vendredi 5 juin 2026

Liturgie du Corps et du Sang du Christ


Frères et sœurs, nous sommes bien différents les uns des autres... et voici qu'en cette fête de son Corps et de son Sang, le Christ nous rassemble, tel que nous sommes et veut faire de nous son Eglise, signe de sa présence parmi les hommes. Entrons donc, avec l'Eglise entière, dans la fête de l’eucharistie ; accueillons le plus merveilleux don de Jésus : son Corps et son Sang, livrés ce soir du Jeudi-St à ses apôtres, à son Eglise. Laissons-nous habiter par sa Parole et transformer par sa vie donnée...


Photo DR

Entrons dans cette Eucharistie en reconnaissant devant Dieu et devant nos frères que nous faisons partie de ce peuple au cœur lent à croire en ton amour donné en ce pain de Vie. - Seigneur, toi le pain de l’Homme en route, tu nous conduis vers le banquet du ciel, prends pitié de nous.

Prière d'ouverture : Dieu notre Père, tes enfants ont faim, faim de pain mais aussi de bonheur et de dignité. Tu leur donnes Jésus, le pain de vie. Aujourd’hui encore tant de nos frères et sœurs crient leur misère et Jésus nous dit : « donnez-leur vous-mêmes à manger ». Puissions-nous nous mettre à leur service pour que ton Royaume advienne aujourd’hui et pour les siècles des siècles. Amen. 

Prière universelle : Que la Parole de Dieu travaille notre coeur et nourrisse les mots de notre prière...

1.- Aujourd’hui, nous célébrons le Saint Sacrement.

Seigneur, tu nous dis ta présence par le signe du pain et du vin partagés. Que nous sachions toujours partager le pain pour ne pas oublier ta présence aimante sur notre terre.  Prions le Seigneur.

2.- « De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre » espérait le prophète Michée 

Seigneur, que l’humble signe du pain et du vin partagé, vienne nous désarmer et nous libérer de toutes les violences. Que nos seules armes soient au service du pain pour tous. Prions le Seigneur

3.- Prions aussi pour tous les agriculteurs et vignerons qui nous procurent notre pain et notre vin.

Le changement climatique compromet souvent leurs récoltes.

Donne-nous, Seigneur, la sagesse de veiller à la protection de notre terre pour que le travail des agriculteurs puisse nourrir tous ses habitants. Que ton pain et ton vin partagé nous apprennent le respect de la nourriture pour tous. Prions le Seigneur.

 

Seigneur, tu n'as pas d'autres chemins que les nôtres pour dire ton amour. Ouvre nos mains pour le partage et nous oserons des gestes qui font vivre nos frères, toi le Dieu qui te donnes pour les siècles des siècles. Amen!

Prière sur les offrandes : Dieu notre Père, tu nous as sauvés par le sang de ton Fils et tu accueilles, à travers ce pain et ce vin, l'offrande de nos vies. Fais de nous un peuple de frères toujours prêt à t'aimer par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Prière eucharistique :

Nous te rendons grâce, Dieu saint et fort, car tu diriges le destin du monde, et tu prends soin de tout homme.  Tu nous invites à écouter ta Parole, qui nous rassemble en un seul corps, et à nous attacher dans la foi à suivre ton Fils.  Il est, lui, le chemin qui nous conduit vers toi ; il est la vérité qui nous rend libres; il est la vie qui nous remplit de joie.  C'est pourquoi nous te rendons grâce, Père, pour ton amour, par Jésus ton Fils bien-aimé.  Nous unissons nos voix à celles des anges, pour chanter et proclamer ta gloire : Saint !

Nous te glorifions, Père très saint : tu es toujours avec nous sur la route, et plus spécialement encore lorsque ton Fils, Jésus, nous rassemble pour le repas de l'Amour. Comme jadis pour les disciples d'Emmaüs, il explique pour nous l'Écriture et nous partage le pain.                                                                       C'est pourquoi nous te prions, Père tout puissant : envoie ton Esprit sur ce pain et ce vin, afin que le Christ Jésus réalise au milieu de nous la présence de son corps et de son sang.

