Volmunster Info
mercredi 19 août 2026
"Je suis racisite"
Sans aucune méchanceté !
"C'est terrible ; je suis bien obligé de le reconnaître : je suis raciste. Je viens de m'en rendre compte en mettant en route ma lessive du jour. Savent-ils seulement que pour faire une tête de nègre il faut battre les blancs au fouet ?... |
mardi 18 août 2026
Quand une valise en bois émeut les invités
Chaque année, Annie Schaff rencontre son cousin Lucien le jour du pèlerinage à la chapelle Saint-Joseph du 15 août et ils évoquent le séjour de leurs pères dans les camps de concentration parce qu'ils étaient passeurs de prisonniers français. Marie-Thérèse, épouse de Lucien a créé la surprise en montrant à tous les invités une valise en bois qui servait à Joseph Schaff à ranger ses outils à Dachau. C'était un moment très émouvant.
Lucien et Annie découvrent une valise-souvenir, ayant servi de caisse à outils à Dachau
Maltraité au Fort de Queuleu
Joseph Schaff, charron à Ormersviller, a été expulsé par l’armée allemande en novembre 1940 à Guébestroff près de Dieuze, comme 9 000 autres habitants du Bitcherland. Puis il a été arrêté le 26 décembre1943, emprisonné au Fort de Queuleu le 1 er janvier 1944. Pendant tout son séjour, il avait les yeux bandés.
Joseph Schaff a beaucoup souffert au Fort de Queuleu
Le 17 mars 1944, Joseph Schaff est transféré dans un wagon cellulaire pour rejoindre le camp de concentration du Struthof à Natzweiler, où il est rejoint par son frère Denis, garagiste-carrossier, de là, il sera transféré à Dachau. Comme Joseph était charron, il a été chargé d’effectuer des travaux d’entretien dans le camp. Il a également été chargé de construire des charrettes à quatre roues, de brouettes et de petits cercueils. Après son séjour à Dachau, il a été transféré à Allach où 10 000 détenus ont travaillé au profit des usines d’aviation de la firme BMW.
Il a été libéré par les Américains le 1er juin 1945 et autorisé à rentrer chez lui. Ne pesant plus que 45 kg, pour une taille de 1,75 m, il a eu du mal pour se remettre de ces différents séjours d’incarcérations inhumaines. Très courageux, il est rentré avec sa famille à Ormersviller où avec son fils Lucien, il a remonté son atelier de charron où toutes les machines avaient été récupérées par les nazis pour alimenter en fer les usines d’armement. Sa nièce Annie fait partie des bénévoles animant le fort de Queuleu lors des visites de touristes.
Denis Schaff, passeur, a également été déporté
Denis Schaff, père de Annie, arrêté le 18 décembre 1943 dans son garage, 51, route de Magny à Metz pour ses activités de passeur de réfractaires à l’incorporation dans la Wehrmacht et de prisonniers de guerre par la filière d’Amanviliers. De plus, il fabriquait de fausses cartes d’identité. Son arrestation semble avoir été provoquée par la
capture d’un prisonnier passé quelques jours plus tôt. Denis Schaff m’a raconté cela un jour quand il est venu chasser à Volmunster : « J’ai été interné au camp de Woippy jusqu’au 24 mai 1944, puis j'ai été transféré au Struthof. C’est ici que la vie a été le plus terrible, car mon moral baissait rapidement à la suite des pendaisons et des exécutions. J’y suis resté cinq mois, et le 5 septembre 1944, j'ai été transféré à Dachau avec mon frère. Le 27 septembre 1944 je suis envoyé à Flossenbürg, puis au commando de Grödiz (Saxe) où j’ai travaillé avec très peu de nourriture au Mitteldeutsche Stahlwerke comme soudeur électrique. J’ai toujours eu un peu de chance de garder un peu de santé ce qui m’a permis de travailler. Sans cela, j’étais irrémédiablement perdu. Pourtant de 83 kg, j’étais descendu à 50 kg. A l’approche des alliés, les SS nous ont emmenés en plein hiver à travers les montagnes à pied à Budweiss (Tchécoslovaquie) où les Russes nous ont délivrés le 6 mai 1945 » Annie Schaff, fille de Denis Schaff, fait actuellement partie des bénévoles animant actuellement le fort de Queuleu lors des visites de touristes.
Joseph Antoine Sprunck
Le sentier du moulin dégagé
Reprise des séances relaxation-sophrologie
Pour apprendre à se détendre, voir le positif, gérer son stress, ses peurs, prendre du recul, vivre l’instant présent, se faire confiance, la pratique de la relaxation et de la sophrologie, vous permet de trouver l’équilibre, l’harmonie, du corps et de l’esprit. Elle s’adresse à toute personne cherchant à améliorer son bien-être physique et mental.
L’association « le Cochonnet », organise des séances de relaxation-sophrologie. Elles reprennent le mercredi 30 septembre 2026 dans la salle communale de Nousseviller-lès-Bitche
Ce sont des séances de groupe, accessibles aux débutants et aux initiés et animées par Sylvie Perrin
Sophrologue les mercredis de 15 h à 16 et de 18 h à 19 h.
Pour toutes informations ou inscription, contactez Sylvie P. au 06 38 57 19 11