jeudi 25 juin 2026

Le message du Père François

 



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (10, 37 42)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la trouvera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

 

Ce matin, Jésus offre à ses disciples un enseignement plein de conseils et de recommandations. Certains de ces conseils sont simples mais très exigeants comme l’importance de l’hospitalité ou la valeur d’un verre d’eau donné à quelqu’un. Ces gestes apparemment simples valent leur pesant d’or, comme on dit, à cause de la récompense qui s’en suit. Par contre d’autres propos de Jésus que nous avons entendus dans l’évangile d’aujourd’hui, sont très surprenants et presque déroutants car ils semblent venir heurter notre bon sens ou notre sensibilité humaine : « Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. » « Qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. » « Qui veut garder sa vie la perdra. »  Comment comprendre ces propos du Christ, alors que l’amour de nos parents est primordial car il influence profondément notre vie amoureuse et constitue ce qui a de plus naturel en nous, ça va de soi. ! Reconnaissons que c’est une parole choquante, dérangeante ! Pas étonnant que l’évangile éloigne tous ceux qui prônent la culture du « Moi » ! Bien sûr, il ne s’agit pas de rejeter nos parents, nos enfants, nos proches. En effet, « celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas. »

 

Tout au long de sa vie, Jésus accueillait les malades pour les guérir ; les lépreux pour les purifier et leur rendre toute leur dignité d’hommes ; les pécheurs pour leur révéler l’amour miséricordieux de Dieu. Il accueillait les plus pauvres, les plus malheureux pour leur permettre de chercher et de trouver espérance pour tenir le coup dans l’épreuve. Il bénissait et embrassait les petits enfants, ceux qui sont les plus fragiles et les plus dépendants. Il leur disait : « que le royaume de Dieu est à eux et à ceux qui leur ressemblent ». 

 

Par cet accueil, son amitié offerte à tous, Jésus révélait ainsi l’amour et la tendresse de Dieu, qui s’offrent à tous les hommes, aux pécheurs, aux plus petits comme aux plus démunis. Oui, notre Dieu révélé par Jésus est bien le Père de tous les humains. Sa paternité et sa tendresse s’adressent à tous les hommes. Dieu ne nous appartient pas, il n’appartient à personne. Il se propose à tout homme qui le cherche, à tout homme qui doute et qui aspire à la lumière. Pour que les hommes puissent mieux le chercher et le connaître, Dieu a besoin de nous et du témoignage de chacun, en vérité. 

Il est très important que tous ceux qui côtoient des chrétiens puissent dire : ce qu’ils enseignent, ils le mettent aussi en pratique. Nous avons certainement à convertir notre mentalité et nos habitudes dans le sens d’une ouverture toujours plus grande à nos frères humains, quels qu’ils soient, à l’image du Christ. Et cela doit se traduire à travers nos attitudes quotidiennes les plus spontanées, avec tout ce qui reflète l’amour de Dieu dans nos vies. 

 François, prêtre retraité

Sur mon chemin....

 

Photo JAS

Dès 7 h du matin, le périscolaire de Volmunster accueille les élèves de la maternelle  et de l'école élémentaire. Ce sont les élèves  de l'école élémentaire que nous avons rencontré ce matin devant la boulangerie.

A quoi sert une forêt?


 

mercredi 24 juin 2026

Fête des saveurs paysannes et de la moisson à l'ancienne

 



 Photo JAS
  Grâce à  la  courroie  entraînée par le tracteur, le paysan bat le blé.  Chaque année de nombreux  spectateurs assistent  à la moisson et au battage.                            

C'était bien vrai tout ça !!!!

 
Ma mère découpait le poulet, hachait les œufs et tartinait le pain avec le même couteau, sur la même planche, sans jamais utiliser d’eau de Javel

Et pourtant, je n'ai aucun souvenir d’avoir eu une intoxication alimentaire

 

Le dimanche c'était souvent “poulet frites” Pas besoin d'aller chez un MC Do pour en manger

Nous aimions nos traditions

Nos sandwiches d’école étaient enveloppés et glissés dans un sac en papier brun, souvent récupéré des sachets de légumes achetés au marché,

Il n' y avait ni glacière ni compartiment réfrigéré

Nos goûters c'était du pain avec du beurre et quelques carrés de chocolat à l'intérieur

