Il n’y a pas eu d’alerte, pas de grand choc. Juste un matin, mes pas ont ralenti.
Avant, je faisais tout vite. Je marchais vite. Je parlais vite. Je mangeais sans vraiment mâcher. J’étais toujours un peu en avance ou un peu en retard, mais jamais vraiment là.
Je remplissais mes journées comme des valises trop petites, pensant qu’une vie bien remplie était une vie bien vécue.
Et puis, un jour, j’ai commencé à marcher moins vite.
Au début, j’ai râlé. Contre mes genoux, contre les escaliers, contre ce fichu sac trop lourd. Puis, j’ai commencé à lever les yeux.
À voir les fleurs sur les balcons. À remarquer l’odeur du pain chaud quand je passe devant la boulangerie. À entendre le vent dans les arbres.
Avant, je traversais la vie comme on traverse une gare : vite, pressé(e), le regard fixé au bout du couloir.
Puis un jour, j'ai glissé et je suis tombé
Ce qui a provoqué une tendinite affreuse
Et j'ai dû arrêter de marcher sur le sentier du moulin
Car c'était trop dangereux
Et j'ai recommencé sur les trottoirs du village
Maintenant… je prends le temps.
De saluer. D’écouter. De m’arrêter.
Le plaisir de regarder les gens passer, sans avoir besoin de les rattraper.
Je prends mon café chaud, pas tiède. Je laisse infuser mes pensées, comme une tisane qu’on ne veut pas gâcher.
Et tu sais quoi ? Ce n’est pas triste, de ralentir.
C’est doux. C’est vrai. C’est sage.
C’est accepter que tout ne doit pas aller vite pour être important. C’est comprendre que les moments les plus précieux sont souvent les plus lents.
Un regard qui dure. Un silence qu’on n’interrompt pas. Une main qu’on serre plus longtemps.
J’ai marché vite toute ma vie, pensant que c’était ça, avancer. Mais aujourd’hui, je sais : C’est dans la lenteur qu’on entend son propre cœur.
« Chaque bien a une destination universelle » :à Monaco, Léon XI a mis les riches face à leur responsabilité
Cyril Dodergny / PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP
Léon XIV a accompli une visite éclair, samedi 28 mars, à Monaco, lors de laquelle il s’est largement appuyé sur la doctrine sociale de l’Église pour prononcer ses discours.
En visite samedi 28 mars à Monaco, Léon XIV n’est pas venu bénir un décor de carte postale. Du palais princier au stade Louis-II, il a adressé au Rocher une leçon de doctrine sociale en situation, liant richesse, responsabilité, défense de la vie et critique des « idoles » contemporaines.
À 9 heures, ce samedi 28 mars 2026, l’AW139 du pape se pose sur l’héliport de Monaco. Au-dessus de la mer, le rotor a brassé quelques secondes une lumière déjà dure, puis tout s’est remis en place : le bleu de l’eau, les façades, les lignes nettes du Rocher. Léon XIV est venu pour une seule journée, la première visite apostolique d’un pape à Monaco à l’époque contemporaine. Le programme est réglé au cordeau : palais, cathédrale, petite église Sainte-Dévote, puis grande messe au stade Louis-II, avant un départ en fin d’après-midi.
Devant le palais princier, l’attente s’étire sous le soleil. Depuis l’esplanade, le regard glisse au-delà des grilles vers le port Hercule, l’eau immobile, avec ses yachts rangés comme dans une vitrine. Plus loin, sur le béton gagné à la mer, le quartier de Mareterra – l’un des plus hauts prix au mètre carré au monde – ex-hibe ses volumes encore neufs. Une petite dizaine de grues visibles alentours rappellent que Monaco continue de se construire. La principauté paraît saturée.
Puis la voiture du pape franchit le porche du palais, et la perspective se resserre dans la cour d’honneur. Albert II accueille Léon XIV avec la princesse Charlène, robe et mantille blanche, et leurs enfants. Tout est en place : tapis rouge, carabiniers, drapeaux monégasques et du Vatican, les deux plus petits États du monde sont réunis, ce matin. Derrière le pape et la famille princière, alignés par le protocole, un escalier monumental en marbre de Carrare, inspiré de Fontainebleau. Plus haut, les fresques attribuées à Luca Cambiaso. Cette cour sert d’écrin à un pape venu rappeler que la richesse n’abolit pas les devoirs.
« Les structures de péché qui creusent des abîmes entre pauvres et riches »
Dans la foule, Oliver Moreau a pris sa journée pour venir avec sa fille. Monégasque de naissance, quarantaine bien entamée, chemise en lin bleu clair, lunettes carrées, casquette jaune siglée Monaco, il a déjà glissé un petit drapeau « pape à Monaco » dans sa poche arrière. « C’est bien que le pape ne parle pas seulement aux périphéries, mais aussi à des endroits comme Monaco, où les gens sont plus aisés, avec plus de pouvoir pour agir », dit-il, décrivant une principauté où se croisent plus de cent nationalités, et d’où Léon, juge-t-il, « s’adresse à des croyants du monde entier ». Sa fille, elle, regarde surtout, sur écran, la fenêtre où le pape doit apparaître.
