Pour trouver l'adresse des artisans qui sont devenus rares.
Photos J.A.S.
Lorsqu'ils aperçoivent le corps sans vie d'un de leurs congénères, les corbeaux tournent en rond dans le ciel, paraît-il.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1, 12‑15
« En ce temps-là, Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit le pousse au désert et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient. Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »
« L’Esprit le pousse au désert ».
Ceux qui sont passés par le désert, à l’occasion d’un pèlerinage, savent que le désert est un lieu d’hostilité, de solitude, de dépaysement. Le désert oblige à revenir à l’essentiel, à se concentrer sur le cœur de l’existence. Le désert est un temps d’épreuve qui nous fait prendre conscience de nos limites, de nos fragilités. Il nous oblige à réagir pour chercher et trouver des chemins d’avenir. Il nous oblige à entrer en nous-mêmes pour faire la vérité sur la conduite de notre vie.
L’homme moderne n’a pas besoin d’aller dans un désert géographique, mais il a un besoin urgent de retrouver le silence, le calme, le recueillement. Agités et noyés par tous les bruits, distractions et sollicitations de notre environnement, pouvons-nous encore être attentifs, pour discerner ce qui mérite nos soins dans notre vie avec les autres ? Pour cela, il est important de faire la clarté avec soi-même en vue d’entreprendre une conversion.
La foi au Christ exige un engagement, une marche en avant. Jésus nous invite à chercher des chemins nouveaux, à regarder ce qu’on sert réellement. N’est-ce pas le contraire de nos vieilles habitudes ? Il est urgent de se rassembler et de chercher ensemble ce qui mérite nos soins, nos efforts au service de l’avenir de l’humanité. Depuis plusieurs années, les diocèses proposent un temps de réflexion par le carême à domicile. De même, l’Eglise de France, par le CCFD – Terre Solidaire (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) invite largement à se retrouver pendant le carême : « Nous vous invitons à vivre un carême contre la faim et pour construire une justice économique, qui soit : au service du bien commun, pour un juste partage des richesses, une protection des droits fondamentaux et de l’environnement »
En ce temps de carême, nous avons besoin de voir grand, nous avons besoin de respirer. Nous avons besoin de faire une cure de désintoxication, comme ceux qui sont dépendants à l’alcool ou à la drogue. Nous avons besoin de nous libérer, de rompre avec un passé trop lourd qui nous emprisonne. Comme un oiseau en cage, nous risquons de perdre le goût de la liberté et surtout le goût de Dieu.
Etre croyant aujourd’hui, dans un monde matérialiste, ne va pas de soi.
De plus, nous savons que les croyants et nous aussi, ne sont pas meilleurs que les autres. Nous aussi sommes traversés comme eux, par la peur, par la violence, la lassitude, l’indifférence. Nous vivons dans une civilisation qui cherche à distraire les gens et les empêche de penser. Si nous ne prenons garde, nous risquons d’épouser des slogans, des publicités faciles qui ne font que renforcer le sectarisme voire le racisme. Toutes les occasions sont bonnes pour ridiculiser, mépriser et anéantir les plus fragiles. Ainsi, colporter sur internet des diaporamas méprisants, c’est faire grandir la méchanceté et préparer des lendemains difficiles. A force de ressasser le mépris par les masses médias, SMS, Facebook, Twitter on invente de nouvelles formes de harcèlement dont le but est de faire mal et de détruire des personnes.
Par contre, penser, prier et partager : ce sont des attitudes qui peuvent construire la dignité de tout homme, de toute femme. Les animaux et les machines ne peuvent pas faire la différence, entre le partage et le mépris. C’est donc notre conscience qui est le bien le plus précieux à mettre à notre portée. Mais actuellement, notre conscience est menacée de partout. Alors, chaque chrétien devrait chercher quels moyens prendre aujourd’hui pour servir la dignité de chacun.
Le carême, ce n’est pas une petite privation par-ci, un petit effort par-là. Il nous faut d’abord retrouver notre capacité de penser, de raisonner, de réfléchir, de prier, de rester maître chez nous et d’orienter nos efforts pour être bien dans sa peau. Pour ce faire, laissons-nous conduire au désert, au plus profond de nous-mêmes, là où nous retrouvons notre identité, notre personnalité et notre originalité.
Nous sommes tellement dispersés, noyés, manipulés que nous devons d’abord réapprendre le goût de la liberté, de la maîtrise de soi et la soif de Dieu.
