jeudi 16 juillet 2026

Le message du Père François

 Évangile de Jésus Christ selon St Matthieu 13 24–43


Le semeur de l'ivraie durant la nuit

« En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?” Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?” Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.” » Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. » Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. » Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole, accomplissant ainsi la parole du prophète : J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde. Alors, laissant les foules, il vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-til à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

 

Encore une fois, Jésus prend une image de la nature pour nous donner un enseignement précieux. Le monde dans lequel nous vivons est bien à l’image de ce champ ! Le bien et le mal se côtoient : la paix et la guerre, la tolérance et l’intolérance, la solidarité et l’égoïsme, le partage et la course aux profits !

Et puis, si on est un tant soit peu lucide, on peut bien dire encore que, chacun et chacune, nous sommes à l’image de ce champ où se mêle l’ivraie et le bon grain : tous, nous avons un grand cœur capable d’aimer, mais dans ce cœur il y a aussi une part d’ombre - un mélange de bien et de mal, capables du meilleur et du pire dans la même journée, un mélange d’enthousiasme et de découragement, d’amour et de haine, de générosité et de repli sur soi.

Quoi faire ? « Faut-il arracher l’ivraie ? » demandent les serviteurs au maître. « Non ! Laissez-les pousser ensemble ». Réponse étonnante ! Combien d’efforts sont faits chaque jour ! On voudrait tellement se débarrasser de tout ce qui est mauvais !    « Laissez-les pousser ensemble ! » nous dit Jésus.  On ne s’attend pas à une réponse pareille surtout de la part de Jésus.   Que veut-il nous faire comprendre ?

C’est certain qu’il ne veut pas nous faire croire que les mauvaises herbes dans un champ de blé, c’est une bonne chose ! C’est bien certain qu’il ne nous demande pas d’aimer le mal, pas plus que lui. D’ailleurs, il nous dit qu’un jour viendra, au temps de la moisson, où on séparera l’ivraie du bon grain. Mais, en attendant, Jésus veut nous enseigner comment lutter contre le mal.

 

Ce que je retiens de ces paraboles, comme de celles des dimanches précédents, elles nous parlent d'abord de Dieu, d’un Dieu d'une très grande patience et d'une admirable tolérance. Deux qualités qui, pour nous aujourd’hui, sont difficiles à appliquer dans notre agir au quotidien. Pourquoi ? Beaucoup d’entre nous ont perdu patience et sont devenus intolérants face à tous les casses, pillages lors des manifs, des rassemblements de masses à l’occasion des festivités…

 

Or voici que Jésus élève ces deux qualités de patience et de tolérance au rang de « qualité divine ». 

La patience n'est pas une qualité évidente surtout à l'heure actuelle où nous aimons l'efficacité dans la rapidité, le bonheur dans l'immédiat et la facilité. Par contre, si nous voulons vivre en harmonie les uns avec les autres, dans notre société multiculturelle, nous sommes, je dirai, obligés de pratiquer la tolérance Paradoxalement, ceux qui se considèrent comme du "bon grain" sont souvent intolérants tout simplement parce qu'ils s'estiment au-dessus des autres, ce sont des purs, les durs, ils sont pour la rigueur, l'obéissance stricte aux commandements, ils choisissent l'observance minutieuse des rubriques, ils rejettent toute compromission avec le mal. Ils ne font pas dans la dentelle ni dans le sentiment de la douceur, ils sont catégoriques, intransigeants jusqu'à céder à la violence. Ils n'ont de respect pour rien ni pour personne lorsqu'il s'agit d'éradiquer les mauvais éléments. Dites-moi, où allons-nous ? N’y a-t-il pas là un risque d’intégrisme latent ?

 

Or démêler le bon grain de l'ivraie, non seulement n'est pas chose facile mais carrément impossible. Dieu lui-même ne peut le faire et n'a d'autre moyen que de recourir à la patience. Pour parvenir à cette patience dont Jésus fait l'éloge, il n'y a pas d'autre chemin que celui de la confiance. 

