vendredi 27 mars 2026

Nettoyage de printemps


 

Liturgie des Rameaux du Père François

 Bonjour fidèles lecteurs hebdomadaire de la Parole de Dieu et de son commentaire. Pourquoi pas d’homélie pour ce dimanche ?



Après la lecture de la passion du Christ, je vous invite à prendre un peu de temps pour méditer ces paroles, non pour faire du dolorisme sur « ô le pauvre Jésus, si bon….mis à mort comme un brigand… » 

mais de faire le lien avec la « passion » que vive tant de personnes autour de nous et dans le vaste monde : les persécutés pour leur foi en Dieu et tous ceux qui sont persécutés parce qu’ils luttent pour la justice, la dignité , la vérité, la paix….

Combien de prisonniers sont condamnées injustement par faux témoignages…… ?

Que chacun ait le courage et l’honnêteté de se remettre en question, comment, de par son indifférence, sa lâcheté, « je m’en fous »…. il a contribué à cette montée de violences, à tous les trafics, à toutes les magouilles… 

en quelque sorte c’est à un examen de conscience que nous sommes invités à faire après ce récit qui, malheureusement,  est toujours d’actualité.

N’oublions pas que Dieu nous a donné une intelligence, un cœur et sa Grâce, pour construire, jour après jour, là où nous vivons,  un monde Juste, Fraternel dans la Paix et le Pardon.

Bonne montée vers Pâques : « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi » nous dit St Paul

 

 

Entrée solennelle :

Soyez les bienvenus pour la célébration des Rameaux.

Que l'Amour du Christ mort et ressuscité soit toujours avec vous...

Voici que s'ouvre devant nous la semaine du grand passage, la semaine sainte. Nous sommes venus acclamer le Christ Seigneur et nous portons des rameaux qui sont signes de la vie qui renaît au seuil de ce printemps. C'est Jésus que nous suivrons au long de ces jours, dans son entrée triomphale à Jérusalem, dans sa montée au Calvaire, jusqu'à la lumière du matin de pâques. Acclamons le Christ Seigneur

 

Bénédiction des rameaux :

Demandons au Seigneur de bénir les rameaux que nous portons à la main.

Seigneur Jésus, toi qui viens au nom du Seigneur, nous t'acclamons avec ces rameaux verts qui sont signes de la vie qui renaît. Nous t'en prions: bénis ces rameaux et ceux qui les lèvent vers toi, pour que nous soyons porteurs de ta vie qui est plus forte que toutes nos morts, toi le Dieu vivant pour les siècles des siècles

 

Récit de l’entrée à Jérusalem Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (11, 1-10)

Lorsqu’ils approchent de Jérusalem, vers Bethphagé et Béthanie, près du mont des Oliviers, Jésus envoie deux de ses disciples et leur dit : « Allez au village qui est en face de vous. Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le. Si l’on vous dit : “Que faites-vous là?”, répondez : “Le Seigneur en a besoin, mais il vous le renverra aussitôt.” » Ils partirent, trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte, dehors, dans la rue, et ils le détachèrent. Des gens qui se trouvaient là leur demandaient : « Qu’avez-vous à détacher cet ânon? » Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire. Ils amenèrent le petit âne à Jésus, le couvrirent de leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, d’autres, des feuillages coupés dans les champs. Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : « Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le Règne qui vient, celui de David, notre père. Hosanna au plus haut des cieux! »

 

Acclamation de la croix :

Suivre le Christ sur son chemin de croix, c'est accepter de mettre ses pas dans les siens, de passer avec lui de la mort à la vie, de laisser derrière nous ce qui ne peut que vieillir pour accueillir la vie sans cesse nouvelle qu'il nous propose. Acclamons notre roi. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.

 

Chant d’entrée :

 

Prière d'ouverture :

Seigneur notre Dieu, nous venons d'acclamer ton Fils Jésus car il est celui qui nous sauve. Il nous a aimés jusqu'au bout et il a livré sa vie. Il s'est laissé conduire à la mort et il a été cloué sur le bois de la croix. Au moment où nous allons faire mémoire de sa passion, nous te prions: donne-nous de comprendre en vérité de quel amour tu nous aimes, toi le Dieu vivant pour les siècles des siècles. Amen!