À 10 h 20, justement, les fenêtres du balcon s’ouvrent. La scène est un peu étrange : le prince et le pape sont côte à côte. Après Albert, Léon s’avance, lâche en français un sobre « Merci, merci », puis va au cœur du message. Dans un français à la prononciation hasardeuse, mais qu’il emploiera toute la journée, il parle du « don de la petitesse », et surtout de cette richesse qui doit être mise « au service du droit et de la justice ». Il avertit aussi, contre « les structures de péché qui creusent des abîmes entre pauvres et riches » et rappelle que « chaque talent, chaque opportunité, chaque bien mis entre nos mains a une destination universelle ». Rappel classique de la doctrine sociale de l’Église : la propriété privée n’est jamais sans limite, « l’horizon (du Royaume) est plus large que l’horizon privé », insiste le pape. Mais le message n’est pas une condamnation du luxe. C’est une sommation plus fine : faire du privilège une responsabilité.
Le pape descend maintenant, en papamobile, vers la cathédrale de l’Immaculée-Conception, accueilli par une haie d’honneur de carabiniers en grande tenue, fusils d’assaut à la main. À l’intérieur, l’homélie poursuit la même ligne. Léon XIV évoque les « différences socio-économiques » de ce « petit État cosmopolite », avant de préciser que, dans l’Église, elles « ne sont jamais un motif de division en classes sociales » – refus classique d’une lecture en termes de lutte des classes, qui n’empêche nullement la critique sociale. Insistant sur la « dimension politique importante » des gestes du Christ, le pape interroge un modèle social fondé sur « la production de richesses » et la « logique (…) du profit comme fin en soi ». Il demande aussi aux catholiques de défendre la vie, « de sa conception à sa fin naturelle » – la bioéthique revient dans trois allocutions sur quatre. C’est que pour Léon tout est lié : critique des inégalités, refus de l’euthanasie et de l’IVG.
Le trajet vers Sainte-Dévote est un changement d’échelle. Fini le grand apparat. L’église apparaît presque cachée au pied du rocher, au fond d’un vallon, serrée entre la route, les façades du front de mer et les préparatifs déjà visibles du Grand Prix de Formule 1. Au ralenti, la papamobile longe les gradins bleus en cours d’installation. Devant la petite église, la foule de jeunes – parmi lesquels de nombreux catéchumènes – tient dans un mouchoir de poche. Une forêt de smartphones se lève d’un coup, bras tendus.
« Tu as serré la main du pape, sérieux ? »
Quand le pape passe, le contact est immédiat. Des jeunes se penchent, tendent la main. Léon XIV en saisit plusieurs, brièvement, avant d’entrer. « Tu as serré la main du pape, sérieux ? », lance un garçon à son voisin. Une jeune fille porte sa médaille à ses lèvres, tandis qu’un autre touche son ami, « parce que tu as été touché par le pape ». À l’intérieur, le pape s’agenouille seul, sur un prie-Dieu face à l’autel. Il s’apprête à parler aux jeunes d’un monde « toujours pressé », de la futilité des « réels », des « tchats », des « milliers de likes », de ces « appartenances contraignantes, artificielles, voire parfois violentes ». Déclenchée trop tôt, la corne de brume des bateaux de la baie vient troubler son appel à retrouver silence et intériorité – « une autre fois », blague Léon, souriant d’être ainsi interrompu.
Plus tard, sur la route du stade Louis-II, Caroline (1) marche avec son billet à la main. Aide-soignante dans la Principauté, elle vit dans la commune française de Beausoleil, dont on voit, depuis Monaco, les maisons accrochées à la colline. Son long manteau beige paraît un peu trop chaud pour la météo, mais elle le garde fermé. « Je suis très croyante, et pour moi, avec l’actualité, la venue du pape ici n’est pas anodine, surtout avec les débats sur la fin de vie (en France). Il vient rappeler des valeurs essentielles comme la dignité humaine. »
« Culture du rejet »
Au Louis-II, en fin de journée, le voyage livre sa clef. Léon XIV revient à cette « culture du rejet » qu’il oppose à une manière de prendre soin « de chaque existence humaine, depuis son apparition dans le sein maternel jusqu’au moment où elle se flétrit ». Sa défense de la vie ne se cantonne pas ici aux seuls enjeux bioéthiques : elle touche aussi à l’ordre social et à la violence du monde. « Combien de calculs sont faits dans le monde pour tuer des innocents ? », interroge-t-il, avant de dénoncer les « idoles » de l’époque, « la richesse qui devient convoitise » et « la beauté qui porte à vanité ». Dans une principauté qui accueille en parallèle l’AMWC, grand congrès de « médecine esthétique et anti-âge » réunissant 17 000 professionnels au Grimaldi Forum, l’allusion prend un relief particulier. Monaco n’est plus seulement le décor policé d’une visite protocolaire : les mises en garde du pape y résonnent au plus près de leur objet.
