samedi 20 juin 2026

N'ayez pas peur!

  





Introduction :

"N'ayez pas peur!" Ce message de Jésus, est celui qui nous est adressé aujourd'hui. La foi ne saurait se vivre sans confiance: les deux mots ont la même racine. Que l'écoute de la Parole de Dieu et notre prière commune fassent de nous des hommes et des femmes de paix. Puisque Dieu lui-même a foi en l'homme et qu'il aime chacun d'entre nous, mettons en lui notre espérance et notre confiance : nous ne serons jamais déçus.

C'est l'heure de Ta grâce, réponds-moi, dans Ton grand amour, dans Ta grande tendresse, regarde-moi. Prends pitié de ton peuple qui implore ton pardon.

 

Prière d'ouverture :

Dieu d'amour, tu connais nos craintes devant les difficultés du monde et nos incertitudes sur le chemin de l'Évangile. Nous te prions: affermis notre foi, rends notre marche plus assurée. Toi qui crois en nous malgré nos faiblesses, donne‑nous de placer en toi notre confiance, nous te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. 

 

Lecture du livre du prophète Jérémie (20, 10-13                                                                                              

Moi Jérémie, j’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire… Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! » Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable. Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause. Chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il a délivré le malheureux de la main des méchants.

Refrain: Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi.

C’est pour toi que j’endure l’insulte,
que la honte me couvre le visage :
je suis un étranger pour mes frères,
un inconnu pour les fils de ma mère.
L’amour de ta maison m’a perdu ;
on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi. R

Et moi, je te prie, Seigneur :
c’est l’heure de ta grâce ;
dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,
par ta vérité sauve-moi.
Réponds-moi, Seigneur, car il est bon, ton amour ;
dans ta grande tendresse, regarde-moi. R

Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.
Que le ciel et la terre le célèbrent,
les mers et tout leur peuplement ! R

 

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains (5, 12-15)                                                                           Frères, nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché. Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde, mais le péché ne peut être imputé à personne tant qu’il n’y a pas de loi. Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse, la mort a établi son règne, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam. Or, Adam préfigure celui qui devait venir. Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.

Alléluia. Alléluia. L’Esprit de vérité rendra témoignage en ma faveur, dit le Seigneur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage. Alléluia.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (10, 26-33)

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits.
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »

 

Prière universelle :

Sûrs de l'amour inébranlable du Seigneur et forts de la confiance que nous mettons en lui, prions pour l'Église et nos députés qui sont appelés à voter sur la fin de vie.  

1.- Seigneur, nous te prions pour nos élus, qui vont reprendre cette semaine leurs débats à propos de la fin de vie. Nous te demandons d’éclairer les consciences, pour qu’ils orientent notre pays sur le chemin de la vie et que soit toujours reconnue, protégée et respectée la dignité de toute personne.

2.-Seigneur, nous te confions toutes les personnes qui, en ce moment, traversent l’épreuve de la fin de vie souffrante. Donne-leur force et consolation et permets que, sur ce chemin mystérieux, ils soient rejoints et aidés par des témoins de ton amour. Ouvre nos coeurs, pour que nous soyons attentifs à leur souffrance et sachions nous rendre disponibles pour les accompagner.

3.- Seigneur, nous te présentons tous les soignants qui, dans les maisons de retraite ou dans les hôpitaux, prennent soin des personnes malades, âgées ou en fin de vie. Comble-les de tes grâces, pour qu’ils soient renouvelés dans la joie de ce service généreux.

Seigneur, toi qui délivres le pauvre, garde-nous de la crainte qui paralyse et donne à ceux qui croient en toi la force et la paix de ton Esprit maintenant et pour les siècles.

 

Prière sur les offrandes :

Avec le pain et le vin que nous te présentons, accepte, Seigneur, notre joie de te servir et de servir nos frères. Nous t'en prions: que nos offrandes deviennent signes de ta présence et de notre salut en Jésus qui est vivant aujourd'hui et pour les siècles des siècles. Amen!

 

Prière eucharistique :

Vraiment, il est juste et bon de t'offrir notre louange, à toi notre Dieu, Seigneur de l'univers. C'est toi qui délivres le prophète du pouvoir des méchants. C'est toi qui réponds aux malheureux et qui redresses l'humilié. Par ton Fils, tu nous libères des liens de la mort et tu combles la multitude de ta grâce surabondante. C'est lui, Jésus, qui nous apprend la confiance dans l'adversité et qui nous invite à être tes témoins devant les hommes. Aussi, avec les anges et tous les saints, avec Marie notre maman du ciel, avec tous ceux qui vivent déjà en ta présence, nous proclamons ta gloire en chantant: SAINT...

 

Tu es vraiment saint, Dieu de l'univers. Tu nous connais au plus intime de nous-mêmes, tu scrutes les reins et les cœurs. Nous te bénissons pour Jésus, ton Fils, le serviteur fidèle, qui t'a fait totalement confiance. Au grand jour, il a vécu devant toi et ses frères, sans rien cacher de ses attentes, ni de ses aspirations profondes.

