mardi 8 août 2017

Les brèves du Bitcherland

Schmittviller

Deux vainqueurs

Les jeux intervillages à Schmittviller, grâce à une bonne  organisation, une   animation exceptionnelle par Léon Meyer et Jean-Hugues Romang et une météo favorable ont eu beaucoup de succès. Treize épreuves attendaient les concurrents.  Bining a dominé  dès le 5 ème jeu. Mais en  finale l’équipe  biningeoise a terminé première avec celle de Rahling. L’an prochain, les jeux se  dérouleront à Bining.

Photo J.A.S.
Gros-Réderching

Parc éolien

La société allemande Steag New Energies  a l’intention de créer un parc éolien à Gros-Réderching. Le conseil municipal a donné son accord, mais Mario Schneider qui proposait de créer une piste cyclable sur la ligne de chemin de fer Bitche Sarreguemines s’oppose fermement à leur 
implantation.

Schweyen

Olympiades

Les participants aux olympiades de Schweyen ont eu à passer huit épreuves, dont quatre dans l’eau de la piscine installée sur le terrain. Les douze équipes se sont données à fond durant toutes les épreuves. Les 68 participants étaient ravis  de ces épreuves qui ont été  beaucoup appréciées  par les spectateurs.

Achen

Travaux à l’église

Lé sécheresse de 2015, ayant généré  des fissures dans de nombreux bâtiments de la commune,  la commune d’ Achen a été reconnue en état de catastrophe naturelle par arrêté ministériels  du 16 septembre 2016.  C’est pourquoi, la municipalité réalise actuellement des travaux de consolidation des fondations de l’église paroissiale. Après  le traitement  du sol par injection de résine expansive sous contrôle laser traitement, l’immeuble sera en observation pendant plusieurs mois. Si le contrôle est concluant,  des travaux complémentaires  de maçonnerie et de finition pourront se réaliser.

Volmunster

80 enfants au Centre aéré

A Volmunster la dynamique association « Le Colimaçon » organise des centres de loisirs depuis 1970. Elle joue un rôle important dans l’encadrement des jeunes du Pays de Volmunster. Durant les  grandes vacances,  près de 80 enfants   ont participé au centre aéré du Colimaçon, dirigé par Fleur Montag. Le thème de tout le centre aéré était de remonter un casino clandestin comme   en Amérique, dont les responsables ont rejoint la France. C’est ainsi que  les jeunes, encadrés par les animateurs ont fabriqué durant les heures de bricolage des machines à sous et à roulette, un billard etc.  

Hottviller

Nouvel agent

La municipalité vient d’embaucher un nouvel agent Cyril Mussel de Walschbronn qui remplacera en 2018 Francis Ott, qui partira en retraite.  Il sera en stage durant une année avec son tuteur et fera connaissance de toutes les tâches à accomplir dans une commune rurale. Il travaillera 35 h.  La Mission locale apporte son soutien financier  à hauteur de 50% pour 20 h par semaine. En raison du travail complet à 35 h, la commune finance la différence.

Waldhouse

Un mur coloré

La façade de l’école de Waldhouse, d’une longueur de 140 m vient être rafraîchie par  l’artiste peintre Franck Bragigand, en résidence à Bitche. Il a passé une journée avec les élèves auxquels il a expliqué son projet. C’est le dessin de la petite Alena qui a été retenu pour matérialiser le projet.

Walschbronn

120 exposants

Des centaines de chineurs français et allemands   sont venus au marché aux puces  transfrontalier de Walschbronn. Il était organisé par le club d’épargne La source. 120 exposants se sont donné rendez-vous dans ce village frontalier.Grâce à la restauration et la bonne organisation mises en place par les organisateurs, ce fut aussi l’occasion pour  beaucoup de se rencontrer et de passer un après-midi convivial.    
J.A.S.






dimanche 6 août 2017

Bonne ambiance au centre aéré du Colimaçon de Volmunster


Photo J.A.S
A Volmunster la dynamique Association « Le Colimaçon » organise des centres de loisirs depuis 1970. Elle joue un rôle important dans l’encadrement des jeunes du Pays de Volmunster. 




Durant les  grandes vacances,  près de 80 enfants   ont participé au centre aéré du Colimaçon, dirigé par Fleur Montag. Le thème de tout le centre aéré était de remonter un casino clandestin comme   en Amérique, dont les responsables se sont venus  en France. C’est ainsi que  les jeunes, encadrés par les animateurs ont fabriqué durant les heures de bricolage des machines à sous, à roulette, un billard etc.  

