mercredi 12 août 2026

ASSOMPTION 2026



 ASSOMPTION 2026

       Première Lecture : Apocalypse de St Jean 11 19—12 6, 10

Deuxième Lecture : 1Corinthiens 15 20–26

Évangile  de Jésus-Christ selon St Luc 1 39–56

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empres­sement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tres­saillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

 

« Marie se mit en route… »

Le dimanche matin, quand je me mets en route pour célébrer l’Eucharistie dans les paroisses environnantes, je suis toujours heureux de voir le nombre de personnes qui courent, qui marchent, qui font du vélo, de la trottinette pour garder la forme et une bonne santé. Mais en même je me pose la question : est-ce qu’ils prennent autant de temps pour soigner l’Homme Intérieur, la dimension spirituelle qui donne sens et vitalité à notre existence ?

 

N’est-ce pas aussi pour cette raison que les pèlerinages, entre autres celui de St Jacques de Compostelle, ont retrouvé beaucoup de ferveurs ? Le pèlerinage est une invitation à partir, à se mettre en route, aller à la rencontre d’autres personnes, prendre le temps de relire nos liens avec les Hommes de ce temps et avec Dieu L’important n’est pas d’arriver à une destination, mais de vivre une expérience enrichissante en cours de route. Ce chemin est fait de joies et de peines, de souffrances et d’espérances qui nous font sortir de nos enfermements. Les croyants ne sont pas des gens arrivés. Ce sont des nomades, des gens en marche. Celui qui est installé a des difficultés à progresser dans sa foi et à la garder vivante.

 

En ce temps de vacances, il y a ceux qui ont choisi ces moyens de détente et de renouvellement. Mais en même temps, on n’a jamais autant parlé des foules immenses qui sont obligées de quitter leur maison, leur pays, leur famille, leur religion sous peine de mort. Chez nous, tous ces immigrés qui se cachent sous des ponts, dans des squats, dans les forêts, dans les dunes, ceux qui sont dans des centres de rétention. On ne peut même pas dire ce qui s’y passe, tellement c’est grave et désespéré pour beaucoup. Face à tous ces drames humains, quelques voix et quelques actions de la part de gens bien intentionnés redonnent un peu d’espoir. 

 

Revenons à Marie, que nous fêtons aujourd’hui. L’Assomption met en valeur la maman de Jésus qui a aussi beaucoup marché. Elle est allée soutenir sa cousine Elisabeth dans la montagne de Judée. Elle a marché, sans doute avec beaucoup de fatigue, pour aller de Nazareth à Bethléem au moment du recensement alors qu’elle était enceinte. Après la naissance de Jésus, devant le massacre des innocents, Marie et Joseph ont vécu la fuite en Egypte. Elle a marché sur les routes de Palestine à la suite de son Fils jusqu’au Golgotha, un certain vendredi saint. – Elle a aussi accompagné les apôtres dans les débuts de la communauté chrétienne. Ainsi on la retrouve avec l’apôtre Jean à Ephèse.

 

Marcher, aller à la rencontre de… progresser…avancer….chercher de nouvelles issues à leur drame, voilà un vocabulaire qui rejoint les requêtes de l’Homme d’aujourd’hui.

Marie a eu surtout une foi itinérante… une foi qui progresse. Marie n’est pas l’icône d’une foi magique qui n’a pas besoin de s’investir. Marie a connu, comme chacun de nous : des hauts et des bas. Des moments où tout paraît simple, facile à vivre. Mais sa foi, comme la nôtre, a été une foi chahutée avec ses commencements, ses incompréhensions, ses doutes mais aussi avec ses certitudes, ses joies, ses engagements.

Sa foi éclaire notre itinéraire et celui de toute l’humanité. Marie est la mère des commencements. C’est l’histoire de chaque couple, de chaque prêtre, religieux et religieuse qui s’engage avec confiance et foi dans l’avenir que Dieu lui réserve. Marie s’est mise en route sans savoir d’avance jusqu’où cela la conduira. Marie qui n’a pas tout compris du 1° coup, nous rappelle combien la foi est source permanente de relecture, d’interprétation toujours renouvelée de la Parole de Dieu au contact des événements du monde et de l’actualité.

