vendredi 8 mai 2026

Liturgie




 Introduction :

Lorsque nous traçons sur nous le signe de la croix, c’est bien au nom du Seigneur que nous sommes rassemblés. Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis au milieu de vous. Avant d’être présent dans son pain de Vie, il est bien présent par sa Parole : « Ma parole est comme une nourriture » dit Jésus. Quelques jours avant de célébrer son Ascension auprès du Père, nous l'entendons promettre à ses disciples qu'il leur enverra l'Esprit Saint. Cet Esprit qui a été donné à l'Église au jour de la Pentecôte nous permet de rester fidèles au commandement d'amour du Christ lui-même. Que l'Esprit Saint nous donne de prier d'un même cœur et d'accueillir la Parole du Dieu vivant..

 

Préparation pénitentielle :

- Seigneur Jésus, tu nous as laissé ton Esprit pour que l'église franchisse toutes les frontières... Ouvre nos cœurs au souffle de l'Esprit et prends pitié de nous.

la gloire de Dieu le Père. Amen.

 

Prière d'ouverture :

Dieu tout-puissant, accorde-nous, en ces jours de fête, de célébrer avec ferveur le Christ ressuscité : que le mystère de Pâques dont nous faisons mémoire reste présent dans notre vie et la transforme. Par Jésus Christ… — Amen.

 

Lecture du livre des Actes des Apôtres (8, 5-8. 14-17) 

En ces jours-là, Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient. Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris. Et il y eut dans cette ville une grande joie. Les Apôtres, restés à Jérusalem, apprirent que la Samarie avait accueilli la parole de Dieu. Alors ils y envoyèrent Pierre et Jean. À leur arrivée, ceux-ci prièrent pour ces Samaritains afin qu’ils reçoivent l’Esprit Saint ; en effet, l’Esprit n’était encore descendu sur aucun d’entre eux : ils étaient seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent l’Esprit Saint. – Parole du Seigneur.

 

Psaume 65 (66) 

1.- Acclamez Dieu, toute la terre ; fêtez la gloire de son nom, glorifiez-le en célébrant sa louange. Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! 

2.- « Toute la terre se prosterne devant toi, elle chante pour toi, elle chante pour ton nom. » Venez et voyez les hauts faits de Dieu, ses exploits redoutables pour les fils des hommes. 

3.- Il changea la mer en terre ferme : ils passèrent le fleuve à pied sec. De là, cette joie qu’il nous donne. Il règne à jamais par sa puissance. 

 

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre (3, 15-18) 

Bien-aimés, honorez dans vos cœurs la sainteté du Seigneur, le Christ. Soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous ; mais faites-le avec douceur et respect. Ayez une conscience droite, afin que vos adversaires soient pris de honte sur le point même où ils disent du mal de vous pour la bonne conduite que vous avez dans le Christ. Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, si c’était la volonté de Dieu, plutôt qu’en faisant le mal. Car le Christ, lui aussi, a souffert pour les péchés, une seule fois, lui, le juste, pour les injustes, afin de vous introduire devant Dieu ; il a été mis à mort dans la chair ; mais vivifié dans l’Esprit. – Parole du Seigneur.

 

Alléluia. Alléluia.

Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ; mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui. Alléluia.

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (14, 15-21) 

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. « Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

 

CREDO :                               

Je crois en Dieu Père, qui nous aime sans condition. Ses commandements ne sont pas une contrainte mais toute une histoire d’amour. Un amour qui se donne généreusement et gratuitement.

Je crois en Jésus Christ, qui, au moment de passer de ce monde à son Père, promet à ses disciples de prier pour eux. Il s’est engagé lui-même à soutenir leur mission par le don d’un autre défenseur l’Esprit de force et de vérité.

Je crois en l’Esprit Saint, Souffle de Dieu, Esprit du Père et du Fils qui nous rassemble pour que nous ne fassions qu’un seul corps, le Corps du Christ. 

Je crois à l’Eglise, dont la mission ne se résume pas à faire la morale mais à vivre en cohérence avec le message de l’Evangile qu’elle proclame. 

 

Prière universelle

C’est notre monde, celui dans lequel nous vivons, que Dieu appelle à la vie.  Avec l’assurance de nous savoir aimés, adressons-lui notre prière.

 

1.- Le 8 mai, nous avons célébré la victoire de 1945 mais, dans le même temps, nous craignons de nouvelles guerres et nos économies se tournent vers l’armement.