J.A.S.

samedi 5 août 2017

L'histoire de l'Alsace -Moselle . de 1870 à 1945

Synthèse sur la conférence du Professeur Jean-Laurent Vonau au congrès de Orphelins de Guerre à Strasbourg 
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PREMIÈRE ET DEUXIÈME GUERRE MONDIALE

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L’histoire de l’Alsace-Moselle de 1870 à 1945
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Durant cette période, l’Alsace-Moselle a changé cinq fois de nationalité. Elle a été successivement  annexée à l’Allemagne ou rattachée à la France. A chaque fois c’est un drame humain qui se joue au niveau des provinces perdues ou gagnées.
    
La première annexion à l’Allemagne de 1871
    
Rappel sur le conflit de 1870-71, L’Alsace et la Moselle ne constituent pas la cause du conflit.     
Origine : La candidature du  Prince catholique allemand de Hohenzollern-Sigmaringen sur le trône de « Toutes les Espagnes »  Napoléon III exige le retrait de cette candidature. Le 1ier Ministre prussien Bismarck modifie les termes de la dépêche d’Ems, annonçant le retrait de cette candidature, pour qu’elle apparaisse insultante vis-à-vis de Napoléon III.
Pour les militaires allemands la Moselle avec la place forte de Metz de premier ordre et l’Alsace, avec pour limite naturelle les Vosges, facilite la défense de l’Allemagne. L’Assemblée Nationale française est réfugiée à Bordeaux. Les députés d’Alsace Moselle dont Gambetta affirment solennellement par la « Protestation de Bordeaux » : « leur volonté et le droit de rester Français ».
Les Députés votent la cession de l’Alsace Moselle par 570 voix pour et 140 contre et entérinent la victoire des militaires prussiens. En Alsace Moselle ce vote est perçu comme un abandon de la France.
Les habitants peuvent opter pour la France en quittant et abandonnant leurs biens : Sur 150.000 « optants » à l’origine,  50.000 Alsaciens quittent effectivement leur domicile.
Durant la période de 1870 à 1918 apparaît une tendance à un autonomisme pro-français : Identité régionale Alsacienne pour éviter d’être entièrement Germanisé.
   
  
La deuxième annexion de 1940
    
Encore une fois, l’Alsace et la Moselle ne constituent pas la cause du conflit.    
L’Allemagne envahit la France en six semaines. Le 20 juin 40 Hitler nomme Robert Wagner, son compagnon de toutes les aventures, Gauleiter d’Alsace (1). Il s’agit d’une annexion de fait puisqu’il n’y a pas encore eu la signature d’un traité de paix. Wagner a en charge la nazification de l’Alsace et doit faire devenir les Alsaciens des Allemands en 10 ans en essayant de « laver les cerveaux »  des plus réfractaires.
  
Il va faire du zèle et accélérer ce processus de nazification en moins de 5 ans. En particulier il exige l’incorporation des Alsaciens dans la Wehrmacht et dans les Waffen-SS ce qui est contraire même à l’avis d’Hitler qui finira par céder: - Le 25 Août 1942 Incorporation de force dans la Wehrmacht – Incorporation de force de la Classe 26 (2) dans les  Waffen-SS (8.000 jeunes hommes de 16ans et demie et 17 ans).
   
Nazification de l’Alsace (suite) : Wagner installe le système d’administration allemande dans l’ Alsace. Toutes les autorités françaises ont quitté l’Alsace et la Moselle en mai-juin 40 : Administration des Préfets, Justice, Gendarmerie et Police.  Il exerce un pouvoir dictatorial. Il expulse 10.000 Alsaciens et 1.800 Juifs. A partir de 42, il « transplante dans des camps spéciaux » en Silésie, Pologne ou Ukraine, les familles qui jusqu’alors pouvaient faire l’objet d’expulsion.
   
  
        
Le rattachement à la France de 1918      
      
En 1911 l’Alsace-Moselle a obtenu une constitution comportant certaine autonomie avec un parlement local qui aurait pu déboucher sur une autonomie complète de la région vers les années 20. 
En 1914, encore une fois, l’Alsace et la Moselle ne constituent pas la cause du conflit.
Cependant dès 1915 la presse française lance une véritable campagne pour revendiquer les territoires de l’Alsace et de la Moselle en cas de victoire.
   
