vendredi 27 mars 2026

Le saule têtard

 

Photo JAS

Le saule argenté ou blanc est le symbole de la survie et de l'immortalité. Le fait qu'il se reproduise le plus simplement du monde de ses rameaux plantés en terre naquit la légende de l'arbre éternel.

En Chine, la Cité des saules abritait les élus dans son séjour d'immortalité, correspondant au paradis des chrétiens.

Zeus, roi des dieux, naquit à l'ombre d'un saule. Les nymphes posèrent des feuilles de saule sur sa blessure du front. elle guérit aussitôt. MoOrphéerphée naquit également à l'ombre d'un saule, dont le bois forma sa première lyre.

Le christianisme considère le saule comme l"Arbre de Marie", toujours vert et immortel. Il a été implanté dans nos régions depuis les croisades.

Propriétés médicinales:

anesthésique, antirhumatismale,  antispasmodique, fébrifuge, sédatif, tonique.

Constituants: Salicine, sels minéraux, tanin

A Babylone on utilisait les décoctions d'écorce contre les fièvres des marais.

Hippocrate prescrivait la décoction d'écorce pour guérir les migraines et les maux de têtes. Effectivement la salicine de l'écorce du saule et du peuplier entre dans la composition de l'aspirine (créée en 1899). L'écorce de saule macérée dans du vinaigre blanc fait disparaître les durillons et les cors aux pieds.

Intérêt pour l'agriculture:

Un saule adulte assèche le sol: il pompe 100 | d'eau par jour qu'il évacue sous forme de vapeur d'eau par les feuilles.

Intérêt écologique: Les racines enchevêtrées et traçantes maintiennent la berge tandis que les branches retombantes ralentissent le courant et limitent son action érosive.

Produit du bois: dans la région de Volmunster on coupait le saule à deux mètres du sol, les branches qui poussent sont coupées tous les 7 à 10 ans pour fournir du bois et des fagots aux cultivateurs. Les branches sont utilisées comme bois de chauffage, comme piquets de clôture. C'est pourquoi, on l'appelle saule têtard. Ne se fendant pas, il était taillé pour fabriquer des sabots.

Sert d'abri aux insectes, aux animaux à poils et à plumes, chouette, pigeon, pic-vert, la mésange, le moineau, la cane colvert, le lérot, le hérisson, l’écureuil etc... Actuellement une chatte haret (chat domestique redevenu sauvage abrite sa nichée de chatons.

Rôle biologique: au coeur de la couronne, les produits de décomposition et les fientes des oiseaux constituent un terreau particulièrement riche où une adventice (qui n'a pas été semée) s'y multiplie: le groseillier, les orties, les framboises le gaillet gratteron, l'églantier, le bouleau. Le scientifique la baptisera flore épiphyte c'est à dire qui pousse sur les plantes.

Variétés: 

- le saule argenté (Silberweide)

- le saule des vanniers (Korweide)

- le saule marsault (Salweide)

Pour tous ces services, inconnus par notre génération, que le saule

a rendu, il est grand temps de mettre fin au massacre. Pour en  avoir un, il  suffit de planter une branche de 2,5 m, coupée aux deux bouts dans  pré humide, ou une simple branche de 2 cm de diamètre et il pousse.


J.A.S

 

Dimanche des Rameaux, message du Père François



Photo DR


 Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (21, 1-11)

Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples : « Allez au village qui est en face de vous; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin.” Et aussitôt on les laissera partir. » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »

 

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (26, 14 – 27, 66) lecture brève -  (L : Lecteur – A : Foule – B : Prêtre)

 

L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l’interrogea : 

A « Es-tu le roi des Juifs ? »

L Jésus déclara : 

B « C’est toi-même qui le dis. » 

L Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit : A « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? » 

L Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur fut très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. Les foules s’étant donc rassemblées, Pilate leur dit : 

A « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? » 

L Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus. Tandis qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : 

A « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. » 

L Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit : 

A « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? » 

L Ils répondirent : 

A « Barabbas ! » 

L Pilate leur dit : 

A « Que ferai-je donc de Jésus appelé le Christ ? » 

L Ils répondirent tous : 

A « Qu’il soit crucifié ! » 