Il y a un an, un nouveau pape nous était donné et nous disait : « La paix soit avec vous… La mission de l’Église est de proclamer l’Évangile, de prêcher la paix. »

Seigneur, donne-nous ton Esprit de paix. Qu’il éclaire nos actes et nos paroles. Que notre monde ne se bâtisse plus sur la loi du plus fort, mais sur la justice et la fraternité.

Prions le Seigneur.

 

2.- « Moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre défenseur : l’Esprit de vérité » nous dit Jésus.

Seigneur, alors que commence déjà une campagne électorale pour les présidentielles. Donne, aux candidats et à nous tous qui les écoutons, ton Esprit de vérité et de discernement. Que nous cherchions, en vérité, le bien commun. Donne-nous le courage de ne pas nous contenter de slogans simplistes mais de penser avec la complexité du monde.  Prions le Seigneur.

 

3.- « Soyez prêts, à tout moment, de rendre compte de l’espérance qui est en vous ; mais faites-le avec douceur et respect » nous dit aujourd’hui Saint Pierre.

Seigneur, les pouvoirs humains sont tentés de détourner l’espérance que portent les religions pour les mettre à leur service et soumettre par la violence. Donne-nous ton Esprit de douceur et de respect pour que l’annonce de l’Évangile reste une source d’espérance pour tous. Prions le Seigneur.

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Seigneur, ne nous abandonne pas à nos seules forces mais viens nous combler de ton Esprit Amen.

 

 

 

Prière sur les offrandes :

Nous te présentons, Seigneur, le pain et le vin que nous donne ta main. Que ton Esprit les change en ton corps et en ton sang et qu'il fasse de nous des témoins pleins d'espérance en Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

Prière eucharistique :

 

Vraiment, il est juste et bon de te glorifier en tout temps, mais plus encore en ce temps de Pâques où le Christ a été glorifié. Il est celui que le peuple de l'ancienne alliance attendait, le messie espéré au milieu des tribulations d'une longue histoire. Il est celui que les apôtres ont reconnu comme le Sauveur de toutes les nations qui sont sous le ciel. Il est celui qui donne force et courage aux croyants de tous les temps, aux hommes et aux femmes qui œuvrent pour la paix et la justice, pour le respect des droits des petits et des pauvres. Il nous a promis d'être toujours assisté par l'Esprit de Vérité. Aussi, avec les anges et les saints, pleins de reconnaissance, nous t'adressons notre louange en chantant:  SAINT...

 

Oui, béni sois-tu, Père, pour Jésus ton Fils bien-aimé. Il a voulu que sa Parole d'amour soit annoncée jusqu'aux extrémités de la terre, franchisse les barrières de notre coeur et les frontières de tous pays, pour atteindre les hommes de toutes races et de toutes cultures.

Sanctifie maintenant ces offrandes par la puissance de ton Esprit: qu'elles deviennent pour nous le corps et le sang de Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

Au moment d'être livré et d'entrer librement dans sa passion, au cours du dernier repas qu'il partageait avec ses disciples, il prit le pain, il rendit grâce, il le rompit et leur donna en disant:

PRENEZ ET MANGEZ-EN TOUS, CECI EST MON CORPS LIVRE POUR VOUS.

 

Puis, à la fin du repas, il prit la coupe de vin, de nouveau, il rendit grâce et la donna à ses disciples en disant :

PRENEZ ET BUVEZ-EN TOUS, CAR CECI EST LA COUPE DE MON SANG, LE SANG DE L'ALLIANCE NOUVELLE ET ETERNELLE, QUI SERA VERSE POUR VOUS ET POUR LA MULTITUDE EN REMISSION DES PECHES. VOUS FEREZ CELA EN MEMOIRE DE MOI.

 

Dieu notre Père, nous te rendons grâce pour ton Fils, Jésus de Nazareth. Sans le voir encore, nous le proclamons vivant. Il demeure en toi, son Père, et il demeure en nous, par la communion à son Corps et à son Sang.

Père, ne nous laisse pas orphelins : mets en nos cœurs l'Esprit de Vérité qui sera pour toujours avec nous ; qu'il te rende témoignage à travers nos voix ; avec lui, nous pourrons ainsi rendre compte de l'espérance qui nous habite, avec respect et douceur, à l'image de Jésus, le témoin fidèle, qui ne fait violence à personne.

Veille sur ton Eglise répandue à travers le monde entier: qu'elle continue d'étendre ton règne de justice et de paix en confessant la même foi; que ton Esprit soutienne son élan et la garde fidèle, selon ta promesse; qu'il soit sa force pour surmonter les obstacles qu'elle rencontre sur sa route; qu'il la rende audacieuse devant les hommes afin de devenir pleinement messager de la Bonne Nouvelle jusqu'aux extrémités de la terre, en communion avec le pape Léon, notre évêque Philippe, l'ensemble des évêques, les prêtres, les diacres et tout le peuple des baptisés.

