samedi 8 mai 2021

Pèlerinages à Holbach Fatima durant l'année 2021

 



Rénovation de la chapelle Sainte-Anne à Guiderkirch

 

Photo JAS


C’est à l’entrée du village  village de Guiderkirch, annexe  de Erching, qu’une chapelle dédiée à Sainte Anne, a été construite en 1619, puis restaurée en 1829 par l’abbé Cordier. D’après les archives, Guiderkirch est citée dans des documents  dès 1150, alors qu’Erching on en parle seulement depuis 1594. Guiderkirch était une paroisse de l’archiprêtré de Hornbach. L’église Saint-Maurice y a été construite en 1713. Encore maintenant, l’église  est située à Guiderkirch, ainsi que le  cimetière et le presbytère. A partir de  1804,  ce sera la paroisse d’Erching, ayant comme annexe Guiderkirch. La chapelle a survécu  à toutes les guerres, même la dernière où la commune a été souvent bombardée, mais actuellement elle mérite une rénovation.


Restauration nécessaire


La toiture est  en mauvais état et les murs infiltrés par  l’humidité, menacent la structure. Une restauration est  indispensable. De la toiture à l’assainissement, l’ensemble de l’édifice est concerné. À ce jour, le crépi  des murs intérieurs a été enlevé par les agents communaux, aidés par des bénévoles  Une tranchée drainante a été creusée pour une phase d’observation, l’inscription du portail a été retaillée.  Dans les fondations  un produit hydrofugea été  injecté pour   éviter la remontée de l’humidité.

De plus, il faut changer le carrelage, le mobilier, la toiture entière est à refaire.  


Financement 


La commune propriétaire de la chapelle a monté  un dossier afin d’obtenir des aides financières. De son côté, l’Association Sainte-Anne, créée en 2014, récolte, depuis sa création, des dons, des aides provenant des villageois qui tiennent beaucoup à leur chapelle. Des fêtes publiques sont  organisées, et leur bénéfice sera injectée dans cette rénovation.  Malgré ses efforts, elle ne possède pas les fonds nécessaires pour les travaux à réaliser. 


 Appel aux dons


Pour Francis Behr, maire d’Erching-Guiderkirch. « La restauration de la chapelle Sainte Anne, l’aménagement de ses abords, la proximité de nombreux circuits pédestres et cyclables, vont l'amener à devenir un lieu de rencontres culturel, cultuel, intergénérationnel et transfrontalier. » L’aménagement des abords permettra de rendre l’endroit plus accueillant. Le but est de faire de la chapelle un site de référence dans la création et le maintien des liens sociaux, notamment transfrontaliers.

Les dons qui transitent par la fondation du patrimoine bénéficie  de 75 %  de déduction fiscale: 


https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/chapelle-sainte-anne-a-erching-guiderkirch


jeudi 6 mai 2021

Le retour des habitants dans le no man's land du Bitcherland il y a 75 ans


Les bombardements ont détruit l'église Saint Pierre de Volmunster  ainsi que plus de 85%des maisons


L’armée allemande a réalisé en novembre 1940 l’agrandissement du camp de Bitche. Pour cette raison,  elle a exproprié et expulsé dans le Saulnois et la région de Metz tous les habitants de 18 communes, environ 9 000 personnes.  Ainsi durant toute la guerre, entre Bitche et l’Allemagne c’était un véritable no man's land. Il servait de camp pour les grandes manoeuvres aux militaires allemands Ces villages ont été libérés les 16 et 17 mars 1945 par les Américains. La plupart étaient détruits à plus de 85 %. Le retour de la majorité s’est réalisé en 1946. 


Le retour retardé des habitants


Les premiers habitants, dont les maisons étaient habitables sont rentrés après le 8 mai  1945, et les autres ont dû attendre que les entreprises de travaux publics, rasent les maisons détruites avant de monter les baraques canadiennes. Afin d‘accélérer les retours, presque dans chaque village, le service de la reconstruction a  monté des baraquements  prévus pour  trois logements. Il fallait pouvoir loger toutes les familles qui revenaient. 


