l'atmosphère. Celle-ci ne doit pas être surestimée étant donné la surface limitée que représente l'Europe.

Toutefois, la politique de la protection de la forêt est un constituant très important de la politique globale de l'environnement. Cette interprétation a été confirmée lors de la Conférence de Rio (CNUED) en 1992, de la Conférence G7 à Munich en 1992 ainsi que par les décisions du Conseil de l'Europe en juin 1992. L'Europe a donc une double responsabilité : celle de la gestion durable de ses forêts (pratiquement assurée) mais aussi celle d'une aide et d'un contrôle pour toutes les forêts dont elle importe du bois. De plus, l'aspect forestier ne peut être dissocié des autres secteurs dans les pays en voie de développement auxquels elle apporte son aide.

[vers le début de la page]


14.3.2 - La protection de la nature

Seule une toute petite partie de la forêt (moins de 1 %) représente des forêts reliques considérées comme primaires. Les écosystèmes rares sont, dans l'Union européenne, bien moins menacés que par le passé mais doivent bénéficier d'une protection spéciale. Plus généralement, la protection de la nature et des espèces peut conduire à des restrictions ou à des contraintes dans le domaine de l'économie forestière. L'application de la Directive 79/409 concernant les oiseaux sauvages, et surtout la mise en oeuvre de la récente Directive 92/43 concernant les habitats naturels, la faune et la flore sauvage pourront entraîner :

  • la non-exploitation de certaines zones,
  • des contraintes de gestion nouvelles (choix des essences, engrais, travail du sol...),
  • des contraintes d'exploitation nouvelles.

Les écosystèmes forestiers étant fortement représentés dans les habitats d'intérêt communautaire, les interactions et les répercussions sur la gestion et l'économie forestière doivent être étudiées avec attention.

Les forêts proches des agglomérations se trouvent menacées en particulier par la "concurrence de surface" (par exemple les terrains constructibles) et les pollutions atmosphériques de proximité. Ailleurs, 20 % de la forêt de l'Union européenne manifeste des signes de dépérissement nets. Les causes de ce dépérissement diffèrent beaucoup d'un pays à l'autre. Toutefois, tous les pays reconnaissent en général l'influence de la pollution de l'air dans le contexte de l'affaiblissement des capacités de réaction des écosystèmes aux périodes de sécheresse, par exemple.

Dans les Etats membres méridionaux, les incendies de forêt sont à l'origine chaque année de la destruction de la végétation forestière sur 1 % de la surface des espaces forestiers de l'Union européenne. Avec l'intérêt grandissant que ces espaces ruraux représentent pour le tourisme, les phénomènes de mitage et d'exode rural, la menace des incendies de forêt augmente et leurs effets sont de moins en moins supportables.

Les objectifs de la protection de l'environnement ne sont pas en contradiction avec l'objectif d'un développement plus soutenu de l'économie forestière. Au contraire, dans de nombreuses régions de l'Union européenne, le boisement et la sylviculture constituent la base des mesures fondamentales de la protection de l'environnement.

Concrètement, l'Union européenne prend progressivement en compte les aspects écologiques. A cet égard, elle définit les objectifs suivants, qui doivent être atteints grâce à des programmes d'aides : préservation de la fertilité du sol à long terme et sauvegarde de la flore et de la faune forestière, protection du paysage et augmentation de la diversité des espèces.

Certes, une économie forestière mal comprise peut avoir des effets négatifs sur l'environnement (augmentation de la surface forestière par de vastes monocultures peu naturelles, altération des paysages par des boisements trop massifs). Mais la sylviculture tient compte, de plus en plus, des possibilités stationnelles des terrains et du respect du paysage, ce qui permet de se prémunir contre ces risques.


jeudi 19 mars 2026

Battage du blé avec les fléaux

 

Photo JAS


Le deuxième dimanche de juillet les Amis du Moulin montreront  le travail  de la moisson. A voir absolument.