Enfin, Père, souviens-toi de nos frères et soeurs défunts (et en particulier...) : accorde-leur de partager la vie éternelle auprès de la Vierge Marie, la bienheureuse mère de Dieu, de St Joseph, auprès des apôtres et de tous les saints, dans ton Royaume, où nous pourrons, avec la création tout entière enfin libérée du péché et de la mort, te glorifier par le Christ, notre Seigneur, par qui tu donnes au monde toute grâce et tout bien.

PAR LUI, AVEC LUI ET EN LUI, A TOI DIEU LE PERE TOUT PUISSANT, DANS L'UNITE DU SAINT ESPRIT, TOUT HONNEUR ET TOUTE GLOIRE POUR LES SIECLES DES SIECLES. AMEN!

 

Pour introduire le "Notre Père":

L'Esprit de vérité, nous a dit Jésus, sera pour toujours avec nous... Il demeure auprès de nous, il est en nous... C'est lui, le Défenseur, qui prie en nous et nous pousse à dire maintenant: 

NOTRE PERE.

 

Prière pour la paix :

Seigneur Jésus, en toi nous avons l'espérance de la vie éternelle: garde-nous prêts à témoigner avec douceur et respect de cette joie qui demeure en nous. Qu'elle soit, les uns pour les autres, signe de ta paix et de l'amour du Père, dès maintenant et pour les siècles des siècles. Amen!

 

Délivre-nous, Seigneur, de croire que nous sommes seuls au monde et de prendre toute la place. Délivre-nous de te chercher dans un ciel au-dessus de nous. Mais donne-nous de découvrir les traces de ta présence dans ce monde et au cœur de notre vie. Que ta douceur nous habite et … que la paix du Seigneur soit toujours avec vous… 

 

Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde….

 

Avant la communion

Avant de communier, souvenons-nous de la Parole de Jésus: "celui qui m'aime sera aimé de mon Père; moi aussi, je l'aimerai et je me manifesterai à lui". Voici le sacrement de l'amour, c'est Jésus qui se manifeste à nous: l'œuvre la plus parfaite de l'Esprit-Saint, nous l'avons sous nos yeux. Voici l'agneau de Dieu...

 

Prière après la communion

Dieu tout-puissant, ton Fils ressuscité a envoyé ses disciples annoncer partout sa Bonne Nouvelle. Fortifiés par cette eucharistie et poussés par le même Esprit, puissions-nous aller nous aussi au-delà de nos frontières et proclamer les merveilles que tu ne cesses d'accomplir par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

Bénédiction et envoi

-          Vous croyez que Dieu a ressuscité le Christ par la puissance de l’Esprit. Que cette vie déjà vous habite, dans l’attente de la plénitude qu’il a promise. AMEN

-          Que l’Esprit ouvre vos yeux à sa présence, et qu’il vous donne de choisir le bien en toute chose. AMEN

-          Le Christ a prié le Père d’envoyer sur ses disciples « un autre Défenseur ». Qu’il creuse en vous un espace pour le recevoir et vous donne la joie de l’espérer encore. AMEN

 

Et que l’Esprit tout-puissant vous bénisse, le Père, le Fils, et le Saint-Esprit. AMEN


François, prêtre retraité

 


Souvenirs...

 

PHOTO DR


Le 8 mai 1945, une date historique. Elle marque la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. C'est le jour où les forces alliées ont officiellement annoncé la capitulation de l'Allemagne nazie en 1945, mettant ainsi fin à six années de conflit dévastateur et où les combats ont cessé. 

Ce jour là pour  les Alsaciens et les Mosellans, ce n'est pas seulement la fin de la guerre, mais c'est aussi le changement de nationalité. Ils redeviennent français et les expulsés comme les évacués   peuvent rentrer à la maison, si elle n'est pas détruite. Beaucoup ont dû  attendre  la mise place des baraques. Les évacués en Charente de Volmunster sont rentrés le 1er mai 1946.


J.A.S.

Sur mon chemin...

 

Photo JAS


Quel beau tunnel fleuri pour se rendre sur  l'aire de jeux !

jeudi 7 mai 2026

Sur mon chemin...

Photo JAS
 

Un calvaire couronné par un magnifique lilas.