L Pilate demanda : 

A « Quel mal a-t-il donc fait ? » 

L Ils criaient encore plus fort : 

A « Qu’il soit crucifié ! » 

L Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant : 

 

A « Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde ! » 

L Tout le peuple répondit : 

A « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! » 

L Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié. Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant : 

A « Salut, roi des Juifs ! » 

L Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier. En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus. Arrivés en un lieu-dit Golgotha, c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire), ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; et ils restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » Alors on crucifia avec lui deux bandits, l’un à droite et l’autre à gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient : 

A « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! » 

L De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant :

A « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! Car il a dit : “Je suis Fils de Dieu.” » 

L Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière. À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : 

B « Éli, Éli, lema sabactani ? »,

L ce qui veut dire : 

B « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » L L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : 

A « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! » 

 

L Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres disaient : 

A « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. » 

L Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit. (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant.) 

L Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent : 

A « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »

 

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Ce matin-là, à Jérusalem, la foule acclame Jésus et reconnaît en lui le Messie annoncé : « Hosanna au Fils de David…béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. » Quelques jours après, les « Hosan­na ! » laisseront place à d'autres cris : « À mort !  Crucifie-le ! » Ainsi va la foule et ainsi allons-nous !  Nous sommes prompts à acclamer et à condamner, de chutes en relèvements, de péchés en gestes de vie.  Parfois le calvaire à gravir nous paraît bien trop dur et la résurrection une idée trop loin­taine.

Sous l'acclamation comme sous l'injure, Jésus avance, tout entier habité par sa mission : montrer aux hommes le visage du Père, leur apprendre que l'Amour est plus fort que la mort et le mal.


La lecture de la passion du Christ que nous venons d’entendre, nous oblige à porter un regard lucide et de croyant sur la vie de nos contemporains. Aucun de nous ne peut rester indifférent à leur « passion ».

Le monde d’aujourd’hui est marqué, bien sûr, par de belles réalisations et progrès dans le domaine médical, scientifique, humanitaire, mais malheureusement par de nombreuses tensions et guerres. Cette année, la liste des conflits globaux ne fait que s’allonger, avec les guerres partout autour du monde : Ukraine, Israël-Gaza, Iran, Liban, Soudan…Sans compter la mort des milliers d’innocents. Beaucoup de jeunes sont inquiets pour leur avenir. La solitude de certains est très lourde à porter. Ils sont de plus en plus nombreux ceux et celles qui sombrent dans le désespoir. Simon de Cyrène nous montre le chemin de la solidarité. Lui le lointain s'est fait le prochain. Comme lui, nous entendons l'immense appel à porter les croix les uns des autres.

Chacun de nous pense à ce malade que l'on va visiter chez lui ou à l'hôpital, ce prisonnier avec qui on reste en contact, cette personne déprimée qui a besoin d'être écoutée et encouragée. Dans bien des familles chacun a ses problèmes et ses souffrances. Mais il est important que des personnes soient là pour aider celui ou celle qui souffre à porter sa croix. A travers tous ces souffrants que nous croisons sur notre route, c'est Jésus qui est là. Tout ce que nous faisons pour le plus petit d'entre les siens c'est à lui que nous le faisons. 


Nous allons vivre ensemble cette semaine sainte. Pour tous les chrétiens du monde entier, c’est un moment important de l’année. Avec Simon de Cyrène, nous suivrons Jésus sur le chemin du Calvaire. Sa mort, le vendredi saint, n’est pas un point final. Elle est un « passage » de ce monde vers le Père. C’est ainsi que Jésus est venu nous ouvrir un chemin qui permet à toute l’humanité d’entrer dans la gloire du Père. Les uns avec les autres nous chanterons et nous proclamerons : « Souviens-toi de Jésus Christ ressuscité d'entre les morts. Il est notre salut, notre gloire éternelle. »

 François, prêtre retraité

 

 


À Monaco, Léon XIV sur une terre de paradoxes, entre ultrarichesse et charité discrète


 Des préparatifs sur la venue du pape, samedi 28 mars 2026, à Monaco, une mosaïque cosmopolite de 150 nationalités qui repose sur un modèle social à deux vitesses assumé.
Des préparatifs sur la venue du pape, samedi 28 mars 2026, à Monaco, une mosaïque cosmopolite de 150 nationalités qui repose sur un modèle social à deux vitesses assumé.  Jean François Ottonello / Nice Matin/MaxPPP
À la veille de la visite du pape Léon XIV à Monaco, samedi 28 mars 2026, la principauté se révèle dans sa complexité : celle d’un État catholique traversé par une pratique en perte de vitesse, oscillant entre richesse ostentatoire et charité discrète, écologie affichée et yachts ultrapolluants… Récit d’un paradoxe habité.

