lundi 5 juin 2017

Noces de diamant de Charles Rebmann et Augustine Stab à Eschviller


Antoine Schaff, maire, célèbre  le mariage civil de Charles Rebmann d’Eschviller et de Augustine Stab de Weiskirch et le chanoine Henri Auer, le bénit le 12 mai 1967

Photos Laetitia Schattner

Evacué à Tincry

.Charles Rebmann est né le 12 mai 1932 à Eschviller. 
Alors que son père Nicolas est mobilisé, sa mère et le reste de la famille devaient être  évacués le 1er septembre pour la Charente. Mais avant le départ du train, son oncle Joseph Rinder vient récupérer la famille chez lui à Tincry (Moselle) où il tenait une laiterie. Dès juin 1940, la Moselle est annexée de fait.

Ecole allemande

 A la rentrée scolaire d’octobre, c’est un instituteur allemand nazi qu’il a comme instituteur. « Dès le premier jour, le maître nous distribue la photo d’Adolphe Hitler et nous apprend le salut nazi. Quand je montre cette photo à mon père, il se fâche, la déchire et la brûle. Le lendemain, le maître demande à chaque élève de mettre la photo sur la table pour le salut. Comme je ne l’ai plus plus, il me tire tellement l’oreille qu’il la décolle et   elle saigne. » nous raconte Charles.   Alors qu’à l’école d’Eschviller, il  avait appris  l’écriture latine, à Tincry il a dû apprendre l’écriture gothique. 

Expulsé dans le Tarn

« Comme mon père  était vraiment anti nazi  et avait refusé manifestement d’intégrer la Deutsche Volksgemeinschaft (la communauté allemande), nous avons été  expulsés avec la habitants indésirables de Tincry en novembre 1940 à Puycelsi (Tarn). J’y ai fréquenté l’école, mais comme mon frère et moi parlons le francique, nous sommes  traités   de  «boches» nous raconte avec émotion Charles. La famille ne reviendra qu’en 1946 à Eschviller, où elle trouvera leur maison en partie détruite. 

Manoeuvre  

Dès 14 ans, il est allé travailler en tant que manoeuvre à l’entreprise Wack de Erching-Guiderkirch, et à 18 ans, il devance son appel à l’armée. A son retour, il sera chauffeur d’autobus durant 30  ans aux transports Diss puis Staub. Il termine sa carrière à Continental à Sarreguemines, où il  prendra sa préretraite à 58 ans.



Rencontre dans le bus

Augustine, est née le 17 octobre 1936 à Weiskirch a travaillé comme aide agricole chez ses parents, et en 1956, son père, exploitant agricole, est mort du tétanos. Elle devra remplacer son père dans la culture, ce qui sera très dur pour elle. Comme elle prend le bus  pour se rendre à Eschviller suivre des cours de couture, elle fait connaissance de Charles.  Elle a consacré sa vie à tenir son foyer et à élever  ses   enfants. Les jubilaires   sont les heureux parents  de Yolande, Marie-Antoinette, Isabelle et Gilles. Ils ont fêté leurs noces d’or en 1967. Samedi dernier, ils ont fêté leurs noces  de diamant entourés de leurs quatre enfants, de neuf petits-enfants et de deux arrière-petits enfants


A Augustine et à Charles, nous adressons toutes nos félicitations et nos meilleurs vœux.

vendredi 2 juin 2017

Devenir gardien de la paix


Report de la collecte du multiflux

Reporte de la collecte du multiflux

Pour mieux connaître la vie de l’abeille au Moulin d'Eschviller


Grâce à la réalisation du rucher pédagogique, les apiculteurs  ont mis en route les ateliers du petit apiculteur sur le site du moulin d’Eschviller. Les élèves font connaissance de l’abeille, des ruches, des produits de l’abeille et du matériel utilisé. 

A partir du mois de mai  les ateliers pédagogiques du petit Apiculteur   sont très fréquentés.  L’Association Européenne de Développement Apicole et Ecologique, présidée par Gaston Steiner, est très active et accueille de très nombreux élèves. Nous avons assisté  aux prestations des  cinq apiculteurs  qui avec les Amis du Moulin ont accueilli durant une journée 80 élèves de l’école élémentaire de Willerwald. Avec tout ce monde tous les salles du site étaient occupées.

Au rucher pédagogique

Photos J.A.S.

Pour bien comprendre le fonctionnement d’une ruche, les techniques de l’apiculteur, la visite guidée du rucher pédagogique est indispensable pour les élèves. Grâce à une vidéo-projection, le fonctionnement de la ruche et la vie des abeilles leur est présentée. Ils y font connaissance des techniques et des outils de l’apiculteur.

Ouverture d’une ruche


Tous les enfants en tenue d’apiculteur ont doit à l’accès des ruches peuplées. L’apiculteur calme d’abord les abeilles avec un léger enfumage et ainsi les élèves peuvent apercevoir le nid de couvain et les réserves de nourriture. Parfois ils peuvent voir la reine et prendre en main les faux-bourdons.