Alors bon CAR ‘ AIME !
Prière Universelle
1.- Le temps de carême nous offre 40 jours pour, avec Jésus, retrouver le chemin de notre humanité dans le service de nos frères.
Seigneur, la tentation travaille nos sociétés de vouloir rétablir la peine de mort. La disparition de Robert Badinter nous rappelle combien nous défigurons ton visage en notre humanité quand nous voulons la peine de mort pour quelqu’un. Donne-nous, en ces 40 jours, ton regard d’espérance pour reconnaître les traces de ton visage sur chaque visage humain. Prions le Seigneur.
2.- Le temps de carême nous offre 40 jours pour, avec Jésus retrouver nos véritables faims d’humanisation.
Seigneur, aide-nous à ne pas réduire ces 40 jours à la privation d’un morceau de chocolat ou d’une cigarette…Que nous cherchions qu’elles sont nos véritables faims : faims de vérité quand nous nous informons ; faims de solidarité quand nous partageons ; faims d’amour quand nous rencontrons les autres…Donne-nous, en ces 40 jours, de rechercher les nourritures qui nous humanisent. Prions le Seigneur.
3.- Le temps de carême nous offre aussi 40 jours pour retrouver le sens des gestes symboliques de toute célébration religieuse.
Que les cendres imposées sur nos fronts mercredi dernier nous éclairent sur l’humilité de notre condition humaine et sa grandeur chaque fois qu’un geste d’amour nous met sur le chemin de la résurrection. Donne à notre monde, Seigneur, ces 40 jours pour retrouver des chemins de paix et de vie. Prions le Seigneur.
François, prêtre retraité
Les membres du syndicat des arboriculteurs du Moulin d’Eschviller ont tenu leur assemblée générale sous la présidence de René Scheid et en présence de David Suck, conseiller départemental et de Jean-Michel Heckel, maire de Volmunster
Le président René Scheid a ouvert la séance en saluant les membres et les remerciant de leur présence. Il remercia tout particulièrement les élus pour leur soutien ainsi que celle des deux moniteurs, Romain Saling et Daniel Muller qui conseillent et assurent la formation. Grâce aux différentes formations organisées par les arboriculteurs du Moulin d’Eschviller, des vergers familiaux se créent tous les ans au Bitcherland.
De nombreuses activités
Le secrétaire Félix Adamczyk a détaillé les nombreuses activités de l’association telles que : le marché aux fleurs, les ateliers « Petits arboriculteurs » au profit des élèves des écoles de Moselle et du Bas-Rhin , la fabrication du fameux Quetschesschlaeggel. Il a fait un rappel des évènements qui ont marqué l’année 2023, les deux marchés de mai et d’octobre, les animations avec les enfants des écoles, la campagne du « Quetscheschläggel » qui a connu une affluence record et aussi les sorties en Autriche et en Alsace. En 2024, le marché aux fleurs se tiendra le dimanche 12 mai et la fête d’automne le dimanche 27 octobre.
Photos J.A.S
Dans le rapport financier, le trésorier, Fabrice Pauly, a mis en lumière une gestion saine et une situation financière très satisfaisante. Les commissaires aux comptes, Huguette Jespère et Jean-Marie Stein ont donné quitus au trésorier. Leur mandat a été reconduit. Le président a fait un appel à candidature et plus spécialement aux dames pour entrer au comité. C’est finalement Yvonne Fischer qui s’est portée volontaire et a été confirmée comme assesseure.
Site d’éducation à l’environnement.
Le maire de Volmunster s’est dit très agréablement surpris par le nombre d’adhérents présents et souhaita que l’association puisse continuer dans sa dynamique. Pour le président de communauté des communes David Suck: « Le site Moulin d’Eschviller est appelé à devenir un lieu d’éducation à l’environnement. Les actions menées aujourd’hui et surtout demain par les arboriculteurs sont de nature à y répondre. J’adresse toutes mes félicitations aux arboriculteurs du Moulin d’Eschviller pour leur investissement. La communauté des communes du Pays de Bitche est à vos côtés. » En effet, sur le site du Moulin d’Eschviller, pour constater la biodiversité, il suffit de suivre les différents sentiers bordés de fleurs pour y découvrir des prairies humides entretenues par les Highlands Cattle, les ruchers, le verger de démonstration, les nombreuses essences d’arbres, la source du Walbrunnen et les différents ruisseaux …
J.A.S.