Son Magnificat prend ses racines dans la vie du peuple de la Palestine. Il est question des opprimés, des humbles, des petits, de renversement de situations…ça bouge…. ça ne laisse jamais indifférent.

Pour Marie, il n’est pas possible de séparer l’histoire et son actualité du Royaume de Dieu. Le combat pour une vie meilleure est inséparable de l’amour de Dieu pour son peuple.

Ainsi l’itinéraire de Marie nous montre combien la foi est d’abord une « naissance », une vie toujours en croissance, une semence jetée dans le cœur de l’homme, qui doit germer, prendre racine et donner du fruit.

Les chrétiens sont des voyageurs comme Abraham, comme Moïse, comme Marie, comme tous les croyants de l’histoire humaine. Nous aussi, tant que nous marchons, nous sommes des vivants

 

Ceux qui croient être arrivés, s’installent et à force de s’installer, de se sédentariser, de penser au confort, ont fini par oublier le but du voyage. 

Dieu nous veut sur les chemins et les routes, dispersés à travers le monde, comme la semence est dispersée. Notre baptême nous a fait membres de cette Eglise en marche, qui va de l’avant, qui témoigne d’une foi vivante.

 

Bonne fête à toutes les « Marie »

 

                                   

La marche matinale, un rituel plus que bénéfique !

 

Photo C.F.


Marcher tôt le matin réveille le corps en douceur, stimule le métabolisme et régule l'horloge biologique grâce à la lumière du jour. Cette habitude améliore l'énergie de la journée, aide à brûler les graisses si elle est faite à jeun et procure un sentiment de bien-être mental avant le stress quotidien. De plus marcher en groupe , c'est formidable.

Le message du Père François

 Évangile  de Jésus-Christ selon St Luc 1 39–56



Photo DR

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empres­sement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tres­saillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

 

« Marie se mit en route… »

Le dimanche matin, quand je me mets en route pour célébrer l’Eucharistie dans les paroisses environnantes, je suis toujours heureux de voir le nombre de personnes qui courent, qui marchent, qui font du vélo, de la trottinette pour garder la forme et une bonne santé. Mais en même je me pose la question : est-ce qu’ils prennent autant de temps pour soigner l’Homme Intérieur, la dimension spirituelle qui donne sens et vitalité à notre existence ?

 

N’est-ce pas aussi pour cette raison que les pèlerinages, entre autres celui de St Jacques de Compostelle, ont retrouvé beaucoup de ferveurs ? Le pèlerinage est une invitation à partir, à se mettre en route, aller à la rencontre d’autres personnes, prendre le temps de relire nos liens avec les Hommes de ce temps et avec Dieu L’important n’est pas d’arriver à une destination, mais de vivre une expérience enrichissante en cours de route. Ce chemin est fait de joies et de peines, de souffrances et d’espérances qui nous font sortir de nos enfermements. Les croyants ne sont pas des gens arrivés. Ce sont des nomades, des gens en marche. Celui qui est installé a des difficultés à progresser dans sa foi et à la garder vivante.

 

En ce temps de vacances, il y a ceux qui ont choisi ces moyens de détente et de renouvellement. Mais en même temps, on n’a jamais autant parlé des foules immenses qui sont obligées de quitter leur maison, leur pays, leur famille, leur religion sous peine de mort. Chez nous, tous ces immigrés qui se cachent sous des ponts, dans des squats, dans les forêts, dans les dunes, ceux qui sont dans des centres de rétention. On ne peut même pas dire ce qui s’y passe, tellement c’est grave et désespéré pour beaucoup. Face à tous ces drames humains, quelques voix et quelques actions de la part de gens bien intentionnés redonnent un peu d’espoir. 