La veille de sa passion, pendant le repas, il prit le pain, il rendit grâce, il le rompit et le donna à ses disciples en disant : « Prenez, et mangez-en tous, ceci est mon corps, livré pour vous. »

De même, il prit la coupe remplie de vin, il rendit grâce, et la donna à ses disciples en disant: « Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l'Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela en mémoire de moi. »

Père très bon, nous célébrons le mémorial de notre réconciliation et nous annonçons l'œuvre de ton amour : en passant par la souffrance et la mort, ton Fils est ressuscité à la vie nouvelle et a été glorifié.  Regarde cette offrande : c'est Jésus qui se donne avec son corps et son sang et qui, par ce sacrifice, nous ouvre le chemin vers toi, notre Père.                                                   

Dieu, Père plein de tendresse, donne-nous l'Esprit d'amour, l'Esprit de ton Fils.  Nous qui allons recevoir son corps et son sang, fortifie-nous et fais que nous soyons un dans la foi et l'amour, unis à notre Pape Léon, à notre évêque Philippe, l’ensemble des évêques, des prêtres, des diacres et ton peuple racheté. Ouvre nos yeux à toute détresse, inspire-nous à tout moment la parole qui convient, quand nous nous trouvons en face de frères seuls et désemparés.  Donne-nous le courage du geste fraternel, quand nos frères sont démunis ou opprimés.  Fais de ton Église un lieu de vérité et de liberté, de justice et de paix afin que tout homme puisse y trouver une raison d'espérer encore.                                                                                                 

Père, prends pitié de nos frères qui sont morts dans la paix du Christ, et de tous les morts, dont toi seul connais la foi, et en particulier … conduis-les tous à la résurrection.  Et lorsque prendra fin notre pèlerinage sur la terre, accueille-nous dans ton Royaume, où nous espérons être comblés de ta gloire tous ensemble et pour l'éternité.  En union avec la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, St J avec les apôtres, les martyrs et tous les saints, nous te prions et nous te glorifions par Jésus, le Christ, notre Seigneur. PAR LUI, AVEC LUI ET EN LUI, A TOI DIEU LE PERE TOUT-PUISSANT, DANS L'UNITE DU SAINT ESPRIT TOUT HONNEUR ET TOUTE GLOIRE POUR LES SIECLES DES SIECLES. AMEN!

Pour introduire le "Notre Père" : Puisqu'il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain. Unis dans le même Esprit, formant un seul corps, tournons-nous vers le Père, et, d'une même voix, disons-lui: Notre Père

Prière pour la paix : Seigneur Jésus, pain de vie éternelle, rassemble en un même corps ceux qui vont communier au même pain et à la même coupe. Conduis-les aux chemins du partage et de la paix. Qu'ils fassent grandir sur cette terre le chant d'action de grâce qui annonce la joie de l'univers pour les siècles des siècles. Amen!

Avant la communion : "Celui qui mange ma chair et boit mon Sang, demeure en moi et moi en lui". Heureux sommes-nous d'être les invités au repas du Seigneur. Voici l'agneau de Dieu...        Le Corps du Christ   Amen !

Prière après la communion : Seigneur Jésus, la richesse de ta Parole et de ton eucharistie nous dépasse. Nous sommes parfois bien inconscients du trésor inépuisable que tu ne cesses de nous donner. Puisqu'aujourd'hui nous ravivons en nous ce don toujours nouveau, nous te le demandons avec une insistance particulière: que ton abondance de biens n'affadisse jamais en nous le désir de ton amour: celui que tu partages avec tous, chaque jour et pour les siècles des siècles. Amen!

Envoi : Vous avez communié au corps et au sang du Christ. L’humanité a besoin de sa présence pour goûter la vie en abondance. Travaillez à ce monde pour l’ouvrir à cette présence mystérieuse et fidèle. Allez, dans la paix du Christ.  R/ Nous rendons grâce à Dieu à Dieu.