Sur les affiches « Bienvenue » aux couleurs du drapeau monégasque, la silhouette de Léon XIV tranche déjà avec les superyachts amarrés en contrebas. Une image en forme de symbole, à la veille de ce voyage apostolique insolite. La question reste entière : pourquoi le pape américain, missionnaire des pauvres au Pérou, s’est-il empressé d’accepter l’invitation du prince Albert II à se rendre sur le Rocher – vitrine du luxe mondial avec ses casinos, ses bolides de collection, ses fêtes de la jet-set et ses exilés fiscaux ?

« La réalité de ce territoire est bien plus complexe que les caricatures qui en sont souvent faites », nuance le père Christian Venard, délégué épiscopal à la communication du diocèse. Des escaliers de l’archevêché au parvis de la cathédrale jouxtant le Palais, la remarque revient, inéluctablement : « l’Église de Monaco ne se résume pas à un repaire d’ultrariches ! ». Le cliché serait tentant, dans cet ancien village de pêcheurs où tout le monde autrefois se connaissait, devenu l’une des cités les plus chères de la planète – au cœur du quartier de Monte-Carlo, le mètre carré caracole à 100 000 €.

« Ici, il n’y a pas de gens à la rue »

Le petit pays des Grimaldi repose en fait sur un modèle social à deux vitesses assumé. Parmi ses 38 000 résidents – une mosaïque cosmopolite de 150 nationalités, dont seulement 9 000 Monégasques, sans compter les milliers de travailleurs qui affluent chaque jour de l’extérieur –, la pauvreté n’a pas vraiment droit de cité. Une allocation nationale au logement protège les Monégasques moins aisés, pour leur permettre de continuer à vivre sur place. « Ici, il n’y a pas de gens à la rue. Et si vous perdez votre emploi, l’État veille à vous aider à en retrouver un rapidement », illustre le père Dominique Arz, curé de la paroisse Sainte-Dévote, du nom de la patronne de la principauté, où le pape se rendra en fin de matinée.

Ces deux mondes se fréquentent-ils vraiment, ou cohabitent-ils sans se regarder ? Au sanctuaire Saint-Joseph de Beausoleil, qui dépend de l’Église de Monaco, des femmes en boubous bariolés côtoient, ce jeudi 19 mars célébrant le Patron des lieux, des voisines emmitouflées dans de coûteuses fourrures.

L’Église, « un des rares lieux de mixité sociale »

« Dans nos églises, sur un même banc, il peut y avoir un milliardaire et une femme de ménage assis côte à côte. L’Église reste l’un des rares lieux de mixité sociale », assure Mgr Guillaume Paris, vicaire général du diocèse. Lors de son accession au trône en 2005, Albert II s’était engagé pour une moralisation de la finance et son micro-État s’est modernisé, même si des scandales continuent régulièrement de le secouer.

Associations caritatives, œuvres paroissiales, dons privés… Derrière l’ostentatoire richesse de Monaco, cette solidarité réelle infuse le plus souvent à bas bruit. Une charité discrète qui tranche avec l’image d’exubérance souvent associée à la Principauté, et que Léon XIV pourrait aussi implicitement vouloir encourager.

« Si on la voit moins, c’est que cette aide se joue surtout hors les murs, dans les communes proches : il y a des maraudes à Menton, Nice… », explique le diacre Simon Ardiss, bénévole au sein de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. « Nous travaillons sur l’accueil des migrants à Vintimille. Et à l’étranger, il y a eu une mobilisation sur des terrains marqués par les catastrophes ou les guerres ; Ukraine, Birmanie… », abonde le diacre Robert Ferrua, à la tête de la Caritas locale depuis une vingtaine d’années.

