mercredi 14 avril 2021

Coupures de courant à Weiskirch le mercredi 28 avril 2021


 

Le message du Père François

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 24, 35-48
« En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre coeur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : “Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” » Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait pro¬clamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. »
Certaines rencontres laissent une empreinte inoubliable, parce que les personnes ont vécu un moment de présence et de partage intenses. Combien de couples me parlent de leur première rencontre, dans des lieux bien précis et le déclic de leur premier amour. Quelle joie débordante de Marie Madeleine quand le Christ se fait connaître à elle devant le tombeau vide. Il en va de même avec les apôtres, le soir de Pâques, comme avec les disciples d’Emmaüs. Notons, que toutes les « apparitions » du Seigneur ressuscité présentent un caractère de simplicité et de familiarité amicale.
Jésus n'est pas entré miraculeusement à la manière d’un « perce-muraille »; le texte dit sobrement: « Lui même était là au milieu d'eux » et leur dit : « la paix soit avec vous ». Ressuscité, Jésus est présent en permanence au milieu des siens.
On peut comprendre que les femmes et les disciples sont déboussolés et éberlués. La "stupeur" des disciples, leur "crainte", leur "hésitation à croire" et leur "étonnement" soulignent à l'évidence la difficulté qu'ils éprouvent à entrer dans cette manière inédite de rencontrer désormais le Christ... Jésus leur fournit des signes "palpables" de sa présence qu’il est bien vivant : « Thomas, avance ton doigt ici, et vois mes mains; avance ta main, et mets-la dans mon côté » «Jésus mange devant eux un morceau de poisson grillé » et aujourd’hui avec les disciples d’Emmaüs il partage le pain. En insistant sur la réalité de Jésus ressuscité qui a un corps avec de la chair et des os, et qu'il mange, Luc veut souligner la réalité de la résurrection de Jésus : « C’est bien moi… avez-vous quelque chose à manger ? »
Permettez-moi d’ouvrir une petite parenthèse pour vous partager une « vision personnelle » de ce que sera notre corps au moment de son passage à la vie éternelle. A la manière du Christ ressuscité, nous aurons un corps immortel qui ne connaitra plus de déchéance physique. Quand je parlais de notre résurrection à un bon copain prêtre, il me disait : Nous ne savons rien. Maintenant qu’il est au ciel, il sait et moi je ne sais toujours rien ! mais j’ai la foi en la parole de Jésus : « Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi ».
En attendant ce jour glorieux, nous sommes bien ancrés sur cette terre. Alors surgit la question : comment le Christ se présente-t-il à nous aujourd'hui? Nous ne pouvons le voir à la manière humaine, pourtant, nous le rencontrons quand tout parle de lui: son Repas, où nous le reconnaissons au partage du Pain, le partage de l'Écriture, nos réunions et nos célébrations : « Là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux » (Matthieu 18, 20).
Chacun de nos engagements en faveur de nos frères "démunis ou opprimés", chaque pardon donné ou reçu, chaque lutte pour la justice et la vérité, parlent encore de lui et donnent à constater qu'il est vivant et présent : « Voyez, c'est bien moi!"



La foi est un don de Dieu que chacun reçoit.