Messsage du Père François




 Évangile de Jésus-Christ selon St Jean 14 15–21

 

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

 

Dans bien des familles, les parents ont pris l’habitude de rédiger un testament pour sauvegarder l’unité. A maintes reprises, j’ai entendu : « Comme nous sommes une famille unie, nous n’avons pas besoin de testament ! » Et de répliquer :« Vous avez déjà fait le partage ? »

 

Au soir du jeudi saint, au cours du dernier repas, partagé avec ses apôtres, Jésus leur livre son testament. Depuis Pâques, jusqu’à ce dimanche, l’Eglise nous aide à découvrir la richesse de son testament. A l’image de son Père, Jésus nous demande de nous aimer les uns les autres comme lui nous a aimés. C’est le testament de l’Amour : il n’y a rien de plus beau que d’aimer et d’être aimé. C’est par l’Amour que nous sommes reliés à Dieu et à notre prochain. Quand on aime, on ne peut pas se contenter de belles paroles, mais aimer demande à chaque instant, un engagement, une fidélité, un don de soi. C’est dans cet échange réciproque que grandissent la confiance, la joie et le vrai bonheur. Mais on peut se laisser piéger par les apparences, qui bien souvent débouchent sur des déceptions et des découragements. 

 

Jésus, en livrant son testament, veut donner à ses amis, les moyens indispensables pour tenir le cap, au milieu de tant de sollicitations et d’épreuves. Son testament, Jésus l’adresse également à tous les chrétiens et à tous les hommes de bonne volonté.  Mais c’est vrai aussi, qu’on est vite éloigné de l’essentiel. Pour ce faire, il est nécessaire de le vérifier dans la durée et dans la fidélité. Il en va de la crédibilité. Le disciple de Jésus ne se singularise ni par son vêtement, ni par sa démarche, mais par sa façon d’être. Il ressemble tout à fait à un anonyme plongé dans la masse.

 

Et pourtant, les chrétiens, ça existe. A quoi peut-on les reconnaître ? Quels sont leurs traits distinctifs ? Les textes de ce jour en énumèrent quelques-uns. J’en retiendrai trois.

 

1.- Tout d’abord, la vie chrétienne est un agir.

La foi est première, bien sûr, comme l’amitié et l’amour, mais que voit-on sinon une manière d’être et d’agir ! La foi s’exprime en conduites concrètes, visibles qui ne passent pas inaperçues, si elles mettent en œuvre l’Evangile dans le monde d’aujourd’hui. Quand le chrétien, dans sa vie, prend parti pour les plus pauvres, les sans voix, quand il prend la défense de tous ceux qui sont victimes d’injustices, quand il interpelle les puissants et les riches sur leur manière d’agir, de dominer les autres. Pas étonnant qu’il attire la méfiance, la haine et la vengeance, comme Jésus a attiré sur lui la haine et la vengeance des pharisiens de son temps. L’agir du chrétien est reconnaissable à sa façon d’être au milieu des autres. Jésus lui demande d’être « Sel et Lumière ».

 

2.- La vie chrétienne repose sur une conviction, née d’une expérience.

Des amis qui progressent, des époux qui grandissent, des prêtres heureux dans leur mission font l’expérience d’une vie nouvelle. De même, les chrétiens découvrent que Jésus est Vivant et qu’il a donné à chacun son Esprit. La foi n’est certes pas démontrable (pas plus d’ailleurs que l’amour) ; elle est pourtant solide quand elle s’appuie sur les signes de Jésus ressuscité, qui donne sens à notre foi et à notre engagement. 

 

3.- La vie chrétienne est aussi une vie liée à celle d’autres croyants.

Une amitié humaine ou un amour replié sur lui-même courent à leur perte. Un foyer qui ne serait centré que sur lui-même est un foyer en danger. Il ressemblerait à un feu qui brûle et qu’on n’alimente plus. Il finit par s’éteindre. Tous les couples ressentent bien que, pour que leur amour grandisse et s’épanouisse, ils ont besoin de s’ouvrir à d’autres, de se fréquenter, d’avoir eux-mêmes des couples amis ou bien de s’engager dans des associations et des Mouvements d’Action Catholique qui les aident à réfléchir. Il en va de même pour le prêtre qui n’est plus « amoureux » dans la mission que l’Eglise lui confie risque de ne plus être « Sel et Lumière ». Ainsi en est-il du chrétien. Il n’est pas un isolé. La foi n’est pas son affaire à lui seul. Personne ne découvre Jésus par lui-même, sans le concours d’autres chrétiens.  Le chrétien a besoin de la communauté qui est l’Eglise.