Et je ne me souviens pas avoir croisé la route d’une bactérie E.-coli

 Nous aurions tous préféré plonger dans le lac, la rivière, ou courir sur la plage, plutôt que barboter dans une piscine chlorée où tout le monde est agglutiné et où il fallait payer pour entrer

D’ailleurs, les plages ne fermaient jamais à l’époque


 

On faisait du sport à l'école, pieds chaussés de simples baskets, sans semelles à coussins d’air, sans réflecteurs lumineux intégrés, ni gadgets dernier cri et qui ne coûtaient pas un bras à nos parents

Des blessures ? Il y en avait sûrement… Pourtant, je ne m’en souviens pas

 

À l’école, une faute se soldait par une punition

On appelait cela “la discipline”

Et nous avons grandi en respectant les règles, en honorant nos aînés et nos anciens

Nous étions trente, parfois jusqu'à cinquante par classe

Pourtant, nous avons tous appris à lire, écrire, et compter

Les tables de multiplications se savaient par coeur

Les devoirs étaient faits le soir

Et nous avons même appris à rédiger une lettre sans fautes

Étrange, n’est-ce pas ?

À la fin de l'année scolaire, y avait des kermesses avec des tombolas, et chaque Maman préparait un gâteau que nous étions si fiers d'apporter

Il y avait un tableau d'honneur où les noms des plus méritants et des mieux notés étaient inscrits et valorisés, et faisaient leur fierté

Quelle que soit notre religion et nos origines, nous chantions l’hymne national et nous honorions notre drapeau

Et personne ne s’en offusquait

Rester en retenue après les cours suffisait à nous couvrir de honte

 

Je ne me souviens pas de m’être ennuyé sans ordinateur, sans PlayStation, sans Nintendo, ni Xbox, ni bouquet TV à 270 chaînes

L’ennui ? Il ne semblait pas exister !

Et quand une guêpe nous piquait, où étaient les antibiotiques ou les trousses stériles ?

Il n'y avait rien de tout cela

La Maman sortait la bouteille d’iode, ou des recettes de grand-mère comme frotter de l'ail ou mettre du vinaigre sur la piqûre

Aujourd’hui, ce serait direction les urgences, et dix jours d’antibiotiques

On réglait les problèmes nous même sans avocat

C'était bien trop cher

 

S'il y avait une bagarre, ça en restait aux mains et à la loyale

Il n'y avait pas de couteaux ni de machettes

On jouait dehors jusqu'à une certaine heure, après quoi il fallait rentrer et nos parents y veillaient, et savaient toujours où on était

On pouvait se promener dans les rues même tard la soir sans avoir peur de se faire voler, violenter ou égorger

Aucun d’entre nous ne savait ce qu’était une “famille dysfonctionnelle” Comment l’aurions-nous su ?

Tout se réglait naturellement

 

On ne parlait ni de thérapie de groupe ni de gestion de la colère

Et le pays entier ne prenait pas de Prozac

Comment avons-nous pu survivre ?

 

Amour à tous ceux qui ont partagé cette époque

Et à ceux qui ne l’ont pas connue, désolé pour ce que vous avez manqué.

J'ai trouvé ce texte si beau, si juste et, si vrai, que je voulais le partager avec ......des connaisseurs!

Bonne soirée.

Bitcherland

     

Photo J.A.S.


Vivant depuis plus de quarante ans, tantôt en Charente dont je suis originaire et en Moselle où jai épousé une ressortissante du canton de Bitche, j’ai peu à peu appris à connaître le Pays de Bitche, ses paysages verdoyants, ses sites historiques, ses vieux châteaux, ses églises baroques, les forts de la ligne Maginot, la citadelle de Bitche, son patrimoine rural, etc.

Je pense que si l’on retient la notion de « Pays de Bitche » sur le plan administratif, il me paraît plus judicieux sur le plan touristique, à cause du platt qui est encore parlé et plus  encore parce que, c’est un pays de transition entre Sarre, Palatinat et Alsace.



Vue d'Ormersviller  construit  à 50 m de la frontière allemande


Ce terme « Bitcherland »  est tout à fait évocateur à la fois de l’histoire et du patrimoine de cette contrée. 

                                        


  Jacques Baudet

Météo de Volmunster

 



Samedi, 27 juin le jour le plus chaud avec 38 ° et le lundi 29  la température devrait redescendre à 27°