 

Lecture du livre du prophète Isaïe (50, 4-7) 

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu. – Parole du Seigneur.

 

Psaume 21 (22) ] Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

. - Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête : « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre ! Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami! » 

. - Oui, des chiens me cernent, une bande de vauriens m’entoure. Ils me percent les mains et les pieds; je peux compter tous mes os. 

. - Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement. Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin : ô ma force, viens vite à mon aide ! 

. - Tu m’as répondu! Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée. Vous qui le craignez, louez le Seigneur. 

 

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens (2, 6-11) 

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père. – Parole du Seigneur.

 

Acclamation de l’Évangile Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! Pour nous, le Christ est devenu obéissant, jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !

 

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (26, 14 – 27, 66) lecture brève -  (L : Lecteur – A : Foule – B : Prêtre)

 

L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l’interrogea : 

A « Es-tu le roi des Juifs ? »

L Jésus déclara : 

B « C’est toi-même qui le dis. » 

L Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit : A « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? » 

L Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur fut très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. Les foules s’étant donc rassemblées, Pilate leur dit : 

A « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? » 

L Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus. Tandis qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : 

A « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. » 

L Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit : 

A « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? » 

L Ils répondirent : 

A « Barabbas ! » 

L Pilate leur dit : 

A « Que ferai-je donc de Jésus appelé le Christ ? » 

L Ils répondirent tous : 

A « Qu’il soit crucifié ! » 

L Pilate demanda : 

A « Quel mal a-t-il donc fait ? » 

L Ils criaient encore plus fort : 

A « Qu’il soit crucifié ! » 

L Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant : 

 

A « Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde ! » 

L Tout le peuple répondit : 

A « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! » 

L Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié. Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant : 

A « Salut, roi des Juifs ! » 

L Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier. En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus. Arrivés en un lieu-dit Golgotha, c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire), ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; et ils restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » Alors on crucifia avec lui deux bandits, l’un à droite et l’autre à gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient : 

A « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! » 

L De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant : 

A « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! Car il a dit : “Je suis Fils de Dieu.” » 

L Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière. À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : 

B « Éli, Éli, lema sabactani ? »,

L ce qui veut dire : 

B « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » L L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :

A « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! » 

 

L Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres disaient : 

A « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. » 

L Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit. (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant.) 

L Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent : 

A « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »

 

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Ce matin-là, à Jérusalem, la foule acclame Jésus et reconnaît en lui le Messie annoncé : « Hosanna au Fils de David…béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. » Quelques jours après, les « Hosan­na ! » laisseront place à d'autres cris : « À mort !  Crucifie-le ! » Ainsi va la foule et ainsi allons-nous !  Nous sommes prompts à acclamer et à condamner, de chutes en relèvements, de péchés en gestes de vie.  Parfois le calvaire à gravir nous paraît bien trop dur et la résurrection une idée trop loin­taine.

Sous l'acclamation comme sous l'injure, Jésus avance, tout entier habité par sa mission : montrer aux hommes le visage du Père, leur apprendre que l'Amour est plus fort que la mort et le mal.


La lecture de la passion du Christ que nous venons d’entendre, nous oblige à porter un regard lucide et de croyant sur la vie de nos contemporains. Aucun de nous ne peut rester indifférent à leur « passion ».

Le monde d’aujourd’hui est marqué, bien sûr, par de belles réalisations et progrès dans le domaine médical, scientifique, humanitaire mais malheureusement par de nombreuses tensions et guerres. Cette année, la liste des conflits globaux ne fait que s’allonger, avec les guerres partout autour du monde : Ukraine, Israël-Gaza, Iran, Liban, SoudanSans compter la mort des milliers d’innocents. Beaucoup de jeunes sont inquiets pour leur avenir. La solitude de certains est très lourde à porter. Ils sont de plus en plus nombreux ceux et celles qui sombrent dans le désespoir. Simon de Cyrène nous montre le chemin de la solidarité. Lui le lointain s'est fait le prochain. Comme lui, nous entendons l'immense appel à porter les croix les uns des autres.