Février 1915 - La Conférence d’Alsace-Lorraine est créée où une trentaine de personnalités siègent pour penser organiser les conditions du retour à la Nation française : Comment définir les règles particulières concernant l’organisation future de l’Alsace dans le domaine religieux, social, économique et territorial.
      
L’idée d’un plébiscite commence à apparaître. A cette époque la jeune génération des Alsaciens parle l’allemand. Sauf les personnes âgées, la bourgeoisie aisée parle le français.
En 1918 après l’armistice, l’armée française occupe la région jusqu’au Rhin. L’armée française est accueillie de façon extraordinaire : Enfin la paix, enfin du pain blanc qui succède à la famine ! C’est « l’éblouissement tricolore ».
    
  
L’ idée du plébiscite sera reprise par les Américains lors des négociations de paix de 1918 car il veulent que la paix soit fondée sur des critères de stabilité, invoquant en quelque sorte le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes : Auto-détermination de la population.
La France n’en veut pas et l’Allemagne non plus. La France n’est pas sûre du résultat. L’Allemagne se méfie des Alsaciens qui sont parfois « soviétisés ».
   
A la table des vainqueurs, la France fera valoir que l’accueil extraordinairement enthousiaste des armées françaises par les Alsaciens et Mosellans équivaut à un Plébiscite. 
               
1918 - Le tri de la population est effectué sur proposition de Poincaré à partir de novembre
     
1) Tous les fonctionnaires allemands sont mis à la porte.
  
2) Les Alsaciens Lorrains sont « classés sur la base du sang » et reçoivent différentes cartes d’identité :
Carte de type A - (barrée de tricolore) : Alsaciens ou Lorrains dont les parents et les grand-parents sont nés en terre française avant 1871.
Carte de type B - (barrée de deux traits rouges) : dont un membre de la famille n’est ni Alsacien, ni Lorrain, ni Français de l’intérieur.
Carte de type C - (barrée de deux traits bleus) : dont les deux branches de la famille proviennent de pays alliés à la France ou restés neutres durant la guerre 14-18
Carte de type D - (sans barre de couleur) : Attribuée aux étrangers de pays ennemis durant la guerre 14-18, soient 111.000 personnes qui ont été chassés d’Alsace-Moselle en février-mars 1919. 
    
Ce tri s’est fait sur la base du sang alors qu’ailleurs en France la nationalité est fondée sur la base du territoire.  
    
1922 - 1924, le malaise alsacien        
La loi Combes sur la laïcité dérange, les Alsaciens et Mosellans sont attachés au Concordat de 1801 qui est toujours en vigueur.  L’Alsace-Moselle est administrée par des Commissaires de la République qui abusent de leurs pouvoirs plus étendus que ceux d’un Préfet. Un nouvel autonomisme naît.   
    
1924, Loi d’introduction du droit local
La France maintient les garanties accordées par les Prussiens en 1870. Ce droit local est toujours en vigueur aujourd’hui.
    
Le retour  à la légalité républicaine française en 1945
     
C’est la fin de l’oppression allemande, les Alsaciens sont restés de nationalité française. Le gouvernement de Vichy n’a jamais reconnu la cession du territoire, ni bien entendu la France Libre.
Les Allemands ont traité les Alsaciens comme faisant partie de la mouvance de la nation allemande mais restant des citoyens en devenir à condition qu’ils acceptent l’incorporation de force prônée par Wagner, comme Bismarck 70 ans plus tôt, par le fer et par le sang.
Les incorporés de force étaient aussi des Luxembourgeois, une partie des Belges, les Polonais de Silésie, les Allemands de Hongrie (environ 477 000 parlant allemand en Hongrie).
L’Alsace au printemps 45 redevient une province française dans la situation qui était la sienne en mai 40. Mais ce retour ne peut s’effectuer d’un trait de plume.
Il y aura une épuration : Elle est difficile à mettre en œuvre. Sous l’occupation de Wagner la neutralité n’était pas de mise. Les Alsaciens ont du montrer qu’ils étaient de « bons allemands » sinon ils étaient envoyés à Dachau ou dans les « camps de transplantation ».
L’alsace est la région en France où il y eu le plus d’arrestations. Il y eu 20.000 arrestations de sûreté en Alsace sur dénonciation par les FFI, évitant ainsi les exécutions sommaires, environ 50 dans le Bas-Rhin.
L’Alsace-Moselle est la région de France où il y eu le plus d’arrestations : les 2/3 des arrestations en France. En France on estime à environ 12.000 le nombre d’exécutions sommaires à la Libération.
   
