mercredi 8 juillet 2026

La riche histoire de l’école d’Ormersvilller.

 Le 1er octobre 1946, Joseph Weissend, instituteur, a rouvert l’école d’Ormersviller, fermée définitivement le vendredi 3 juillet 2026 tenue par Véronique Meyer, professeure des écoles. Cette école a eu une occupation multiple depuis le 17 ème siècle


L'école mixte d'Ormersviller en 1949 tenue par Lucien Remeth

L’école d’Ormersviller était composée de deux bâtiments, l’ancien presbytère et l’ancienne église séparée par  la rue de Selven. De plus chaque bâtiment a sa propre histoire. L’école de garçons a été ouverte à Ormersviller en1835 dans la chapelle après l’ouverture de la nouvelle église et l’école des filles a seulement  été ouverte à l’ancien presbytère en 1866.

 

L’école occupée par des prisonniers russes


Les écoles ont été fermées durant toute la guerre de 1939/1945, car les habitants ont été évacués en 1939 en Charente, puis expulsés après leur retour en novembre 1940 dans les régions de Metz et de Château-Salins.  Ils sont devenus des gérants dans les fermes  des propriétaires  expulsés dans  le sud-est de la France par les Allemands. Après leur expulsion, une ferme d’Etat a été créée à Ormersviller où travaillaient plusieurs familles polonaises et 50 prisonniers russes qui logeaient dans l’école de garçons et les gardiens à l’école de filles.  


L’école ne rouvre que le 1er octobre 1946


Ormersviller n’est libéré que le 16 mars 1945. Ceux qui reviennent après le 8 mai 1945 sont ceux dont la maison  était habitable. Comme le toit de l’église a été détruit le curé a célébré les offices à l’école de garçons. Deux institutrices ont refusé le poste  pour des raisons diverses.  Ce sera Joseph Weissend qui ouvrira l’école le 1 er octobre 1946 avec 37 élèves dans l’ancien presbytère. Des bancs à 5 places provisoires ont été réalisées par Joseph Schaff, charron. Dans les années  1980, dans chaque village, il y avait une école, puis avec la réduction d’élèves,  des regroupements ont dû se former  et de très nombreuses écoles ont fermé ces dernières années, et ainsi l’école d’Ormersviller a subi le même sort.


Joseph Antoine Sprunck