 

La confiance est contraire à la fatalité. Certains diront : « C'est écrit », « tout est programmé à l'avance, je ne peux rien y changer. » 

« Faire confiance », c'est vaincre la peur. C'est savoir que je ne suis pas seul, livré à moi-même, je sais que je suis aimé par quelqu'un qui veut mon bonheur, quelqu'un en qui je peux m'abandonner parce qu'avec lui, je sais que je peux atteindre le but de ma vie. Et ce quelqu’un c’est la présence aimante de Dieu dans ma vie. « Tu as du prix à mes yeux, tu comptes pour moi, je t’aime. »

 

La patience est sans aucun doute la vertu première de l'amour. Les parents, comme tous ceux qui aiment…  en savent quelque chose !

 François, prêtre retraité


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Agir par l'esprit


Ce qui est spirituel et magique pour l'humain est banal pour l'esprit.  

Utilisez votre conscience d'être et vos pensées, l'univers quantique se déploiera en vous sans limite.

Mesnet Josephau Charrier

 

mercredi 15 juillet 2026

Quand demain commencera sans moi







Quand demain commencera sans moi,
Quand je ne serai plus là pour voir,
Si le soleil se lève pour découvrir tes yeux
Emplis de larmes pour moi ;
J’aimerais tellement que tu ne pleures pas
Comme tu as pleuré aujourd’hui,
En pensant à toutes ces choses
Que nous ne nous sommes pas dites.
Je sais combien tu m’aimes,
Autant que moi je t’aime,
Et à chaque fois que tu penses à moi,
Je sais aussi que je te manquerai ;
Mais quand demain commencera sans moi,
S’il te plaît, essaie de comprendre,
Qu’un ange est venu, a appelé mon nom,
Et m’a pris par la main,
Et m’a dit que ma place était prête,
Aux cieux loin là-haut
Et que je devais laisser derrière moi
Tous ceux que j’aime tant.
Mais alors que je me tournais pour partir,
Une larme a coulé de mon œil
Car toute ma vie, j’avais toujours pensé,
Que je ne voulais pas mourir,
J’avais tellement à vivre,
Tant à faire encore,
Il semblait presque impossible
De te quitter.

J’ai pensé à tous les hiers,
Les bons et les mauvais,
J’ai pensé à tout l’amour que nous avons partagé,
Et tout le plaisir que nous avons eu.
Si je pouvais revivre hier
Même juste un instant,
Je te dirais au revoir et t’embrasserais
Et peut-être te verrais-je sourire.
Puis j’ai compris
Que cela ne pouvait plus être,
Car le vide et les souvenirs

Prendraient ce qui fut ma place.
J’ai pensé à toi, et alors
Mon cœur s’est empli de peine.
Mais quand j’ai franchi les portes du ciel,
Je me suis sentie tellement chez moi
Quand Dieu m’a regardé et m’a souri,
Depuis Son grand trône doré,
Il m’a dit : « Ceci est l’éternité,
Et tout ce que je t’ai promis.
Aujourd’hui ta vie sur terre est passée
Mais elle commence ici de nouveau.
Je ne promets aucun lendemain,
Car aujourd’hui durera toujours,
Et puisque chaque jour est le même chemin,
Il n’y a aucun passé à regretter.
Tu as été si fidèle,
Si confiante et si vraie.
Bien que parfois
Tu aies fait certaines choses
Que tu savais ne pas devoir faire.
Mais tu as été pardonnée
Et maintenant enfin tu es libre.
Alors veux-tu venir et prendre ma main
Et partager ma vie avec moi ? »
Alors quand demain commencera sans moi,
Ne crois pas que nous soyons éloignés,
Car chaque fois que tu penses à moi,
Je suis là dans ton cœur.


Poème de David M. Romano – extrait de « La Preuve du Paradis » de Dr E. Alexander

Que serais-je sans toi?

 




L'oeuvre de la sèchresse

 


Photo  C F

Ceux qui ont  emprunté la passerelle ce matin ont dû se baisser.  En raison de la sècheresse des arbres tombent.

C'est le temps de la moisson


 Dans les années 1950, la moissonneuse-lieuse coupait le blé et réalisait des gerbes que l'on mettait en moyette. On  posait une gerbe sur la moyette qui faisait fonction de toit.

Quand la moisson était terminée, le payan rentrait  les gerbes dans  la grange ou  formait une meule.