Des lycéens protestent contre le manque de moyens et bloquent leurs lycées. Les CRS et la police sont intervenus. Il y a eu des incendies et des blessés.
Le début ?
Mi-septembre, des lycéens de Créteil puis de Saint-Denis bloquent leurs lycées pour dénoncer de mauvaises conditions d’apprentissage. D’autres en Île-de-France suivent. Puis l’USL, principal syndicat lycéen, classé à gauche, appelle les lycéens de toute la France à faire des blocus. Jeudi, il y a eu des actions dans +1 000 lycées, soit 1 sur 4.
Ils demandent quoi ?
Ça varie d’un lycée à l’autre, mais en gros, des conditions décentes pour apprendre : rénovation des bâtiments, profs remplacés, moins d’élèves par classe.
Que disent les chiffres ?
Dans 53% des établissements, il manque au moins 1 prof dès la rentrée, et dans 69%, du personnel. Y’a en moyenne 30,2 élèves par classe vs 27,9 entre 2000 et 2010. 4 bâtiments sur 5 sont inadaptés à la canicule. 1 jeune sur 2 pense que son avenir pro sera difficile et précaire.
Quoi d’autre ?
L’USL demande la suppression de Parcoursup, la plateforme pour choisir ses études, qui aggraverait les inégalités. 2 députés PS (gauche) et LR (droite) l’ont analysée et disent pareil.
Que dit le gouv ?
Que les demandes sont légitimes et qu’il faut les écouter. Mais il refuse les blocages et les violences. Il envoie la police, qui interpelle autour des lycées +5 000 personnes. Il y a eu plusieurs incendies et des personnes blessées : +300 pompiers, gendarmes et policiers, et +170 élèves et 65 pros de l’éducation, parfois gravement -il va y avoir des enquêtes.
Qui en pense quoi ?
Il y a beaucoup de réactions politiques : LFI (extrême gauche), Place Publique et les Écologistes (gauche) soutiennent les demandes des lycéens. LR (droite) et le RN (extrême droite) condamnent la violence des jeunes. Le gouv, une partie de la gauche, LR et le RN accusent LFI de mettre de l’huile sur le feu, qui dit juste soutenir le mouvement.
Il se passe quoi maintenant ?
Le gouv promet de remplacer les profs absents et d’adapter les rythmes scolaires. Pour les assos lycéennes qui l’ont rencontré, ça manque de mesures concrètes. Elles annoncent une autre journée d’actions le 6 octobre.
CDV