Conclusion
    
L’Alsace-Moselle n’a jamais fait l’objet de revendications territoriales.
Les changements de souveraineté subis par l’Alsace-Moselle n’ont jamais respecté les droits de la population : On n’a jamais permis à la population d’exprimer ses revendications.
Les Alsaciens et Mosellans n’ont pas obtenu la double nationalité à laquelle d’autres populations ont pu bénéficier.
La tendance vers une « certaine neutralité » est apparue dans l’entre-deux-guerres. En 1936 tous les députés de l’Alsace se déclaraient autonomistes quelle que soit leur place sur l’échiquier politique. Après 45 l’autonomisme a complètement disparu car il avait été exploité de 40 à 45 par l’occupant.  
Ballottée entre la France et l’Allemagne, la population s’est réfugiée dans le régionalisme qui est le creuset de l’identité régionale. Le « parler Alsacien » s’est développé pour échapper aux contraintes de l’occupant allemand.
  
     
 Jacques Monbeig-Andrieu 
      


(1) Le Gauleiter  Robert Wagner administrait les régions de Bade et d’Alsace. Le Gauleiter était le chef  du parti nazi de la région. En fait  il était le seul chef du « Gau », ici l’Alsace et au Pays de Bade. Wagner sera jugé, condamné à mort le 3 mai 46 par le tribunal de Strasbourg et exécuté le 14 Août 1946. 
(2) Classe 26 : concerne les hommes qui sont nés en 1926.

Tous pour Nathan à Montbronn


Réouverture de la rue d'Ormersviller


 Photos Joseph Antoine Sprunck



L’équipe d’ouvriers de l’Entreprise Grébil a réussi à terminer le  mur de soutènement au Pont de chemin de fer de la rue d’Ormersviller. Depuis ce jeudi 3 août à 17 h 20, la route départementale Volmunster-Ormersviller n’est plus barrée. Elle est ouverte à la circulation  avec un mois d’avance. 


La circulation  est alternée au pont où l’ancienne voie de chemin de fer a été comblée. En effet, elle était  fermée depuis le 10 juillet, elle ne devait rouvrir que le 3 septembre 2017. Grâce à la la nouvelle technique de Terre armée, le mur se soutènement a pu se construire dans un temps record. Il faut  rappeler, que les habitants du quartier du Rebberg à Volmunster avait 9 km à faire pour rejoindre en voiture  le centre village depuis le 10 juillet.

Heures supplémentaires

L’équipe de l’entreprise Grébil, formée par un technicien de la société Terre armée, a réussi  à monter le mur de soutènement dans un temps record. Il leur a fallu plus de temps pour démolir le pont que  d’élever le mur et de combler le la voie de chemin de fer avec du remblai granulaire.


Les ouvriers en train de terminer l'élévation du mur de soutènement

Pour permettre aux habitants de la rue et particulièrement les habitants  du quartier du Rebberg et les usagers de la route départementale Ormersviller-Volmunster de rejoindre le centre du village, les ouvriers ont fait des heures supplémentaires, car le 4 août l’entreprise ferme pour ses congés annuels. Avant de quitter le chantier, ils ont  posé une couche de macadam sur un voie et posé les  panneaux règlementaires pour une circulation alternée. 

Après les congés, il reste à l’équipe de couvrir le muret d’une couverture en béton, à poser les bordures, le garde-corps et une couche de macadam.

Joseph Antoine Sprunck

vendredi 4 août 2017

Les brèves de Sarreguemines - Confluences


Bliesbruck

Honoré
Photo DR


Hermann Lebert, un Européen engagé et convaincu, est président de l’association franco-allemande pour la construction de l’Europe. Il est  le principal acteur des rencontres et des relations entre élus français et allemands. Il est le fils de l’ancien et dernier maire de Reinheim. Pour ses engagements sans failles pour l’Europe et l’amitié franco-allemande,  le maire de Bliesbruck, Jean-Luc Lutz lui a remis la médaille de la commune. Nos félicitations.