Nous te supplions maintenant de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons: sanctifie-les par ton Esprit pour qu'elles deviennent le corps et le sang de ton Fils Jésus qui nous a dit de célébrer ce mystère.

 

La nuit même où il fut livré, il prit le pain, en te rendant grâce il le bénit, il le rompit et le donna à ses disciples en disant:

PRENEZ ET MANGEZ-EN TOUS, CECI EST MON CORPS LIVRE POUR VOUS.

De même, à la fin du repas, il prit la coupe; de nouveau, il rendit grâce et la donna à ses disciples, en disant: 

PRENEZ ET BUVEZ-EN TOUS, CAR CECI EST LA COUPE DE MON SANG, LE SANG DE L'ALLIANCE NOUVELLE ET ETERNELLE, QUI SERA VERSE POUR VOUS ET POUR LA MULTITUDE EN REMISSION DES PECHES. VOUS FEREZ CELA EN MEMOIRE DE MOI.

 

En faisant mémoire de ton Fils, de sa passion qui nous sauve, de sa glorieuse résurrection et de son ascension dans le ciel, alors que nous attendons son dernier avènement, nous présentons cette offrande vivante et sainte pour te rendre grâce.

Que l'Esprit-Saint soit notre force et écarte de notre vie toute crainte et toute angoisse, afin d'accueillir dans la sérénité ton Amour de Père qui veille sur chacun de nous. Qu'il nous établisse dans une communion profonde avec toi et fasse de ton Eglise un lieu de vérité et de fraternité.

Souviens-toi de notre pape Léon, de notre évêque Philippe et de tous ceux qui témoignent de l'Evangile au risque de leur vie: qu'ils prononcent à temps et à contretemps les paroles qui dérangent et qui suscitent l'amour dans les cœurs.

Souviens-toi des prophètes qui, au long des jours, ne craignent pas ceux qui tuent le corps, souviens-toi aussi de tous ceux qui sont torturés dans la nuit des prisons au nom de la justice et de la vérité: les évêques, les prêtres, les religieux, les laïcs dénoncés auprès des autorités parce qu'ils se prononcent publiquement pour un évangile de paix et de non-violence.

Souviens-toi, enfin, de nos frères et sœurs défunts, et plus particulièrement...: qu'après t'avoir connu ici-bas dans la foi, ils puissent contempler ton visage plein de sollicitude et partager ta gloire avec les anges et tous les saints, avec Marie, notre Mère, St Joseph et Jésus, ton Fils bien-aimé, notre Seigneur.

PAR LUI, AVEC LUI ET EN LUI, A TOI DIEU LE PERE TOUT PUISSANT, DANS L'UNITE DU SAINT ESPRIT, TOUT HONNEUR ET TOUTE GLOIRE POUR LES SIECLES DES SIECLES. AMEN! 

 

Pour introduire le "Notre Père" :

Frères et soeurs, ne craignons pas pour notre corps, ne craignons pas devant la mort... Levons les yeux vers le Seigneur, crions vers lui sans perdre coeur, oui, osons lui dire:

Notre Père...

 

Prière pour la paix :

Seigneur Jésus, au soir de Pâques, tu as fait le don de ta paix à tes disciples enfermés dans la peur, et ils sont devenus des témoins hardis de la Bonne Nouvelle.

Donne à ton Église cette paix qui rend audacieux au service de l'Évangile, toi qui règnes dans les siècles des siècles.

 

Prière après la communion :

Dieu notre Père, nous voici renouvelés par le Corps et le Sang de ton Fils.  Que cette nourriture d'éternité soit notre force pour que nous traversions avec courage les obstacles de la route et que nous sachions témoigner de notre confiance et de notre foi en jésus le Ressuscité, qui vit et règne avec toi et l'Esprit, aujourd'hui et pour les siècles des siècles.

 

Par l’Eucharistie que nous venons de célébrer : Jésus vous a fait don de sa personne. Renouvelés par sa grâce et par son pain de vie, laissez-vous combler de son   Esprit qui vous envoie proclamer son amour et sa paix dans vos milieux de vie. AMEN

 

-          La parole de Dieu vous invite à la confiance et à la persévérance. En tout temps et en tout lieu, que la bienveillance du Père soit pour vous et sur vos familles. AMEN

-          Et que Dieu tout-puissant d’amour vous bénisse et vous garde, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. AMEN

-          Allez dans la paix du Christ. R/ Nous rendons grâce à Dieu.




Permettez-moi de clore en citant l’interpellation du pape Léon :

« La santé n’est pas un luxe » : le pape Léon XIV sonne l’alarme morale sur l’Europe qui soigne moins pour armer  plus. »


François, prêtre retraité.