Difficile remise en activité des habitants


 Les baraquements implantés dans la  rue Emile Gentil


C’est ainsi que la plupart des familles ont dû attendre  1946 pour rentrer. Celles restées  en Charente n’ont été autorisées à revenir qu’en mai 1946. Pour revenir habiter au village, après le 8 mai 1945, il fallait avoir l’autorisation du maire nommé par l’administration préfectorale.  Les premières élections municipales ont seulement eu lieu en 1947. Dans les écoles comme dans  les églises les meubles avaient  disparu. Dans les maisons laissées à l’abandon durant toute la guerre, soit tout a été volé, soit tout a été détruit.  A leur retour après la guerre, de très nombreuses familles ont dû habiter dans les baraquements, sans eau courante, ni toilettes et   au début sans électricité. 


Restructuration des villages



Avant 1939, la rue devant l'école de Volmunster et la Place de la mairie étaient des potagers


Comme de nombreux villages étaient détruits à plus de 85 %, l’Etat a exigé un plan d’urbanisme avant le début de la reconstruction. Grâce à ce plan,  les rues des villages  ont été élargies avec la création d’une place et une nouvelle implantation des maisons. Les fermes ne sont plus mitoyennes pour réduire les  incendies de plusieurs maisons à la fois. Tous les habitants n'ont pas apprécié ce chambardement, qui en réalité  a donné  aux villages un cachet particulier. Volmunster  est devenu  un vrai bourg pôle. Autour de la mairie et de l’église, les commerces  et les services publics ont été implantés, une véritable renaissance.  Une place est réservée pour les activités sportives. La reconstruction se terminera par la construction de l’église paroissiale Saint-Pierre qui sera consacrée en 1960, soit 21 ans après l’évacuation en Charente.


Joseph Antoine Sprunck

Mai 2021

mercredi 5 mai 2021

Inscription à l’école maternelle Le Petit Prince à Volmunster

Photo J.A.S.

En raison des restrictions sanitaires, les inscriptions à l'école maternelle Le Petit Prince des enfants nés en 2018 se feront en mairie de Volmunster à partir du 10 mai 2021 pour les enfants des communes de Volmunster,  Nousseviller-lès-Bitche,  Loutzviller, Lengelsheim, Breidenbach et  Schweyen. Les parents devront se munir du carnet de vaccinations ainsi que du livret de famille.

Les renseignements relatifs aux horaires de classe, de desserte en bus, du périscolaire ainsi que la liste des fournitures seront remis aux parents lors de leur passage en mairie.


Ouverture au public :

Lundi de 9h à 11h30 et de 16h à 17h30 

Mercredi de 9h à 11h30

Vendredi de 9h à 11h30 et de 16h à 17h30

Tel 03 87 96 72 18

mardi 4 mai 2021

Le message du père François

 Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15, 9-17

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »



C’est au soir du Jeudi-Saint, après avoir lavé les pieds à ses apôtres, au moment de célébrer avec eux la Pâque de la nouvelle alliance, et avant de prendre congé de ses amis, Jésus leur livre son testament. Il est essentiellement fondé sur l’AMOUR.
Cela me fait penser au testament spirituel que des parents laissent parfois à leurs enfants : « Restez Unis – Aimez-vous – Sachez-vous pardonner … »
Oui, « Aimez-vous les uns les autres » C’est sans doute la Parole de Jésus la plus universellement connue. Ce qui est dommage, c’est que nous l’avons amputée de tout ce qui fait son originalité : « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Aimer comme Jésus, voilà qui change tout !
Mais quelle est donc la caractéristique de son amour ? Jésus répond lui-même : « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». « Donner sa vie » ! Avant de donner sa vie sur la croix, Jésus s’est donné « corps et âme » au service des malades, des sans voix et sans grade. Il a fait le choix des plus pauvres de la société, parce que les « biens portants n’ont pas besoin de médecin. »
Mais « donner sa vie » peut prendre un sens plus large, c’est aussi le don de soi de chaque instant, de chaque jour. Et ce don de soi peut être le regard bienveillant que l’on porte sur l’autre : regard d’indulgence, de compréhension, c’est prendre à cœur les intérêts des autres aussi bien que les siens, car rien n’est insignifiant dans notre vie.
Aimer jusqu’au don de soi, c’est ne plus être obsédé par ce qui est « tien ou mien », c’est partager les joies et porter les peines, c’est être assez libre de ses préoccupations pour assumer aussi les épreuves des autres. L’amour vrai, c’est l’acte libre et fort qui consiste à faire la volonté de celui qu’on aime
L'Évangile dit bien que l'amour est le fondement de notre vie, et on ne peut pas simplement en rester aux émotions ou aux paroles. Il faut des actes qui témoignent en vérité. "Qui d’entre nous n’aspire pas à « Aimer et à être Aimé » ? L'amour durable et fidèle de Dieu à notre égard, nous invite à construire notre relation avec Lui et avec les autres dans la même perspective. L’amour a besoin de s’appuyer sur la durée, pour engager la confiance réciproque.
Mais malheureusement, combien de jeunes couples se séparent au bout de quelques années de vie commune. Il y a aussi des anciens qui ne se supportent plus et qui divorcent. Bien souvent par manque de dialogue ; on n’a plus grande chose à dire ; on dialogue plus avec son IPhone, sa tablette, Messenger, WhatsApp, Skype etc…
Pourtant, la confiance réciproque s’enrichit par l’échange, la confrontation, l’expérience, la joie partagée et le pardon. Ce n’est pas une lubie passagère, mais une confiance qui grandit et s’enrichit. Ce n’est pas un souhait ou un vœu pieux, mais un engagement, une volonté qui se concrétise dans les actes de la vie de tous les jours. « Je vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. » Tel est l’héritage que Jésus nous confie aujourd’hui.
Ce Dieu qui nous aime à ce point n’a rien de semblable au Dieu puissant et dominateur. Il est un Dieu « ami », proche d’un chacun et qui fait route avec nous et qui se bat pour que l’homme vive libre et responsable. C’est un Dieu qui lutte pour que mangent ceux qui ont faim, que se mettent debout ceux qui sont déprimés, las de vivre et pour que soient reconnus la dignité de tous ceux qui sont humiliés, rejetés par cette société où l’argent a plus de valeur qu’une vie humaine. Oui, « aimez-vous comme je vous ai aimés », « aimer comme Dieu », c’est un amour éternel !
 
 François, prêtre retraité

Pèlerinage déplacé de Saint-Joseph, travailleur

 Le samedi premier mai, la messe en l’honneur de Saint-Joseph n’a pas été célébrée dans la chapelle sur la Burg d’Ormersviller.


L’office religieux en l’honneur de Saint Joseph, travailleur et patron des ouvriers n 'a pas pu être célébrée à la chapelle Saint-Joseph, mais en l’église de l’Exaltation de la Sainte Croix en raison des règles à observer durant la crise sanitaire.

Dans son homélie l’abbé Jean-Paul Wey, a évoqué le rôle discret de Saint-Joseph, charpentier, dans la vie de Jésus. Il faut rappeler que nous sommes actuellement dans l’année spéciale saint Joseph. En effet dans la Lettre Apostolique Patris corde (avec un cœur de père), le pape François rappelle le 150e anniversaire de la proclamation de saint Joseph comme Patron de l’Église universelle. Cette « année spéciale saint Joseph » qui va du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021.

Le travailleur dans l’ombre



Pour le pape Saint Joseph « est un père aimé, un père dans la tendresse, dans l’obéissance et dans l’accueil, un père au courage créatif, un travailleur, toujours dans l’ombre » La pandémie de Covid-19, écrit le Pape, « nous fait comprendre l’importance des personnes ordinaires, celles qui, éloignées des projecteurs, font preuve de patience, insufflent l’espérance et veillent à créer une vraie co-responsabilité. À l’image de saint Joseph, « l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée », et qui, pourtant, « joue un rôle inégalé dans l’histoire du salut ».
Certains pèlerins qui ont assisté à l’office, se sont rendus dans la journée à la chapelle Saint-Joseph.

J.A.S.