Léon XIV à Monaco : la Principauté, pionnière de la protection des océansC’est sans doute pour cela que Léon XIV est venu sur le Rocher. Non pour lui offrir une caution prestigieuse, mais pour y dérouler, au milieu même de la richesse et de l’influence, une leçon de doctrine sociale en situation. Dire à un État richissime que sa petitesse peut devenir un service, rappeler aux privilégiés que la propriété n’est jamais sans limite, et que la défense de la vie, la justice sociale et la paix relèvent d’une même grammaire morale. Ce samedi 28 mars 2026, pour son premier déplacement en Europe, Léon XIV n’est pas venu flatter les puissants. Il est venu leur demander ce qu’ils font de ce qui leur a été donné.
L’assemblée générale des Amis de la Chapelle Saint-Joseph d’Ormersviller s’est tenue à la salle Joseph de Bexon sous la présidence de Gilbert Zahm, en présence du maire Marcel Vogel et d’une trentaine de membres.
Photo JAS
Des remerciements
Après la bienvenue adressée aux nombreux bénévoles, le président les a remerciés vivement pour leur participation à la fête du 15 août, à l’entretien non seulement du site, mais surtout de la chapelle qui est fréquentée tous les jours non seulement par des pèlerins, mais aussi par les randonneurs. Le maire Marcel Vogel rappelle que « les randonneurs sont de plus en plus nombreux, car la chapelle Saint-Joseph est située sur trois circuits : celui des quatre chapelles partant de Guiderkirch, Saint-Pirmin qui débute à Hornbach et la randonnée d’excellence commençant au Moulin d’Eschviller. »
Des infiltrations
Il faudra intervenir sur le mur ouest de la chapelle où des infiltrations se produisent depuis un certain temps lors des pluies suite à la défection du bardage. Comme la chapelle est située au sommet de la colline, elle souffre des pluies battantes produites par le vent.
Affluence des grands jours pour cette rando à l' odeur particulière ,
petite balade ensoleillée des hauts de Erching jusqu'à Medelsheim en A/R pour une cueillette de cette plante printanière et entêtante , en fin de parcours .
Dès 1550 avant notre ère les Egyptiens utilisent les feuilles de saule en décoction contre les maux de tête .
Hippocrate ( 460-377 av. J C) conseillait à ses patients ce remède pour soulager la fièvre
Au 16ème siècle ses propriétés anti-inflammatoires sont découvertes grâce à Paracelse (1493-1541) et à sa théorie hasardeuse des signatures.
Théorie des signatures : ex. : les rhumatismes liés à l'humidité sont soulagés par des décoction de plantes poussant dans des lieux humides.
Au 19ème siècle les chimistes cherchent à percer le secret des plantes en général et du saule en particulier .De l'écorce et des feuilles du saule on extrait une substance : l'acide salicylique que le Français Leroux ( pharmacien à Vitry-le-François) isole pour la première fois.
En 1829 cette substance active isolée est appliquée à titre expérimental dans les hôpitaux parisiens. Elle provoque des brûlures d'estomac.
Les chimistes continuent leurs recherches et c'est un autre Français, Charles Guerhard , qui en 1853 crée cette substance par synthèse, mais pense que cette formule d'acide salicylique est sans intérêt thérapeutique.
Tel n'était pas l'avis de l'Allemand Felix Hofmann qui, 40 ans plus tardletravaux de Guerhard et obtient un acide assez pur pour lancer la commercialisation.
En 1899 Bayer dépose la marque qui fera sa fortune : l'ASPIRINE.
En 1919 l'Allemagne doit céder ses droits d'exclusivité et la marque tombe dans le domaine public.
En 1971 les chercheurs découvrent enfin le mode d'action du médicament : l'Aspirine bloque les substances chimiques qui véhiculent la douleur. Inconvénient : l'Aspirine fait saigner.
En 1988 les cardiologues s'intéressent à cet anti-coagulant . Pris à faibles doses l'Aspirine réduit considérablement les risques de récidive des maladies cardio-vasculaires en empêchant la survenue de caillots dans les artères.
80 Milliards de comprimés sont vendus par an dans le monde
1991: livre Guinness des records
Aspirine est inscrit au livre Guinness des records en tant qu’analgésique le plus vendu au monde.