 

Revenons à Marie, que nous fêtons aujourd’hui. L’Assomption met en valeur la maman de Jésus qui a aussi beaucoup marché. Elle est allée soutenir sa cousine Elisabeth dans la montagne de Judée. Elle a marché, sans doute avec beaucoup de fatigue, pour aller de Nazareth à Bethléem au moment du recensement alors qu’elle était enceinte. Après la naissance de Jésus, devant le massacre des innocents, Marie et Joseph ont vécu la fuite en Egypte. Elle a marché sur les routes de Palestine à la suite de son Fils jusqu’au Golgotha, un certain vendredi saint. – Elle a aussi accompagné les apôtres dans les débuts de la communauté chrétienne. Ainsi on la retrouve avec l’apôtre Jean à Ephèse.

 

Marcher, aller à la rencontre de… progresser…avancer….chercher de nouvelles issues à leur drame, voilà un vocabulaire qui rejoint les requêtes de l’Homme d’aujourd’hui.

Marie a eu surtout une foi itinérante… une foi qui progresse. Marie n’est pas l’icône d’une foi magique qui n’a pas besoin de s’investir. Marie a connu, comme chacun de nous : des hauts et des bas. Des moments où tout paraît simple, facile à vivre. Mais sa foi, comme la nôtre, a été une foi chahutée avec ses commencements, ses incompréhensions, ses doutes mais aussi avec ses certitudes, ses joies, ses engagements.

Sa foi éclaire notre itinéraire et celui de toute l’humanité. Marie est la mère des commencements. C’est l’histoire de chaque couple, de chaque prêtre, religieux et religieuse qui s’engage avec confiance et foi dans l’avenir que Dieu lui réserve. Marie s’est mise en route sans savoir d’avance jusqu’où cela la conduira. Marie qui n’a pas tout compris du 1° coup, nous rappelle combien la foi est source permanente de relecture, d’interprétation toujours renouvelée de la Parole de Dieu au contact des événements du monde et de l’actualité.

Son Magnificat prend ses racines dans la vie du peuple de la Palestine. Il est question des opprimés, des humbles, des petits, de renversement de situations…ça bouge…. ça ne laisse jamais indifférent.

Pour Marie, il n’est pas possible de séparer l’histoire et son actualité du Royaume de Dieu. Le combat pour une vie meilleure est inséparable de l’amour de Dieu pour son peuple.

Ainsi l’itinéraire de Marie nous montre combien la foi est d’abord une « naissance », une vie toujours en croissance, une semence jetée dans le cœur de l’homme, qui doit germer, prendre racine et donner du fruit.

Les chrétiens sont des voyageurs comme Abraham, comme Moïse, comme Marie, comme tous les croyants de l’histoire humaine. Nous aussi, tant que nous marchons, nous sommes des vivants

 

Ceux qui croient être arrivés, s’installent et à force de s’installer, de se sédentariser, de penser au confort, ont fini par oublier le but du voyage. 

Dieu nous veut sur les chemins et les routes, dispersés à travers le monde, comme la semence est dispersée. Notre baptême nous a fait membres de cette Eglise en marche, qui va de l’avant, qui témoigne d’une foi vivante.

 

Bonne fête à toutes les « Marie »

 

François Prêtre retraité

                                    

 

 


C'est ce soir qu'on verra l'éclipse du soleil

 


L'éclipse solaire se produit quand la lune s’intercale entre la Terre et le Soleil, de sorte que les trois corps (Soleil – Lune – Terre) s’alignent presque parfaitement sur un plan imaginaire appelé écliptique.   Si l’on se trouve au bon endroit durant cet alignement, la Lune cache le Soleil pendant quelques minutes : le jour devient soudainement plus sombre et les étoiles deviennent visibles. Tous les 18 mois, quelque part sur Terre, a lieu une éclipse totale.

 ur offrir une éclipse solaire totale, l'une des plus attendues de la décennie en Europe.