Produits de la ruche

Avant de façonner  une bougie avec de la cire gaufrée, le guide leur présentent les différents produits de la ruche: le miel, le propolis, le pollen et la cire. « A cet atelier, je profite pour leur parler du rôle essentiel de l’abeille. En allant chercher le nectar dans les fleurs, elle  les pollinise. Grâce à elles les arbres portent des fruits.  Je  rappelle aussi aux   enfants que les abeilles  meurent souvent à cause des herbicides. » souligne André Bahl, apiculteur. 


Dans ce dernier atelier, après les explications de  l’apiculteur, chaque élève réalise une bougie en cire qu’il emporte  à la maison.

Le monde vivant

Grâce aux ateliers des apiculteurs du Moulin d’Eschviller, les enfants apprennent à connaître le monde vivant et  particulièrement les autres hymenoptères (bourdon, guêpes, frelons).

« En découvrant de très près les abeilles lors de l’ouverture des ruches, les enfants sont fascinés par elles. Grâce au rucher pédagogique, l’ouverture des ruches et la manipulation de la cire, les enfants comprennent mieux pourquoi, il ne faut pas polluer la nature.» nous confie un enseignant.
   
Joseph Antoine Sprunck
                 

jeudi 1 juin 2017

Le message du Père François pour la Pentecôte

Évangile  de Jésus Christ selon St Jean 20 19–23

« C’était après la mort de Jésus ; le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

Photos DR

Parler de Dieu, Père, les images ne manquent pas dans l’Evangile et la littérature. Parler de Jésus, Fils du Père, c’est plus facile, car depuis sa naissance, il fait partie de la famille humaine. Mais comment aborder l’image du Saint Esprit ? 
Avant de quitter les apôtres, Jésus annonce la venue du St Esprit. Il est la 3° personne qui procède du Père et du Fils. Il est aussi, celui qui fait un lien attractif et respectueux entre les deux.  Je conviens, que ce n’est certes pas commode à comprendre et à expliquer ! Pour preuve, aux baptêmes, quand on pose la question : croyez-vous au Saint Esprit ? La réponse est souvent le silence. 
Néanmoins, essayons d’y voir un peu plus clair. Qu’est-ce qui s’est passé ce matin-là à Jérusalem ? Nous sommes en présence d’un groupe d’hommes, timides, craintifs qui brusquement, font sauter les verrous de la pièce où ils étaient enfermés par peur des juifs. Tout à coup, ils vont dans la rue, sans peur ni complexe.  Ils  s’adressent à tout le monde et on les écoute. L’engagement de Jésus : « Ne quittez pas Jérusalem, avant d’avoir reçu le Saint-Esprit » vient de se réaliser, ce matin-là. Quel bouleversement ! Tous ces gens venus de la Mésopotamie, c'est à dire l’Irak actuel, de la Cappadoce : la Turquie d’aujourd’hui, de Libye, d’Egypte et même des Européens de Rome, sont interpellés par la Bonne Nouvelle qu’ils entendent.
L’Esprit de Dieu, symbolisé dans l’évangile, par le vent et le feu, transforme les apôtres en témoins du Christ Ressuscité. Chacun les comprend dans sa langue. Chacun est rejoint dans ce qu’il est. « Tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu. ». La Bonne Nouvelle est annoncée en rejoignant les sensibilités et les cultures de chacun.
Aujourd’hui, nous nous trouvons un peu dans un contexte semblable. Mais ne serait-ce pas une chance de vivre aujourd’hui, au milieu de populations diversifiées, de race, de culture, de croyance ? Nous avons un message d’amour, de paix et de justice à partager avec des gens qui ne demandent qu’à être accueillis et respectés. C’est la famine, la guerre, la misère, le chômage qui les a poussés à quitter leur terre et à prendre toutes sortes de risques pour survivre. 
L’Esprit de Dieu est créateur dans un monde, où les mentalités sont en perpétuelles évolutions. L’Eglise se doit de trouver des chemins toujours nouveaux, pour l’annonce de l’Evangile. Tout homme, doit pouvoir entendre ce beau message que Dieu lui adresse au milieu de ces tourments: « Je t’aime ! Tu as du prix à mes yeux ! »
Pour ce faire, Dieu compte sur chacun de nous pour être le serviteur du « Défenseur » promis par Jésus. Si l’amour, la joie, la paix et la vérité rayonnent dans notre comportement habituel, les frontières du mal, y compris celles de la guerre reculeront et seront anéanties.
Regardez et voyez, tous ces enfants, ces jeunes et ces adultes en mouvement d’Action Catholique qui se mobilisent à longueur de journées et d’années pour favoriser des lieux de partage, de réflexion et d’action. En sortant de nous-mêmes,  nous voulons respecter le monde qui est bien le nôtre. Nous pourrons témoigner de notre foi en ce Dieu qui nous fait vivre. A la suite les apôtres, nous répandrons la Pentecôte autour de nous ! Et toujours, il faudra le souffle créateur de Dieu pour résister à toutes les tentations de repli sur soi. 
Avec l’Esprit de Jésus, il nous faut  chercher aujourd’hui des chemins nouveaux. Jésus n’est pas passé à côté des problèmes des gens de son pays. Il s’est fait l’un d’entre eux, au point de prendre sur lui la souffrance et l’espérance de son peuple. Aujourd’hui, plus que jamais, les chrétiens et tous les hommes de bonne volonté ont besoin de trouver: accueil, compréhension, tolérance, miséricorde, au lieu d’être tancés et condamnés par des vérités intangibles, qui n’ont rien à voir avec l’Esprit de Dieu. 
Pour attiser notre Espérance, quand la fidélité est usée, quand la bêtise humaine l’emporte et que le monde semble écartelé, il nous faudra toujours l’Esprit créateur, ce souffle de Vie pour annoncer l’Evangile. Il ne s’agit pas de mots, mais un type de présence, qui aide à  vivre, à créer, à lutter et à aimer, avec les hommes nos frères. Que l'Esprit Saint nous transforme pour notre temps, comme il l’a fait à la première Pentecôte, avec les apôtres.
François, prêtre retraité

