Shalom ! « La paix soit avec vous » : par ces paroles, Jésus ressuscité, salue ses disciples à chaque rencontre. Puisse ce souhait de PAIX Shalom, retentir de ce haut lieu de la Résurrection sur cette terre d’Israël et de Palestine, marquée par tant de souffrances. Shalom aux Ukrainiens et aux Russes. Shalom à l’Iran et aux Américains. Shalom à tous les pays où règnent : dictature, persécutions, famine, misère…Shalom à tous les foyers désunis où on n’a plus rien à se dire. Puisse tous ces efforts de paix entrepris déjà par les responsables de ces peuples, devenir réalité, où juifs et palestiniens pourront travailler ensemble, s’enrichir mutuellement de leur culture, s’asseoir autour d’une même table, et célébrer dans une même foi le Dieu unique. Serait-ce une utopie ? Pourtant, certains rêves peuvent devenir réalité ! Pour ce faire, il faut des Hommes qui cherchent le dialogue avant de se lancer dans la guerre. Des hommes épris de paix et de justice. Des responsables de nation qui sont plus préoccupés par la santé morale et spirituelle de leur peuple que par la domination et le profit qu’ils peuvent en retirer.
A se demander pourquoi Dieu tarde-t-il à intervenir dans tous ces conflits énumérés, pour que Son souhait de paix devienne réalité durable, en particulier sur cette terre d’Israël, symbole, où politique et religion sont inextricablement mêlées ? Ce travail, il le laisse à toi, à moi, à nous, aux responsables des nations… encore faut-il avoir la préoccupation de s’inscrire dans cette dynamique d’être artisan de paix à la manière de Jésus : la Paix soit avec vous, Shalom !
Le pape Léon XIV s’inscrit dans cette dynamique et il a appelé les citoyens du monde entier à contacter leurs représentants politiques et à leur demander de mettre fin au conflit qui s’étend : « Les gens veulent la paix », a-t-il déclaré.
« J’invite les citoyens de tous les pays concernés à contacter les autorités, les dirigeants politiques et les membres du Congrès pour leur demander d’œuvrer pour la paix. »
Croire au Christ ressuscité, vainqueur des forces du mal et de la mort, n’est pas aisé quand on a l’impression qu’autour de nous il y a de plus en plus de personnes atteintes du cancer, du mal de vivre, de la désespérance, de la violence chez nos adolescents. A regarder au-delà de nos frontières, nous voyons des hommes qui imposent leur domination par la violence fratricide par soif de domination, de richesse. Nous comprenons également que les chrétiens, bien souvent plus préoccupés par leur devenir matériel que spirituel, ont de la peine à adhérer à cet acte de foi au Christ ressuscité, et ne voient pas en quoi cet acte fondateur de notre foi peut les aider à porter un regard nouveau sur leur propre existence et sur le monde.
Des parents disent parfois : "Mon enfant a du mal à croire en Dieu, à croire en Jésus ressuscité. » Alors pourquoi les jeunes, et n’ayons pas peur de rajouter les adultes, ont-ils tant de mal à croire aujourd'hui que Dieu est bien là au cœur de nos vies ? De tout temps des gens ont eu du mal à croire. De tout temps, des gens sincères ont refusé de croire aveuglément. Saint Thomas, l'un des disciples de Jésus, était déjà de ceux-là ! Quand les apôtres lui disent le soir de Pâques : « NOUS AVONS VU LE SEIGNEUR » Thomas refuse de croire. Pourquoi ? Parce que ça lui paraît absurde qu'on puisse voir Jésus vivant alors qu'on l'a crucifié et mis au tombeau, trois jours avant. Thomas est sincère – mais, Thomas n’a pas encore fait le lien entre ce que Jésus leur a annoncé et ce qui vient de se passer.
Les plus anciens parmi nous ont encore vécu dans un cadre chrétien, dans un système imprégné de religion. La pratique religieuse allait de soi pour le plus grand nombre. Mais aujourd’hui, cette pratique doit s’appuyer sur une réflexion, un approfondissement, une réponse et une adhésion de chacun au Christ RESSUCITE, cœur de notre foi. « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi », disait St Paul. Comme Thomas en son temps, nous avons besoin de repérer les signes du RESSUSCITE. C’est ensemble, en Eglise qu’on peut retrouver cette capacité d’accueillir les signes du Père qui a ressuscité son fils Jésus au matin de Pâques.
François, prêtre retraité