Chacun de nous pense à ce malade que l'on va visiter chez lui ou à l'hôpital, ce prisonnier avec qui on reste en contact, cette personne déprimée qui a besoin d'être écoutée et encouragée. Dans bien des familles chacun a ses problèmes et ses souffrances. Mais il est important que des personnes soient là pour aider celui ou celle qui souffre à porter sa croix. A travers tous ces souffrants que nous croisons sur notre route, c'est Jésus qui est là. Tout ce que nous faisons pour le plus petit d'entre les siens c'est à lui que nous le faisons. 


Nous allons vivre ensemble cette semaine sainte. Pour tous les chrétiens du monde entier, c’est un moment important de l’année. Avec Simon de Cyrène, nous suivrons Jésus sur le chemin du Calvaire. Sa mort, le vendredi saint, n’est pas un point final. Elle est un « passage » de ce monde vers le Père. C’est ainsi que Jésus est venu nous ouvrir un chemin qui permet à toute l’humanité d’entrer dans la gloire du Père. Les uns avec les autres nous chanterons et nous proclamerons : « Souviens-toi de Jésus Christ ressuscité d'entre les morts. Il est notre salut, notre gloire éternelle. »

 

 

CREDO :

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre.

Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux. Est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d'où il viendra juger les vivants et les morts.

Je crois en l'Esprit Saint, à la sainte Église catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle.  Amen.

 

 

Prière sur les offrandes :

Le pain et le vin que nous te présentons, Seigneur, vont devenir pour nous les signes du don extraordinaire que ton Fils nous fait. Transforme nos existences en une offrande sainte pour que le monde ait la vie et la vie en abondance à la suite de Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen !

 

Prière eucharistique :

 

Nous te bénissons, Dieu notre Père, Père de tous les hommes.

Tu te nommes Amour et ta tendresse réveille notre amour.

Ta toute-puissance devient dépouillement et tu fais de nous des fils de roi.

Ta richesse est grâce et ton Esprit fait de nous les héritiers de ton bien-aimé.

Béni sois-tu, toi qui nous fais monter à la table de la miséricorde.

Béni sois-tu pour l'immense foule des hommes assoiffés de fête et d'amour, de renouveau et de résurrection. Avec eux, pauvres de leur pauvreté, et riches de ta présence, Dieu, nous proclamons ta gloire en chantant: SAINT...

 

De quel amour nous aimes-tu donc, Dieu qui sais la vanité de nos orgueils et la dérision de nos justices étroites? Tu as tellement aimé le monde que tu n'as pas refusé ton Fils unique pour nous rendre justes. Tu l'as donné, il ne s'est pas prévalu du rang qui le rendait ton égal, il s'est revêtu d'humilité, pauvre parmi les pauvres, visage d'homme semblable à tant de visages.  Tu lui as dit de tout donner, son corps et ses larmes, ta grâce et ton amour.  Qu'il demeure en nous, amour vivant à l'égard de tous les hommes, amour de plus en plus intense et débordant, source de jeunesse pour notre vie.

Que ton Esprit sanctifie ces offrandes au moment où tu nous appelles à partager la table que ton Fils lui-même a préparée dans l'ardeur de célébrer sa Pâque avec ses disciples, dans la joie d'anticiper pour eux le vin nouveau du royaume.

Quand l'heure fut venue d'aimer jusqu'au bout, ton Fils, promis à la mort, s'agenouilla au pied de ses disciples et prit le tablier de service. Maître et Seigneur, il prit rang d'esclave laissant en paroles d'adieu le testament de son amour.

C'est alors, au cours du dernier repas, qu'il prit du pain sur la table, le bénit, le rompit et le donna à ses amis, en disant: 

PRENEZ ET MANGEZ-EN TOUS, CECI EST MON CORPS LIVRE POUR VOUS.