 

 

Sur mon chemin...

Photo JAS
Les nids d'hirondelles  sont rares depuis la disparition des étables et des écuries.
 

Sur mon chemin....


 Ecoutons Tintin et le capitaine Hadock...

jeudi 4 juin 2026

Fête Dieu

Photo DR


 Évangile de Jésus Christ selon St Jean 6 51–58

 

« En ce temps-là, Jésus disait aux foules des Juifs : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.

« De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

 

 

Ce soir du Jeudi-Saint, les douze apôtres étaient tous là autour de la table avec Jésus, pour fêter la Pâque Juive, mémorial de la sortie d’Egypte, fin de l’esclavage et l’entrée en Terre Promise du peuple de Dieu. 

Ce fût un repas, à la fois festif et dramatique. Jésus allait partir au jardin des oliviers et allait être condamné à mourir sur une croix. Il y avait là : Pierre, Jacques et Jean qui allaient s’endormir pendant que Jésus agonisait à Gethsémani suant sang et eau.

Il y avait Judas qui allait quitter la table pour le trahir et le vendre pour trente pièces d’argent.

Même Pierre qui proclamait haut et fort : « si tout le monde t’abandonne, moi, jamais je ne t’abandonnerai ». Et c’est le même qui par trois fois, quelques heures plus tard allait le renier. Il n’y avait que Jean qui était là au pied de la croix et à qui Jésus a dit : « Voici ta mère ».

 

Ce sont bien ces hommes-là que Jésus invitait à sa table pour célébrer avec eux la Pâque de la nouvelle alliance dans sa mort et sa résurrection. Pour ce faire, il prit le pain, qui était sur la table, càd du pain de tous les jours, il le bénit, le rompit en disant : « ceci est mon corps » et il le partagea avec ses disciples. Tous en mangèrent. Puis il prit dans ses mains une coupe de vin, le vin qui était sur la table, du vin de tous les jours et il leur dit : « Prenez et buvez ceci est mon sang, le sang de l’alliance nouvelle et éternelle » et ils en burent tous. Et il ajouta : « chaque fois que vous ferez cela, faites-le en mémoire de moi ». Ainsi, Jésus a réalisé la merveille de sa présence discrète dans un peu de pain et de vin au cœur de notre existence. Chaque fois que nous célébrons l’eucharistie, c’est le Ciel au cœur de nos vies. « Celui qui mange ce pain, possède déjà aujourd’hui la vie éternelle ! » Sommes-nous conscients de vivre intimement cette présence de Dieu au milieu de nous ? 

 

L’eucharistie que nous célébrons chaque dimanche ressemble à nos repas où il importe de partager, non seulement la nourriture, mais aussi la Parole qui est aussi importante que le pain. Dans les deux démarches, la messe dominicale et le repas familial, on retrouve du bonheur à se retrouver pour grandir ensemble. Grandir ensemble, c’est se mettre à l'écoute, c’est s’apprécier, c’est compter sur les autres et en même temps accueillir et apporter sa contribution. La réussite de toute fête dépend aussi de la bonne volonté des participants.

 

Cette présence discrète de Jésus au cœur de nos vies se réalise aussi, quand des

hommes et des femmes luttent pour que les uns ne puissent pas « s’empiffrer » pendant que d’autres n’ont que les miettes à ramasser ou se battent pour que tous aient une place à table, Dieu est là au milieu d’eux.  Ce n’est pas plus compliqué que ça !

Quand des femmes et des hommes se donnent corps et âmes au service des plus faibles et de tous les éclopés de la vie, Dieu est là au milieu d’eux. C’est aussi simple que ça !