Rémelfing

Fibre optique

A la grande satisfaction des habitants, l’opérateur Orange déploie la fibre optique à Rémelfing et branche chaque foyer demandeur. Le but est de fournir un réseau performant de type FTTH (biber to the home).  Ceux qui souscrivent auront l’avantage d’avoir une connexion internet plus rapide, de meilleures  images à la télévision et une liaison téléphonique améliorée. 

Neufgrange

Regroupement scolaire

A partir de la prochaine rentrée à Neufgrange,  seront regroupés au bâtiment Sant-Joseph, les élèves des écoles maternelle et élémentaire ainsi que le périscolaire et la restauration. De plus,  à la demande des parents d’élèves, c’est le retour aux quatre jours qui a été décidé. Le transport scolaire entre Silzheim et Neufgrange sera assuré par un bus navette de la CASC.  Tous les locaux  ont été réhabilités pour les  rendre plus fonctionnels et modernes.


 Sarralbe

Plan de prévention

Après sept ans d’études, de réunions et d’enquête publique, le plan de prévention des risques technologiques autour de l’usine Inéos de Sarralbe, vient d’être signé par le préfet de la Moselle.  L’entreprise Inéos aura 5 ans pour se mettre en conformité. Elle devra engager 36,8 M€ de travaux. Est également prévue  la destruction de huit maisons à Sarralbe et trois à Willerwald. Une enveloppe de 2M € est prévue pour  dédommager les propriétaires. Les maisons situées dans la zone bleue devront réaliser des travaux de réduction de vulnérabilité. 

Grosbliederstroff

Soixantième anniversaire

L’épicerie Carrefour-Express de Grosbliederstroff fête se 60 ans. Paulette et Camille Weber ont ouvert en 1957 une boulangerie à Grosbliederstroff. Hélas, comme il y avait huit autres dans la localité, la vente de pains fut minime. Très rapidement, ils se lancent dans l’épicerie. En 1967, ils construisent un nouveau magasin de 120 m2, qui sera agrandi en 1984, puis en 2003 pour atteindre 264 m2. Elle a vécu sous différentes enseignes, Spar, Libre serbe Weber, Utile, Timmy, 8 à 8 et aujourd’hui Carrefour express. La magasin , avec six vendeuses est ouvert tous les jours de 7 h 45 à 20 h, ainsi que le dimanche matin.

Bliesbruck

Soixante-dixième anniversaire

L’Association sportive de Bliesbruck, créée en 1947, va fêter le dimanche 6 août ses 70 ans.  En plus de la fête d’été du samedi 5 août avec son marché aux puces, le club invite les équipes de réserve du FC  Metz 2 et FC Valenciennes pour un match de gala le dimanche à  17 h 30. Un repas sera servi sur réservation le dimanche à midi. Contact: Roland Muller au 06  07 13 89 27.

Sarreguemines

Du papier pour les enfants


Il y a deux mois a été créée l’Association Du papier pour l’enfance à l’initiative de Alain Dann. L’idée est partie d’une association que le président côtoie depuis deux ans, les Bouchons de l’espoir, devenue un exemple du genre et qui est désormais une référence dans la région. La nouvelle association a été lancée il y a quatre mois par un groupe d’amis bien décidé à innover dans le sens du service aux autres. « Les bouchons », sous l’impulsion de Martine Behr, font un travail remarquable qui bénéficie aux enfants du service traumatologie des hôpitaux de Strasbourg, ils ont fédéré les bénévoles et créé du lien, c’est incroyable. « Le but est à la fois écologique, ludique, solidaire et économique », assure  le président Alain Dann.

Le message du Père François

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (17, 1‑9)

« En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils enten­dirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul.
En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. » 


