samedi 29 août 2026

vendredi 28 août 2026

Citation inspirante


 

Naissance des congés payés

 

Les congés payés en France ont été instaurés par la loi du 20 juin 1936 sous le gouvernement du Front populaire mené par Léon Blum

Le 11 juin 1936, la Chambre des députés discute et adopte le projet de loi instituant un congé annuel payé dans l’industrie, le commerce, les professions libérales, les services domestiques et l’agriculture.

La loi du 13 juillet 1906 avait créé le droit au repos hebdomadaire. 

Mais en 1936, les ouvriers ignorent encore ce que sont les vacances. Les congés payés restent limités à quelques secteurs. Les fonctionnaires de l'État bénéficient, depuis un décret de Napoléon III du 9 novembre 1853, de 15 jours de congés payés. Quelques administrations publiques et entreprises du secteur privé ont, à partir de 1900, instauré des congés payés au bénéfice de leurs salariés (métro parisien, entreprises électriques et gazières, secteur de la couture et de la fourrure, ouvriers du livre...).

Le Gouvernement du Front populaire estime possible de juguler le chômage en diminuant la durée hebdomadaire de travail et en octroyant des congés payés aux salariés, ce qui présenterait en outre l'avantage de dégager du temps pour les loisirs et la culture. La consommation pourrait s'en trouver ainsi stimulée.

La loi, adoptée à la Chambre des députés par 563 voix contre une, est promulguée le 20 juin 1936. Son contenu est court : les salariés des deux sexes liés à un employeur par un contrat de travail ont le droit à 14 jours de congés payés après un an de services continus et à 6 jours pour 6 mois de services. 

Les décrets d'application interviennent le 1er août permettant le départ, dès l'été 1936, pour la première fois, de centaines de milliers de travailleurs en vacances.

N'oublions pas les oiseaux


 

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jeudi 27 août 2026

Message du père François

 Évangile de Jésus-Christ selon Matthieu 16, 21-27




« En ce temps-là, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. » Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie? Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. »

Dimanche dernier, l’apôtre Pierre proclame et haut fort, « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ». Or l’évangile que nous venons d’entendre nous présente un Pierre moins courageux. Il refuse la souffrance et le Seigneur affirme qu’il n’y a pas de véritable amour sans sacrifice. Même constat que l’on peut faire dans les rapports amoureux, dans la vie de couple, dans l’exercice d’un métier ou d’une profession.

Il suffit d’évoquer certaines situations parfois douloureuses, pour comprendre que « Aimer » coûte cher. -  Pardonner à un ennemi qui nous a blessé et humilié. - Aimer fidèlement un conjoint, malgré les désaccords et la maladie. - Continuer à aimer des enfants qui se sont laissés enrober par la violence, la drogue… - « Nous sommes une famille unie » - « Vous avez déjà fait le partage » ? - Rester honnête dans les affaires quand les règles économiques et politiques sont celles de la jungle, celle du plus fort qui écrase le faible. - Gagner sa vie sans tricher et sans frauder. - Se dire chrétien dans un milieu hostile et incroyant. Oui, Aimer en vérité coûte cher et ne va pas sans souffrance morale voir physique.

Nous savons que pour aimer de façon authentique, il faut y mettre le prix. La mentalité de notre monde s’oppose de façon catégorique à l’esprit de l’Évangile lorsque : - l’argent devient la seule valeur de la vie. - la réussite à tout prix domine les modèles proposés dans les sports, la politique, les affaires. - toutes les règles de morale sont abolies afin de favoriser le plaisir immédiat.

Heureusement, il y a de nombreux exemples d’amour véritable, malgré les obstacles et les difficultés. Combien de jeunes et d’adultes se sont investis auprès des pompiers pour lutter contre les feux. Et tous ceux qui, spontanément, se mettent au service des mouvements caritatifs, des sans voix, des malades…Oui, les bénévoles existent mais il en faudrait plus. Je suis convaincu que chacun de nous pourrait donner de nombreux exemples de cet amour difficile qui demande abnégation et sacrifices.

Pour aimer authentiquement, il faut y mettre le prix même si la mentalité moderne nous invite à l’épanouissement, au plaisir et à la jouissance, à la liberté complète, : «je veux être libre – je veux vivre ma vie ! » Que je sache, Dieu valorise la vie en abondance et veut pour nous un bonheur basé sur l’amour, le respect de l’autre et le don de soi.

« Tes pensées ne sont pas celles de Dieu », dit Jésus à Pierre dans l’évangile d’aujourd’hui. En choisissant l’amour, avec tout ce que cela comprend de souffrance, - chacun connaît son poids. « Qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera. » Les sacrifices que nous faisons pour ceux et celles que nous aimons n’a rien d’une soumission. Ils valorisent notre existence et donnent du bonheur à notre vie.

Le message de Jésus ne doit pas nous rendre passifs. La foi ne peut pas être séparée d’une recherche et d'un combat qui vise à transformer notre monde injuste en un monde plus fraternel. On a assez de voir tant de souffrances inutiles : des guerres, des persécutions, de voir mourir de faim des peuples… La foi doit nous aider à aller de l'avant, à espérer sans craindre le futur. Jésus nous demande de le suivre et non de subir, mais la souffrance peut nous faire découvrir des capacités insoupçonnées pour nous relever et vivre sereinement.