 

Puis il prit une coupe de vin, la bénit et la donna à ses disciples, en disant:

PRENEZ ET BUVEZ-EN TOUS, CAR CECI EST LA COUPE DE MON SANG, LE SANG DE L'ALLIANCE NOUVELLE ET ETERNELLE QUI SERA VERSE POUR VOUS ET POUR LA MULTITUDE EN REMISSION DES PECHES. VOUS FEREZ CELA EN MEMOIRE DE MOI.

 

Comment, Dieu Sauveur te rendre tout le bien que tu nous as fait?  Vers toi, nous élevons la coupe du salut en invoquant le nom de ton Serviteur.  Nous proclamons que sa mort sur la croix atteste que rien ne pourra nous séparer de ton amour.  Nous te remercions d'avoir élevé celui qui s'était abaissé et de l'avoir établi à ta droite, Seigneur de l'univers, Maître de ton royaume.

     Nous te prions encore: convertis notre coeur par la puissance de ton Esprit. Que sa lumière juge jusqu'au tréfonds les replis de notre suffisance.  Que son amour absorbe notre vie jusqu'à tout perdre en toi. Que nous nous mettions au service les uns des autres pour devenir le corps vivant du Ressuscité.

Veille sur ton serviteur le pape François, notre évêque Jean Christophe et tout le peuple des baptisés.

Et puisque tu nous as donné part au banquet des aveugles, des mendiants, des affamés, envoie-nous vers nos frères pour les conduire à la table éternelle en ta maison où ton Fils prépare une place pour tous tes enfants. Souviens-toi aussi de nos frères et soeurs défunts (et en particulier...): donne-leur de connaître la joie de la résurrection en compagnie de Marie, notre Mère, des apôtres et de tous les saints, par Jésus, le Christ et notre frère.

PAR LUI, AVEC LUI ET EN LUI, A TOI DIEU LE PERE TOUT-PUISSANT, DANS L'UNITE DU SAINT ESPRIT, TOUT HONNEUR ET TOUTE GLOIRE POUR LES SIECLES DES SIECLES. AMEN!

 

Pour introduire le "Notre Père" :

Unis à tous ceux qui, à travers le monde, prennent la route de la semaine sainte et mettent leurs pas dans ceux de Jésus, nous pouvons dire en toute confiance les mots qu'il nous a donnés pour la prière: Notre Père...

 

Prière pour la paix :

Seigneur Jésus, fils du Dieu vivant, tu n'as pas revendiqué ton droit d'être traité à l'égal de Dieu; au contraire, tu te dépouillas toi-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes, tu t'es abaissé toi-même en devenant obéissant jusqu'à mourir et à mourir sur une croix. Tout au long de ta vie, tu as fait œuvre de paix, en te donnant corps et âme pour que tous soient unis. Afin que ta volonté s'accomplisse, mets ta paix en nos cœurs et conduis-nous vers l'unité parfaite, toi qui vis maintenant ressuscité pour les siècles des siècles. Amen!

 

Prière après la communion :

Dieu notre Père, nous avons célébré le don que tu nous fais en ton Fils et nous avons communié au pain de sa vie donnée. Nous l'acclamons comme le Seigneur de nos vies et notre coeur se fait brûlant lorsque nous écoutons le récit de sa Passion. Nous te prions encore nous qui allons le suivre au long de cette Semaine sainte, donne‑nous de faire de nos vies un signe de ton amour sans limite pour chaque homme, toi qui es vivant pour les siècles des siècles.

 

Bénédiction solennelle

. - Dieu votre Père, le Père de toute miséricorde, vous a donné dans la passion de son Fils la plus belle preuve de son amour : qu’il vous aide maintenant à découvrir, à son service et à celui de vos frères, jusqu’où va le don de sa grâce. — Amen. 

. - Il vous a donné de vivre en Jésus qui a subi la mort pour vous sauver d’une mort éternelle : qu’il vous fasse don de sa vie. — Amen.

. - Après l’avoir suivi dans les épreuves, puissiez-vous entrer avec lui dans sa gloire de ressuscité. — Amen.