 

Il nous faut réapprendre à nous donner librement, à nous livrer, quoi qu’il arrive. Il importe d’accueillir dans la communion, la grâce de la liberté des enfants de Dieu, à savoir : donner le meilleur de nous-mêmes dans les petites choses de la vie comme dans les plus grands engagements de l’existence. Il reste tant et tant à faire pour que tous les hommes aient de quoi manger ; pour que dignité, paix et liberté deviennent effectives pour l’ensemble de l’humanité ; pour que plus personne ne se sente rejeté, exclu et seul dans la ville !

 

 L’Eucharistie nous rappelle que Jésus s’est fait le serviteur et que ses disciples n’ont pas à jouer aux chefs. Elle nous rappelle qu’au cœur de notre humanité désunie et déchirée, il nous faut devenir des ferments : des ferments de vraie liberté, d’espérance et de fraternité ouverte à tous. 

Puissions-nous tous et chacun donner envie, goût à tous ceux qui ont déserté nos églises pour redécouvrir la joie d’un Dieu qui nous aime en se donnant lui-même en nourriture. « Celui qui mange de ce pain, possède déjà aujourd’hui la Vie Eternelle.



Ce soir du Jeudi-Saint, les douze apôtres étaient tous là autour de la table avec Jésus, pour fêter la Pâque Juive, mémorial de la sortie d’Egypte, fin de l’esclavage et l’entrée en Terre Promise du peuple de Dieu. 

Ce fût un repas, à la fois festif et dramatique. Jésus allait partir au jardin des oliviers et allait être condamné à mourir sur une croix. Il y avait là : Pierre, Jacques et Jean qui allaient s’endormir pendant que Jésus agonisait à Gethsémani suant sang et eau.

Il y avait Judas qui allait quitter la table pour le trahir et le vendre pour trente pièces d’argent.

Même Pierre qui proclamait haut et fort : « si tout le monde t’abandonne, moi, jamais je ne t’abandonnerai ». Et c’est le même qui par trois fois, quelques heures plus tard allait le renier. Il n’y avait que Jean qui était là au pied de la croix et à qui Jésus a dit : « Voici ta mère ».

 

Ce sont bien ces hommes-là que Jésus invitait à sa table pour célébrer avec eux la Pâque de la nouvelle alliance dans sa mort et sa résurrection. Pour ce faire, il prit le pain, qui était sur la table, càd du pain de tous les jours, il le bénit, le rompit en disant : « ceci est mon corps » et il le partagea avec ses disciples. Tous en mangèrent. Puis il prit dans ses mains une coupe de vin, le vin qui était sur la table, du vin de tous les jours et il leur dit : « Prenez et buvez ceci est mon sang, le sang de l’alliance nouvelle et éternelle » et ils en burent tous. Et il ajouta : « chaque fois que vous ferez cela, faites-le en mémoire de moi ». Ainsi, Jésus a réalisé la merveille de sa présence discrète dans un peu de pain et de vin au cœur de notre existence. Chaque fois que nous célébrons l’eucharistie, c’est le Ciel au cœur de nos vies. « Celui qui mange ce pain, possède déjà aujourd’hui la vie éternelle ! » Sommes-nous conscients de vivre intimement cette présence de Dieu au milieu de nous ? 

 

L’eucharistie que nous célébrons chaque dimanche ressemble à nos repas où il importe de partager, non seulement la nourriture, mais aussi la Parole qui est aussi importante que le pain. Dans les deux démarches, la messe dominicale et le repas familial, on retrouve du bonheur à se retrouver pour grandir ensemble. Grandir ensemble, c’est se mettre à l'écoute, c’est s’apprécier, c’est compter sur les autres et en même temps accueillir et apporter sa contribution. La réussite de toute fête dépend aussi de la bonne volonté des participants.

 

Cette présence discrète de Jésus au cœur de nos vies se réalise aussi, quand des

hommes et des femmes luttent pour que les uns ne puissent pas « s’empiffrer » pendant que d’autres n’ont que les miettes à ramasser ou se battent pour que tous aient une place à table, Dieu est là au milieu d’eux.  Ce n’est pas plus compliqué que ça !