Les brèves du Sarreguemines Confluence

Woustviller

65 000 € pour la  lutte contre le cancer

Photo J.A.S.


Les motards, les bénévoles et les sponsors de l’opération «Une rose, un espoir» ont remis un chèque de 65 000€ à la Ligue du cancer. C’est le résultat  de la vente de 22 000 roses., soit 10 000 € de plus qu’en 2016. Bravo à tous.

Grosbliederstroff  

Succès du locavorisme

Les produits locaux ont de plus en plus de succès avec les  marchés paysans et couverts ainsi que l’implantation des antennes de La ruche qui dit oui. Après Sarreguemines, Holving et Metzing, la mairie de Grosbliederstroff envisage de faire appel à la Ruche. Actuellement à Metzing, 14 producteurs et 646 consommateurs en profitent. Le vendredi 9 juin à 19 h 30 une réunion sera organisée en mairie  pour les futurs consommateurs afin de leur expliquer ce nouveau concept de La Ruche qui dit oui.

Fidèles aux rogations

Près de 60 paroissiens de Gros- et de Kleinbliederstroff  ont participé à une rogation, débutant sur le pont de la Blies. Elle était présidée par   les deux curés français et allemand: Eric Schneider et Andréas Müller. Cette rogation  a permis aux paroissiens de passer outre à toutes les différences de langue ou de nationalité.

Hilsprich

Nouveau forage

Pour connaître l’évolution de la couche de sel dans le sous-sol de Hilsprich, un forage est en cours jusqu’à 120 m. Le Bureau de recherches géologiques et minières a foré au nord de la cuvette de sel qui depuis une dizaine d’années  fissure les maisons. Deux autres forages seront réalisés en automne. Grâce  aux forages,  on pourra peut-être  modifier certains parties de la zone rouge. Le résultat de ces études de sol permettra également  d’établir le plan de prévention des risques naturels de la commune.

Sarralbe

Marches de la Trinité

Le samedi 10 juin, veille de la fête de la Trinité, les Amis de la chapelle de la Montagne d’Albe organisent des marches de pèlerinage de la Trinité. Trois départs sont prévus: à 14 h devant l’église de Nelling (guide: Marcel Fillinger), 15 h devant l’église de Willerwald (guide: Bernard Boucher), à 15 h devant l’église de Herbitzheim (guide: Marianne Hennard). Les marcheurs seront accueillis devant la grotte de Lourdes avec de quoi refaire leurs forces. Vers 18 h, les Vêpres  seront célébrées dans la chapelle de la Trinité. 

Sarreguemines

L’antenne Emmaüs

Depuis six mois, quatre compagnons Emmaüs logent dans une maison de pension à côté de l’entrepôt de Sarreguemines. Cette maison avec sanitaires, cuisine et salle de séjour est bénéfique pour tous. Quand les quatre autres chambres seront rénovées, ils seront à huit à loger sur place. Par ailleurs, il est prévu d’agrandir de 50 m2 la salle des ventes. Il faut rappeler que le premier dimanche de chaque mois est dédié aux ventes spéciales. Ainsi le 4 juin, est consacré aux jouets de plein air pour les enfants, le 2 juillet ce sera les appareils de musculation et de vélos.

Nouveau parking

Le parking de la rue des Vosges à Sarreguemines proposera bientôt ses vingt places derrière le cabinet de radiologie. Ces travaux évalués à 360 000 € sont revenus en réalité  à 500 000 €.

Welferding

Relevage de l’orgue

La fabrique de la paroisse Saint-Walfried envisage de faire réaliser des travaux de relevage de l’orgue de l’église. Le nettoyage complet est estimé à 60 000 € TTC.

Hambach

Nouvelle balayeuse

Pour nettoyer la voirie de Hambach et de Roth, une nouvelle balayeuse était nécessaire. Son prix d’achat est de 60 000 € TTC. Grâce à une subvention du Bassin Rhin-Muse et la récupération de la TVA, elle ne reviendra qu’à 40 000 €

J.A.S.