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Évangile de Jésus Christ selon St Jean 6 51–58
« En ce temps-là, Jésus disait aux foules des Juifs : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.
« De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Ce soir du Jeudi-Saint, les douze apôtres étaient tous là autour de la table avec Jésus, pour fêter la Pâque Juive, mémorial de la sortie d’Egypte, fin de l’esclavage et l’entrée en Terre Promise du peuple de Dieu.
Ce fût un repas, à la fois festif et dramatique. Jésus allait partir au jardin des oliviers et allait être condamné à mourir sur une croix. Il y avait là : Pierre, Jacques et Jean qui allaient s’endormir pendant que Jésus agonisait à Gethsémani suant sang et eau.
Il y avait Judas qui allait quitter la table pour le trahir et le vendre pour trente pièces d’argent.
Même Pierre qui proclamait haut et fort : « si tout le monde t’abandonne, moi, jamais je ne t’abandonnerai ». Et c’est le même qui par trois fois, quelques heures plus tard allait le renier. Il n’y avait que Jean qui était là au pied de la croix et à qui Jésus a dit : « Voici ta mère ».
Ce sont bien ces hommes-là que Jésus invitait à sa table pour célébrer avec eux la Pâque de la nouvelle alliance dans sa mort et sa résurrection. Pour ce faire, il prit le pain, qui était sur la table, càd du pain de tous les jours, il le bénit, le rompit en disant : « ceci est mon corps » et il le partagea avec ses disciples. Tous en mangèrent. Puis il prit dans ses mains une coupe de vin, le vin qui était sur la table, du vin de tous les jours et il leur dit : « Prenez et buvez ceci est mon sang, le sang de l’alliance nouvelle et éternelle » et ils en burent tous. Et il ajouta : « chaque fois que vous ferez cela, faites-le en mémoire de moi ». Ainsi, Jésus a réalisé la merveille de sa présence discrète dans un peu de pain et de vin au cœur de notre existence. Chaque fois que nous célébrons l’eucharistie, c’est le Ciel au cœur de nos vies. « Celui qui mange ce pain, possède déjà aujourd’hui la vie éternelle ! » Sommes-nous conscients de vivre intimement cette présence de Dieu au milieu de nous ?
L’eucharistie que nous célébrons chaque dimanche ressemble à nos repas où il importe de partager, non seulement la nourriture, mais aussi la Parole qui est aussi importante que le pain. Dans les deux démarches, la messe dominicale et le repas familial, on retrouve du bonheur à se retrouver pour grandir ensemble. Grandir ensemble, c’est se mettre à l'écoute, c’est s’apprécier, c’est compter sur les autres et en même temps accueillir et apporter sa contribution. La réussite de toute fête dépend aussi de la bonne volonté des participants.
Cette présence discrète de Jésus au cœur de nos vies se réalise aussi, quand des
hommes et des femmes luttent pour que les uns ne puissent pas « s’empiffrer » pendant que d’autres n’ont que les miettes à ramasser ou se battent pour que tous aient une place à table, Dieu est là au milieu d’eux. Ce n’est pas plus compliqué que ça !
Quand des femmes et des hommes se donnent corps et âmes au service des plus faibles et de tous les éclopés de la vie, Dieu est là au milieu d’eux. C’est aussi simple que ça !
Il nous faut réapprendre à nous donner librement, à nous livrer, quoi qu’il arrive. Il importe d’accueillir dans la communion, la grâce de la liberté des enfants de Dieu, à savoir : donner le meilleur de nous-mêmes dans les petites choses de la vie comme dans les plus grands engagements de l’existence. Il reste tant et tant à faire pour que tous les hommes aient de quoi manger ; pour que dignité, paix et liberté deviennent effectives pour l’ensemble de l’humanité ; pour que plus personne ne se sente rejeté, exclu et seul dans la ville !
L’Eucharistie nous rappelle que Jésus s’est fait le serviteur et que ses disciples n’ont pas à jouer aux chefs. Elle nous rappelle qu’au cœur de notre humanité désunie et déchirée, il nous faut devenir des ferments : des ferments de vraie liberté, d’espérance et de fraternité ouverte à tous.
Puissions-nous tous et chacun donner envie, goût à tous ceux qui ont déserté nos églises pour redécouvrir la joie d’un Dieu qui nous aime en se donnant lui-même en nourriture. « Celui qui mange de ce pain, possède déjà aujourd’hui la Vie Eternelle.