Et que Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père, et le Fils B et le Saint-Esprit

 

 

 

 

Le saule têtard

 

Photo JAS

Le saule argenté ou blanc est le symbole de la survie et de l'immortalité. Le fait qu'il se reproduise le plus simplement du monde de ses rameaux plantés en terre naquit la légende de l'arbre éternel.

En Chine, la Cité des saules abritait les élus dans son séjour d'immortalité, correspondant au paradis des chrétiens.

Zeus, roi des dieux, naquit à l'ombre d'un saule. Les nymphes posèrent des feuilles de saule sur sa blessure du front. elle guérit aussitôt. MoOrphéerphée naquit également à l'ombre d'un saule, dont le bois forma sa première lyre.

Le christianisme considère le saule comme l"Arbre de Marie", toujours vert et immortel. Il a été implanté dans nos régions depuis les croisades.

Propriétés médicinales:

anesthésique, antirhumatismale,  antispasmodique, fébrifuge, sédatif, tonique.

Constituants: Salicine, sels minéraux, tanin

A Babylone on utilisait les décoctions d'écorce contre les fièvres des marais.

Hippocrate prescrivait la décoction d'écorce pour guérir les migraines et les maux de têtes. Effectivement la salicine de l'écorce du saule et du peuplier entre dans la composition de l'aspirine (créée en 1899). L'écorce de saule macérée dans du vinaigre blanc fait disparaître les durillons et les cors aux pieds.

Intérêt pour l'agriculture:

Un saule adulte assèche le sol: il pompe 100 | d'eau par jour qu'il évacue sous forme de vapeur d'eau par les feuilles.

Intérêt écologique: Les racines enchevêtrées et traçantes maintiennent la berge tandis que les branches retombantes ralentissent le courant et limitent son action érosive.

Produit du bois: dans la région de Volmunster on coupait le saule à deux mètres du sol, les branches qui poussent sont coupées tous les 7 à 10 ans pour fournir du bois et des fagots aux cultivateurs. Les branches sont utilisées comme bois de chauffage, comme piquets de clôture. C'est pourquoi, on l'appelle saule têtard. Ne se fendant pas, il était taillé pour fabriquer des sabots.

Sert d'abri aux insectes, aux animaux à poils et à plumes, chouette, pigeon, pic-vert, la mésange, le moineau, la cane colvert, le lérot, le hérisson, l’écureuil etc... Actuellement une chatte haret (chat domestique redevenu sauvage abrite sa nichée de chatons.

Rôle biologique: au coeur de la couronne, les produits de décomposition et les fientes des oiseaux constituent un terreau particulièrement riche où une adventice (qui n'a pas été semée) s'y multiplie: le groseillier, les orties, les framboises le gaillet gratteron, l'églantier, le bouleau. Le scientifique la baptisera flore épiphyte c'est à dire qui pousse sur les plantes.

Variétés: 

- le saule argenté (Silberweide)

-  le saule des vanniers (Korweide)

-, le saule marsault (Salweide)

Pour tous ces services, inconnus par notre génération, que le saule

a rendu, il est grand temps de mettre fin au massacre. Pour en  avoir un, il  suffit de planter une branche de 2,5 m, coupée aux deux bouts dans  pré humide, ou une simple branche de 2 cm de diamètre et il pousse.


J.A.S

 

Dimanche des Rameaux, message du Père François



Photo DR


 Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (21, 1-11)

Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples : « Allez au village qui est en face de vous; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin.” Et aussitôt on les laissera partir. » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »

 

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (26, 14 – 27, 66) lecture brève -  (L : Lecteur – A : Foule – B : Prêtre)

 

L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l’interrogea : 

A « Es-tu le roi des Juifs ? »

L Jésus déclara : 

B « C’est toi-même qui le dis. » 

L Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit : A « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? » 

L Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur fut très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. Les foules s’étant donc rassemblées, Pilate leur dit : 

A « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? » 

L Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus. Tandis qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : 

A « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. » 

L Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit : 

A « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? » 

L Ils répondirent : 

A « Barabbas ! » 

