Seuls les arbres nus se détachent de l'horizon. Plantés le long du chemin, ils me permettent de ne pas m'égarer et de poursuivre ma route sans craindre de me perdre.
Et ces dernières matinées d'automne me permettent cependant d'admirer les arbres décharnés et de suivre leurs lignes des yeux. Et les voir se refléter dans les nombreuses flaques des pluies de ces derniers jours.
Et quelques animaux sauvages me regardent passer et s'enfuient lorsque mon regard se tourne vers eux. Je n'ai croisé aucun promeneur ce matin. J'ai marché seul dans le silence du bruit de mes pas.
Et tout semble aussi mort que cet arbre gisant à l'entrée du village. Je pense aux cris des enfants de l'école qui ne seront plus qu'un souvenir l'an prochain. Nos cafés, écoles, banques, postes et épiceries tiennent compagnie à cette souche éphémère. Ils sont tout aussi condamnés.
Courage à tous ...