Ce soir du Jeudi-Saint, les douze apôtres étaient tous là autour de la table avec Jésus, pour fêter la Pâque Juive, mémorial de la sortie d’Egypte, fin de l’esclavage et l’entrée en Terre Promise du peuple de Dieu.
Ce fût un repas, à la fois festif et dramatique. Jésus allait partir au jardin des oliviers et allait être condamné à mourir sur une croix. Il y avait là : Pierre, Jacques et Jean qui allaient s’endormir pendant que Jésus agonisait à Gethsémani suant sang et eau.
Il y avait Judas qui allait quitter la table pour le trahir et le vendre pour trente pièces d’argent.
Même Pierre qui proclamait haut et fort : « si tout le monde t’abandonne, moi, jamais je ne t’abandonnerai ». Et c’est le même qui par trois fois, quelques heures plus tard allait le renier. Il n’y avait que Jean qui était là au pied de la croix et à qui Jésus a dit : « Voici ta mère ».
Ce sont bien ces hommes-là que Jésus invitait à sa table pour célébrer avec eux la Pâque de la nouvelle alliance dans sa mort et sa résurrection. Pour ce faire, il prit le pain, qui était sur la table, càd du pain de tous les jours, il le bénit, le rompit en disant : « ceci est mon corps » et il le partagea avec ses disciples. Tous en mangèrent. Puis il prit dans ses mains une coupe de vin, le vin qui était sur la table, du vin de tous les jours et il leur dit : « Prenez et buvez ceci est mon sang, le sang de l’alliance nouvelle et éternelle » et ils en burent tous. Et il ajouta : « chaque fois que vous ferez cela, faites-le en mémoire de moi ». Ainsi, Jésus a réalisé la merveille de sa présence discrète dans un peu de pain et de vin au cœur de notre existence. Chaque fois que nous célébrons l’eucharistie, c’est le Ciel au cœur de nos vies. « Celui qui mange ce pain, possède déjà aujourd’hui la vie éternelle ! » Sommes-nous conscients de vivre intimement cette présence de Dieu au milieu de nous ?
L’eucharistie que nous célébrons chaque dimanche ressemble à nos repas où il importe de partager, non seulement la nourriture, mais aussi la Parole qui est aussi importante que le pain. Dans les deux démarches, la messe dominicale et le repas familial, on retrouve du bonheur à se retrouver pour grandir ensemble. Grandir ensemble, c’est se mettre à l'écoute, c’est s’apprécier, c’est compter sur les autres et en même temps accueillir et apporter sa contribution. La réussite de toute fête dépend aussi de la bonne volonté des participants.
Cette présence discrète de Jésus au cœur de nos vies se réalise aussi, quand des
hommes et des femmes luttent pour que les uns ne puissent pas « s’empiffrer » pendant que d’autres n’ont que les miettes à ramasser ou se battent pour que tous aient une place à table, Dieu est là au milieu d’eux. Ce n’est pas plus compliqué que ça !
Quand des femmes et des hommes se donnent corps et âmes au service des plus faibles et de tous les éclopés de la vie, Dieu est là au milieu d’eux. C’est aussi simple que ça !
Il nous faut réapprendre à nous donner librement, à nous livrer, quoi qu’il arrive. Il importe d’accueillir dans la communion, la grâce de la liberté des enfants de Dieu, à savoir : donner le meilleur de nous-mêmes dans les petites choses de la vie comme dans les plus grands engagements de l’existence. Il reste tant et tant à faire pour que tous les hommes aient de quoi manger ; pour que dignité, paix et liberté deviennent effectives pour l’ensemble de l’humanité ; pour que plus personne ne se sente rejeté, exclu et seul dans la ville !
L’Eucharistie nous rappelle que Jésus s’est fait le serviteur et que ses disciples n’ont pas à jouer aux chefs. Elle nous rappelle qu’au cœur de notre humanité désunie et déchirée, il nous faut devenir des ferments : des ferments de vraie liberté, d’espérance et de fraternité ouverte à tous.
Puissions-nous tous et chacun donner envie, goût à tous ceux qui ont déserté nos églises pour redécouvrir la joie d’un Dieu qui nous aime en se donnant lui-même en nourriture. « Celui qui mange de ce pain, possède déjà aujourd’hui la Vie Eternelle. »
François prêtre retraité

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