L Pilate leur dit : 

A « Que ferai-je donc de Jésus appelé le Christ ? » 

L Ils répondirent tous : 

A « Qu’il soit crucifié ! » 

L Pilate demanda : 

A « Quel mal a-t-il donc fait ? » 

L Ils criaient encore plus fort : 

A « Qu’il soit crucifié ! » 

L Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant : 

 

A « Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde ! » 

L Tout le peuple répondit : 

A « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! » 

L Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié. Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant : 

A « Salut, roi des Juifs ! » 

L Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier. En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus. Arrivés en un lieu-dit Golgotha, c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire), ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; et ils restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » Alors on crucifia avec lui deux bandits, l’un à droite et l’autre à gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient : 

A « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! » 

L De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant :

A « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! Car il a dit : “Je suis Fils de Dieu.” » 

L Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière. À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : 

B « Éli, Éli, lema sabactani ? »,

L ce qui veut dire : 

B « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » L L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : 

A « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! » 

 

L Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres disaient : 

A « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. » 

L Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit. (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant.) 

L Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent : 

A « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »

 

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Ce matin-là, à Jérusalem, la foule acclame Jésus et reconnaît en lui le Messie annoncé : « Hosanna au Fils de David…béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. » Quelques jours après, les « Hosan­na ! » laisseront place à d'autres cris : « À mort !  Crucifie-le ! » Ainsi va la foule et ainsi allons-nous !  Nous sommes prompts à acclamer et à condamner, de chutes en relèvements, de péchés en gestes de vie.  Parfois le calvaire à gravir nous paraît bien trop dur et la résurrection une idée trop loin­taine.

Sous l'acclamation comme sous l'injure, Jésus avance, tout entier habité par sa mission : montrer aux hommes le visage du Père, leur apprendre que l'Amour est plus fort que la mort et le mal.


La lecture de la passion du Christ que nous venons d’entendre, nous oblige à porter un regard lucide et de croyant sur la vie de nos contemporains. Aucun de nous ne peut rester indifférent à leur « passion ».

Le monde d’aujourd’hui est marqué, bien sûr, par de belles réalisations et progrès dans le domaine médical, scientifique, humanitaire, mais malheureusement par de nombreuses tensions et guerres. Cette année, la liste des conflits globaux ne fait que s’allonger, avec les guerres partout autour du monde : Ukraine, Israël-Gaza, Iran, Liban, SoudanSans compter la mort des milliers d’innocents. Beaucoup de jeunes sont inquiets pour leur avenir. La solitude de certains est très lourde à porter. Ils sont de plus en plus nombreux ceux et celles qui sombrent dans le désespoir. Simon de Cyrène nous montre le chemin de la solidarité. Lui le lointain s'est fait le prochain. Comme lui, nous entendons l'immense appel à porter les croix les uns des autres.

Chacun de nous pense à ce malade que l'on va visiter chez lui ou à l'hôpital, ce prisonnier avec qui on reste en contact, cette personne déprimée qui a besoin d'être écoutée et encouragée. Dans bien des familles chacun a ses problèmes et ses souffrances. Mais il est important que des personnes soient là pour aider celui ou celle qui souffre à porter sa croix. A travers tous ces souffrants que nous croisons sur notre route, c'est Jésus qui est là. Tout ce que nous faisons pour le plus petit d'entre les siens c'est à lui que nous le faisons. 


Nous allons vivre ensemble cette semaine sainte. Pour tous les chrétiens du monde entier, c’est un moment important de l’année. Avec Simon de Cyrène, nous suivrons Jésus sur le chemin du Calvaire. Sa mort, le vendredi saint, n’est pas un point final. Elle est un « passage » de ce monde vers le Père. C’est ainsi que Jésus est venu nous ouvrir un chemin qui permet à toute l’humanité d’entrer dans la gloire du Père. Les uns avec les autres nous chanterons et nous proclamerons : « Souviens-toi de Jésus Christ ressuscité d'entre les morts. Il est notre salut, notre gloire éternelle. »

 François, prêtre retraité