Paradoxe environnemental

Sur la question écologique – l’un des thèmes du voyage papal –, Monaco incarne encore peut-être plus qu’ailleurs les contradictions de l’époque. « Ces dernières années, le prince, seul chef d’État à avoir marché sur les deux pôles, a fait de l’environnement un axe majeur de son rayonnement international », vante Patrick Médecin, catholique retraité, et ancien diplomate de la Principauté, attablé à un café du quartier de la Condamine. Protection des océans, lutte contre le réchauffement climatique… L’action de la Fondation Albert II est mondialement reconnue et estimée.

Au Vatican, un geste n’était d’ailleurs pas passé inaperçu : en 2015, au moment de la sortie de Laudato si’, le souverain avait même postfacé une édition monégasque de la célèbre encyclique de François, saluant « un événement majeur pour l’ensemble de l’humanité ». Mais certains avaient alors pointé le fossé entre ce vibrant appel à la sobriété, et le train de vie de certains résidents fortunés – comme ces propriétaires de yachts, dont l’empreinte carbone annuelle écrase celle de milliers de foyers.

C’est peut-être sur un autre terrain, qu’il faut chercher la cohérence monégasque sur la protection du vivant : celui de la promotion d’une « écologie intégrale ». Rare micro-État catholique – avec Malte et Saint-Marin – dans une Europe largement sécularisée, la principauté se distingue sur le plan de sa législation bioéthique en faveur d’une culture de protection de la vie.

L’euthanasie est interdite, le système palliatif largement développé et l’IVG strictement encadrée – elle n’est dépénalisée que dans trois cas, médicaux ou criminels majeurs. « Une politique qui tranche avec la banalisation de l’acte dans d’autres pays européens, dont la France », souligne Anne Delassus, déléguée diocésaine en charge, avec son mari Thibault, de la pastorale de la famille.

Un « point de non-retour »

Un modèle intangible ? Sous pression croissante du Conseil de l’Europe, une tentative d’assouplissement de la loi interdisant l’IVG, votée en 2025, a récemment agité le débat parlementaire de la petite Principauté. « Ce serait là un changement de société, un point de non-retour », avait alors tapé du poing sur la table l’archevêque de Monaco, Mgr Dominique-Marie David, craignant « un franchissement d’un cap anthropologique majeur, où le droit n’assurerait plus la protection des plus faibles ». Après diverses consultations, dont celle des autorités catholiques, le projet de loi avait finalement été écarté par le gouvernement princier.

Mais cette influence institutionnelle réelle – le catholicisme est constitutionnellement la religion d’État de la principauté – n’empêche pas une indifférence grandissante pour la pratique chrétienne. Sur le Rocher, où la liberté de culte est garantie, 75 % des résidents se déclarent ainsi catholiques, mais la pratique religieuse s’est sensiblement érodée, autour de 8 %. Une moyenne qui demeure supérieure à celle de sa voisine française.

Et si, derrière les façades impeccables du Rocher, la venue de Léon XIV révélait finalement moins un paradoxe qu’un défi ? Celui de raviver une foi devenue culturelle. « Il ne suffit pas d’avoir l’étiquette catholique, interpellait récemment dans La Croix Mgr David, il faut devenir des disciples missionnaires, des chrétiens cohérents et authentiques. » Léon XIV saura-t-il trouver les mots pour réveiller une Église aussi généreuse qu’elle est confortablement établie ?

Par Malo Tresca, envoyée spéciale à Monaco


Les secrets d’une assiette équilibrée


 

 

C’est la clé d’une alimentation saine ! Il est recommandé de manger de tout en quantité raisonnable : des  (viande, œufs, poisson, légumineuses, tofu, etc.), des légumes et des fruits (de saison si vous pouvez), des , et des laitages. Dans l’idéal, prévoyez le midi et le soir, une entrée, un plat et un dessert. Le but ? Répartir les  dont votre corps a besoin !

L’équilibre alimentaire se mesure sur la semaine. Vous pouvez donc ajuster les repas suivants en cas d’excès ou au contraire de repas frugal.

Les paroles du sage...