Avant de se rendre à Jérusalem, où il va être exécuté et ressusciter d’entre les morts, Jésus se retire avec Pierre, Jacques et Jean sur une montagne, appelée le Mont Tabor. Cet évangile nous a été proposé durant le carême où nous avons vu Jésus acculé à des impasses, à des obstacles qui ferment  tout avenir. Nous connaissons également  de grandes épreuves qui nous font mal et perdre confiance. Par ailleurs, l’expérience de la vie nous montre que les chemins les plus faciles sont sans issues. Et dans l’évangile de ce jour, Jésus nous fait découvrir que tout n’est pas « bouché » et qu’il y a toujours des chemins d’avenir.
La TRANSFIGURATION  rappelle le cœur de la mission de Jésus et de ceux qui le suivre. Cet événement est capital pour les disciples à qui Jésus vient d’annoncer les persécutions et sa mort prochaine. Sans perspectives, on ne va pas de l’avant. Les contraintes et tous les mauvais coups de la vie ne peuvent pas être dépassés, si on n’a pas d’objectifs plus forts. Ainsi, Jésus parlant de son départ avec Moïse et Elie est rayonnant. Pierre, Jacques et Jean en restent bouche bée. Ils le voient à présent comme ils ne l’ont jamais vu. Jusque-là, ses premiers disciples n’avaient jamais pensé que Jésus s’inscrivait dans cette grande histoire d’amour entre Dieu et l’humanité. A présent, pour le suivre, il leur faut franchir une nouvelle étape. Ils avaient reconnu en Jésus un personnage hors du commun, un messager en qui, ils voient à ce moment-là le Fils de Dieu. « Celui-ci est mon Fils bien aimé ; en qui je  trouve ma joie : écoutez-le. » 
Après cette révélation à ses 3 apôtres, Jésus les engage à n’en rien dire avant sa Résurrection. En effet, pour le moment, les autres disciples n’étaient pas en capacité d’accueillir cette nouveauté.
Nous sommes tous embarqués dans cette même histoire humaine. En fait, chacun de nous a entendu dire, « que Dieu nous aime ». Et pourtant, les épreuves, qui remettent en cause nos sécurités de vie et de foi en cet Amour, nous bousculent et nous déchirent.  
Les épreuves, que nous ne choisissons  pas, ne devraient pas nous enfermer ou nous déstabiliser. Tout au long de sa vie et en particulier sur cette montagne, Jésus nous fait découvrir que nous avons des énergies insoupçonnées pour rebondir dans les pires situations. Et pourquoi ? St Pierre nous rappelle dans la lecture de ce matin : «  vous faites bien de fixer votre attention sur la parole prophétique…. Jusqu’à ce que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs. » 
Personnellement quand j’accompagne des pèlerins en ces lieux, ou quand j’évoque ce qui s’y est passé, c’est pour moi un rappel, que l’Amour de Dieu est toujours à l’œuvre. 
La rencontre de personnes en grande difficulté, certains obnubilés par les échecs, la poisse, la maladie incurable, la mort, m’obligent sans cesse à réajuster mon approche, pour respecter ce qu’ils vivent sans les y enfermer. Grâce à l’amour des autres, ils ont pu réagir et retrouver des forces neuves. L’amour des autres n’est-il pas chemin de l’Amour de Dieu ?
            Le Pape François, lors de son voyage pastoral au Mexique en 2016,  a pourfendu à cette occasion, les riches et l'élite corrompue en les accusant  d’accumuler : "Une richesse qui a le goût de la douleur, de l'amertume et des souffrances : tel est le pain qu'une famille ou une société corrompue offre à ses propres enfants". En disant cela, le Pape François veut redonner espoir et réveiller les énergies de tous ceux qui n’en peuvent plus, découragés et qui se sentent  abandonnés.
Il en va de même pour les milliers de réfugiés, d’orphelins et de miséreux qui cherchent un dernier recours. Des associations, des femmes et des hommes refusent de baisser les bras et d’abandonner à leur triste sort, des gens qu’ils regardent comme des frères. C’est une nouvelle étape dans leur vie : reconnaître comme des frères ceux qui sont abandonnés. C’est aussi un bonheur pour ces derniers, d’être reconnus comme des frères. Tous ces gens-là, prennent des risques face à l’égoïsme de ceux qui les méprisent. Ils vont même jusqu’à les chasser 
La transfiguration nous entraîne à refuser, à tout prix, le désespoir. Il importe de rechercher les chemins de foi en l’avenir. Comme Jésus et avec lui, il nous faut gravir la montagne et nous dépasser pour atteindre le sommet. Même s'il n’y a  pas de montagne à proximité, nous sommes, néanmoins, invités à prendre un peu de recul, de distance avec notre environnement pour nous livrer en toute confiance au dialogue avec Dieu. Ce dialogue est à l’image du dialogue avec nos proches. Il se fait en marchant, un pas après l’autre, un  événement après un autre, sur le chemin de Pâques qui nous mène à la résurrection.

François, prêtre retraité