J’en conviens, la résurrection n’est pas un événement qui peut se démontrer, mais se fonde sur la FOI. Nous savons que la FOI donne des perspectives et un dynamisme qui transforme l’existence de celui qui croit, en un Homme nouveau. C’est le plus beau cadeau que Dieu nous fait. La foi est une adhésion libre et confiante, qui donne un éclairage et des possibilités inespérées.
Pour ce faire, il nous faut à la manière de Jésus, sur le chemin d’Emmaüs, faire une relecture de tout ce qui est écrit, « dans la loi de Moïse, les prophètes et les psaumes » pour comprendre tout ce qui concerne la vie et la résurrection de Jésus. La Pâque est l’accomplissement des promesses de Dieu et le sommet de toute l'histoire de son Alliance avec les hommes.
L'épisode des disciples d’Emmaüs, c’est notre histoire à nous. C'est nous qui marchons à la nuit tombante, c'est nous qui traversons des moments difficiles, c'est nous qui vivons un échec, la maladie, la douleur et parfois la mort d'un être cher. Aujourd'hui encore, Jésus marche avec nous, mais nous ne le voyons pas. Dans notre vie chrétienne, il faut tout faire pour que le Christ, ressuscité le troisième jour, ressuscite aussi dans notre vie, dans notre foi, dans notre façon de vivre notre religion avec d’autres. Il nous invite à le toucher et à le regarder. « Et après ces paroles, il leur montra ses mains et ses pieds. » Aujourd’hui, il nous invite à nous servir de nos mains pour relever l’exclu, le chômeur ou l’étranger sans papiers.
Il n'y a pas d'exclusivité dans le salut de Dieu. La vraie religion ne se mesure pas à la splendeur des églises et des célébrations, mais à la vie de Dieu qui se partage et se renouvelle. La vraie religion développe les capacités de chacun, à découvrir le sens que Dieu donne à ce qui est le plus banal dans la vie. Ce qui veut dire : découvrir la présence de Dieu en toute chose. N’est-ce pas cette FOI-là, que le ressuscité nous invite à vivre et à partager ?

François, prêtre retraité

Le verger Frumholtz évoqué dans Téléstar

Télé Star, un hebdomadaire de presse de télévision français publié par Mondadori France.  Télé Star est lancé en 9 octobre 1976 par les éditions Mondiales. Le magazine tient son nom de sa ligne éditoriale qui privilégie l'actualité des stars. 

Dans son dernier numéro, elle évoque le circuit de randonnée d'excellence N° 8 qui part du Moulin d'Eschviller. Ce qui a particulièrement plu au reporter, c'est  le grand verger Frumholtz actuellement en fleurs. 

 


Décès de Mme Jeanne Schalk, née Sprunck


 

Nous apprenons   le décès de Mme Jeanne Schalk, née Sprunck survenu le 13 avril  à l’âge de 80 ans au Centre hospitalier de Hautepierre à Strasbourg. Elle était née le 9 mai 1929 à Ormersviller. La défunte était l’épouse Raymond Schalk. Elle exerçait la profession de  couturière durant toute sa carrière, d’abord à Ormersviller, puis  à Strasbourg. Pour Jeanne, la couture était une véritable passion, il ne s’agissait pas seulement de coudre, mais aussi de créer. C’est pourquoi, elle en a fait son métier qu’elle exerçait toujours avec plaisir. Durant sa retraite, elle en a profité pour voyager et de jouer au Scrabble

L’enterrement aura lieu le mardi 20 avril à Schiltigheim.

Nos sincères condoléances à la famille


JAS

vendredi 9 avril 2021

Le message du Père François

 Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20, 19-31

« C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit: « La paix soit avec vous! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau: « La paix soit avec vous! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit: « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient: « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara: « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit: « La paix soit avec vous! » Puis il dit à Thomas: « Avance ton doigt ici, et vois mes mains; avance ta main, et mets-la dans mon côté: cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit: « Mon Seigneur et mon Dieu! » Jésus lui dit: « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. »
« Les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs »


La PEUR, elle a toujours existé. - L'histoire nous montre l'ingéniosité déployée par les hommes pour se protéger. Les verrous - ils ont toujours existé. - Il suffit de voir tant de places fortes, de citadelles et de remparts. Nous sommes comme le reste du monde. Il suffit de consulter les publicités proposant des systèmes de sécurité...La peur, elle existe toujours: peur du Covid19, peur de la guerre - peur de l'avenir - peur de l'autre - peur de perdre son emploi - peur de perdre ce que nous avons - peur d'attraper le cancer, le sida - peur de perdre la vie...
Nos peurs nous enferment. Celui qui a peur se replie sur lui-même, car il ne pense plus qu'à lui, à ce qui pourrait lui arriver. Dans tous les cas, la peur est toujours mauvaise conseillère.
Les communautés chrétiennes ont parfois peur. Des penseurs chrétiens, parlent parfois à notre sujet, de frilosité. La tentation n'est-elle pas de nous protéger du monde, ce monde où agissent et s'entrecroisent les forces du mal et des dynamismes divers...ce monde dont le bouillonnement nous insécurise. - Alors la tentation est grande de nous barder de sécurités qui prennent la forme d'interdits, de refus, de changement, de méfiance devant toute recherche.
Frères et sœurs, Jésus, sans rien déranger, ni rien briser, nous rejoint au coeur même de nos enfermements et de nos peurs. L'Evangile affirme que Jésus était là, au milieu d'eux.
Il n'est pas fait mention d'un déplacement ou d'un acte décrivant son entrée: NON - "il était là au milieu d'eux.» Jésus rejoint les hommes au coeur de leurs angoisses, sans rien bouleverser. Ce sont les personnes qui, de l'intérieur d'elles-mêmes, se transforment.
De l'angoisse et de la peur, les apôtres passent à la joie et à la paix. Un des signes de la présence du Seigneur, un des critères de l'authenticité de notre foi, c'est la paix, la sérénité qui nous habite. - Une personne pacifiée ne craint plus, une personne pacifiée n'éprouve plus le besoin de se barder de sécurités, une personne pacifiée est une personne ouverte, prête à accueillir avec joie la venue de l'Esprit de Dieu.
Ce n'est pas pour rien que dans cette page, par trois fois, Jésus souhaite la paix. - Dans ce récit, il est bien évident qu'il ne s'agit pas de paix entre les peuples, mais de la paix en eux-mêmes, une paix qui suscite joie et confiance. Cette joie, les témoins de la rencontre ne peuvent pas la garder pour eux: dès que Thomas arrive, ils lui en font part.
Cette nouvelle, au coeur de ce que nous appelons la Bonne Nouvelle est tellement extraordinaire et inimaginable que Thomas ne parvient pas à croire. Ne le taxons pas trop vite d'incrédulité. La réputation que l’on fait à Thomas « l’incrédule » est étonnante puisqu’au contraire, il est le 1er apôtre à exprimer sa foi au Christ ressuscité.
Cet acte de foi de Thomas est d’ailleurs important pour nous à plusieurs titres :
- Parce qu’il nous montre que croire ce n’est pas d’abord adhérer à des vérités toutes faites ou à un credo.
- Que la foi ne consiste pas à faire disparaître les questions, les doutes ou les incertitudes, elle n’est donc pas une certitude ni une conviction profonde que l’on perd aujourd’hui pour la retrouver demain.
Non, Thomas nous montre que croire, c’est simplement recevoir et accueillir le don d’un Dieu qui se donne lui-même, or si la foi est accueil cela signifie qu’elle est d’abord relation.
En ce sens nous pouvons donc dire que Thomas est un modèle de croyant, car malgré ses doutes devant la souffrance et la mort d’un innocent, il reconnaît à travers ses blessures la présence de Dieu. « Mon Seigneur et mon Dieu », Voilà l’acte de Foi de Thomas.
Il parait que même chez les chrétiens pratiquants, il y ait un certain nombre qui ne croit pas à la Résurrection. Or notre foi repose essentiellement sur cet événement capital du matin de Pâques. Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi, nous dit St Paul.
Chacun vit avec ses incertitudes, ses fragilités, ses besoins d'espérance et de confiance, et où va-t-il trouver la perspective et la porte qui lui ouvre l'avenir? Nous ne sommes pas seuls devant les événements de la vie. C'est pourquoi nous avons besoin du regard des autres. Comme Pierre, Thomas et les autres disciples nous avons besoin de poser des fondations solides. Leur regard est indispensable à notre regard pour mieux comprendre les événements qui nous touchent de près.

            François, prêtre retraité