Quand des femmes et des hommes se donnent corps et âmes au service des plus faibles et de tous les éclopés de la vie, Dieu est là au milieu d’eux. C’est aussi simple que ça !

 

Il nous faut réapprendre à nous donner librement, à nous livrer, quoi qu’il arrive. Il importe d’accueillir dans la communion, la grâce de la liberté des enfants de Dieu, à savoir : donner le meilleur de nous-mêmes dans les petites choses de la vie comme dans les plus grands engagements de l’existence. Il reste tant et tant à faire pour que tous les hommes aient de quoi manger ; pour que dignité, paix et liberté deviennent effectives pour l’ensemble de l’humanité ; pour que plus personne ne se sente rejeté, exclu et seul dans la ville !

 

 L’Eucharistie nous rappelle que Jésus s’est fait le serviteur et que ses disciples n’ont pas à jouer aux chefs. Elle nous rappelle qu’au cœur de notre humanité désunie et déchirée, il nous faut devenir des ferments : des ferments de vraie liberté, d’espérance et de fraternité ouverte à tous. 

Puissions-nous tous et chacun donner envie, goût à tous ceux qui ont déserté nos églises pour redécouvrir la joie d’un Dieu qui nous aime en se donnant lui-même en nourriture. « Celui qui mange de ce pain, possède déjà aujourd’hui la Vie Eternelle. »

                                                          

François prêtre retraité

                                                          

 


Sur mon chemin...

Photo JAS
 

C'est assez rare de rencontrer un beau cheval et sa cavalière.

René Stab a fêté ses 90 ans

 


René Stab a fêté dernièrement ses 90 ans  lors du Kafegrenzel de l'Âge d'or


Photos DR

Le comité  de l'Âge d'or présidée par Marie-France Schwartz a décidé que la prochaine rencontre sera le mardi 15 septembre 2026.



mercredi 3 juin 2026

Pourquoi faut-il marcher?

 


L’homme, qui a évolué comme un grand marcheur, est donc devenu un grand assis.

Ce bouleversement est en partie à l’origine de nos « maux de civilisation », à commencer par le surpoids et l’obésité. Si on calcule l’énergie dépensée en joules, on estime que nos ancêtres du paléolithique dépensaient 76 kJ/kg par jour contre… 30 pour nous aujourd’hui[7].

Associée à une nourriture plus glucidique… le résultat est sans appel.

C’est pourquoi renouer avec ce pour quoi nos jambes sont faites – marcher ! – est une mesure de bon sens contre la plupart des maladies de civilisation :

  • c’est ce qui vous permet d’actionner la pompe de vos jambes et d’assurer une bonne circulation sanguine;
 
  • une heure de marche par semaine diviserait de moitié le risque de maladie cardio-vasculaire (bien mieux que les statines !) [8];
 
  • même chez les insuffisants cardiaques la marche réduirait la mortalité de 40%[9];
 
  • 40 minutes de marche quotidienne réduit de 27% le risque de développer un diabète de type 2[10];
 
  • Marcher chaque jour réduirait de 70% le risque de développer la maladie d’Alzheimer[11],[12];
 
  • Sept heures de marche par semaine réduiraient de moitié la mortalité par cancer du sein et du côlon[13];
 
  • 18 mois de pratique régulière de la marche augmenterait la densité osseuse de 77% et réduit le risque de fracture liée à l’ostéoporose de 61%[14]. 

Enfin, la cerise sur le gâteau : les télomères !

Les télomères, vous le savez, ce sont ces « capuchons » au bout de nos chromosomes dont la longueur est prédictive d’une longévité en bonne santé. Eh bien, au bout de 5 ans de marche régulière, leur longueur s’en trouveraient augmentée de 10%[15] !

Ces études scientifiques démontrant les bienfaits santé de la marche sont peu sponsorisées… car elles ne rapportent pas un centime aux laboratoires (qui sont les grands financeurs de la recherche scientifique aujourd’hui). 

Vous pouvez donc les considérer comme fiables… et très précieuses.

 Rodolphe Becquet