 

La manière dont je vis en chrétien n’est-elle pas trop souvent une caricature, une trahison de Jésus et de son message ? On dit de belles paroles sans les mettre en application. Vivre l’Evangile au quotidien, n’est pas de tout repos.  Cette fidélité à l’Esprit de Jésus exige de l’amour et du courage. C’est pour cela que Jésus nous envoie le Saint Esprit. St Paul le rappellera à son ami Timothée (et il nous le redit aujourd’hui à nous tous) : « ce n’est pas un esprit de peur que tu as reçu, mais un esprit de force, d’amour et de maîtrise de soi. ». 

Puissions-nous le mettre en œuvre avec la nouveauté que Dieu nous offre chaque jour.

 

François, prêtre retraité

Le 8 m ai 1945:fin de la guerre 1939/1945

 



Si les célébrations de la victoire ont eu lieu dès 1945, il a fallu attendre plusieurs années pour que le 8 mai devienne officiellement un jour férié en France. Voici les principales étapes :
  • 1946 : le 8 mai devient une journée de commémoration, mais pas encore fériée.
  • 1953 : une loi fait du 8 mai un jour férié, chômé et payé.
  • 1959 : le général De Gaulle décide que la commémoration ne sera plus fériée, dans une volonté d’unité européenne.
  • 1975 : le président Valéry Giscard d’Estaing supprime la commémoration officielle du 8 mai, pour les mêmes raisons d’apaisement mémoriel.
  • 1981 : François Mitterrand rétablit la célébration officielle, et rend le 8 mai de nouveau férié. Cette décision reste en vigueur depuis.

mercredi 6 mai 2026

Des gestes simples pour la nature

 « Le peu, le très peu que l’on peut faire, il faut le faire quand même »(Théodore Monod)





« Tu n’as pas remarqué le nombre d’arbres qui meurent debout? » 



  

« Tiens un escargot, ça fait longtemps que je n’en ai plus vu un…» Autant de phrases que j’entends tous les jours. Si les 

forêts dépérissent, si les escargots se font de plus en plus rares, ne seront-ils pas autant de signaux d'alarme qui, bien avant les analyses sophistiquées de l'air, de l'eau et du sol, annonceraient une dégradation de notre cadre de vie? Les industries, les pratiques agricoles actuelles, les plans d'aménagement trop ambitieux et peu soucieux de la nature en sont les responsables.

Nos habitudes peuvent également  en dire long quotidiennement. Par des millions de personnes. 




Sortir sa voiture  pour aller chercher du pain à 300 m de chez soi, sans   sans se soucier de l'influence des gaz d'échappement sur la qualité de l'air ou de l'aspect noirci et rongé de la vieille cathédrale. Jeter en vrac ses ordures ménagères sans imaginer que la fabrication du papier recyclé consomme de loin moins d'eau et d'énergie que celle du papier classique, ni que les emballages plastiques acheminés dans les océans ne se dégraderont jamais naturellement, ni que les poissons sont pratiquement décimés par le mercure des piles, arrivé dans nos rivières.


Une chose est sûre: instinctivement, on se sent attiré par la nature et on se précipite pour s’y ressourcer chaque fois que c'est possible.




 Une autre chose tout aussi certaine : la nature est un tout, une sorte de mécanisme d'horlogerie, précis et incontournable qui, pour bien fonctionner, a besoin de toutes ses pièces, oeuvrant en harmonie entre elles et avec nous. Son équilibre est dynamique et fragile. La disparition d'une minuscule algue peut entraîner des conséquences imprévisibles sur le milieu où elle évoluait. En fin, la capacité régénératrice de la nature n'arrive plus à elle seule à assumer autant de désordres.



A qui revient la responsabilité d'agir? Aux autorités, aux entreprises, aux associations, ou tout simplement à chacun d’entre nous. La nature a besoin que chacun y mette du sien. En lui offrant une chance, nous nous l'offrons à nous-mêmes, car nous faisons pleinement partie de la nature.


Comment s’y prendre? Justement comme la nature: avec la  sagesse des ruisseaux qui font les grandes rivières. Il existe mille petits gestes attentionnés, relevant du bon sens, bénéfiques à la fois pour la nature et la santé, et qui nous évitent des dépenses superflues. Je suis déjà habitué à certains de ces gestes. Vous aussi. D'autres sont suggérés dans les pages des journaux. Je les afficherai bien en vue et les mettrai en pratique sur le champ. Bien sûr, j'en parlerai aux collègues, amis et voisins. J'ai la conviction que tout chemin, même le plus long et le plus pénible, commence par un premier pas, en avant.


Conseil de l’Europe