lundi 11 janvier 2021

Des pommes offertes aux écoliers de Volmunster

 

Photo DR


Le syndicat des arboriculteurs du Moulin d'Eschviller a bénéficié cette année d’une très belle récolte de pommes de variétés diverses au verger de démonstration. Sous la présidence  de René Scheid, les membres  du comité ont décidé d’en faire profiter les   soixante  élèves qui déjeunent à midi au restaurant scolaire de Volmunster. Elles ont été très appréciées  par les enfants.  


J.A.S.

 

samedi 9 janvier 2021

Message du Père François

 Evangile de Jésus Christ selon St Marc 1,7-11

« En ce temps-là, Jean le Baptiste proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. » En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »





« Jésus vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur Lui comme une colombe ». Ainsi s’accomplit le cri lancé par le prophète Isaïe en pleine captivité à Babylone : « Ah, si tu déchirais les cieux et si tu descendais, les montagnes seraient ébranlées devant ta face… » Is 63, 19. Ce cri du prophète Isaïe est le même cri de milliers hommes qui souffrent chez nous et dans le monde : du Covid19, de la faim, des guerres, du chômage, des catastrophes… ! Au cœur de ces tragédies, croire et espérer en un Dieu qui ne nous abandonne pas, tel est le défi que relève le prophète et qu’annonce le Baptême de Jésus. Par quels chemins, la Paix et la justice reviendront-elles là où elles ont déserté ? Là où les Hommes n’ont pas assumé leur responsabilité ? Là où les Hommes ont assis leur pouvoir sur le mensonge et les magouilles ? Il en faudra du temps et des tentatives pour que le cœur des hommes change sans que Dieu ait attenté à leur liberté ! Dieu nous a créés : libre et responsable. Ne rêvons pas : gagner la Paix a un coût. Faire régner la justice, partager ça veut dire vivre plus simplement « Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? » Is 55, 2).

C’est dans un contexte très tendu que paraît Jésus. Oh ! il ne vient pas de la grande ville de Jérusalem où résident les chefs du peuple. Il vient de Nazareth en Galilée, un bourg décrié : « de Nazareth est-ce qu’il peut sortir quelque chose de bon, dit Nathanaël à Philippe » Jésus ne fait pas de bruit, pas d’arc de triomphe pour l’accueillir, pas de signes extérieurs, que le signe de l’Amour, de la Tendresse et du Pardon. Il prend le chemin de ses compatriotes pour se faire baptiser par Jean. Dans cette démarche inimaginable, lui, Jésus le Fils de Dieu, se rend solidaire d’un peuple de pécheurs. Il ne se veut pas au-dessus des autres, il ne se met pas à part, mais il pose avec ses frères, un geste d’homme pécheur qui se tourne vers Dieu. Dans cette démarche, nous découvrons un Dieu qui se rend proche de tout homme, aux côtés des plus faibles, il veut être le frère de tous. Et nous, nous continuons à chercher Dieu dans les cieux et les temples en oubliant que le chemin privilégié de la rencontre avec Dieu se fait sur les chemins d’Humanité. Jésus s’identifie à l’Homme : « J’ai eu faim, soif…. Et tu m’as nourri… »
Là, au bord du Jourdain, au milieu de gens conscients de leurs limites et de leur fragilité avec un sentiment d’impuissance, une voix se fait entendre : « C’est toi mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. » C’est le Père qui révèle la divinité de Jésus et le rend fort de son amour pour le monde. Cette force d’Amour va conduire Jésus sur les routes de Palestine où il va susciter espérance, générosité, élan de foi. Mais il va aussi connaître les forces du mal qui vont le conduire à sa mort. Le dernier mot reviendra à l’Amour du Père qui le ressuscitera au matin de Pâques.
Chrétiens, avons-nous conscience que le baptême est un engagement que nous prenons pour mettre en pratique ce que Jésus nous propose : « Aimer Dieu et Aimer son prochain ». Comme lui, nous avons à combattre les forces du mal qui engendrent de plus en plus des chômeurs, des gens qui vivent la précarité, pour ne pas dire, la misère au quotidien, et même des exclus. En cette période de pandémie, combien de personnes sont en déprime, au bord du suicide, qui ont perdu la joie de vivre. Jésus aurait-il fait de la politique lorsqu’il interpelle les puissants qui oublient le pauvre à leur porte et lorsqu’il propose de nouvelles possibilités dans le récit de ses paraboles ?
C’est ce visage-là de Dieu que Jésus nous révèle. Il nous dit sans cesse : « Si toi aussi tu déchirais la nuit, si tu déchirais tes habitudes, si tu déchirais tes masques, si tu ouvrais un peu tes mains pour le partage, si tu déchirais la solitude qui enveloppe ton frère…. Alors ta nuit serait lumière de midi, Isaïe l’avait déjà annoncé. »
Que l’Eucharistie nous transforme en vrais baptisés, disciples du Christ, habités par la joie de vivre, le partage et l’amour fraternel.

François, Prêtre retraité





Découverte d’un sanctuaire dédié à Hercule à Ormersviller

 A Ormersviller, dans un terrain de la rue de la chapelle qui mène à la chapelle Saint-Joseph, lieu de pèlerinage très fréquenté, un sanctuaire dédié  à Hercule a été découvert par un propriétaire lors de travaux de terrassement.

C’est une découverte exceptionnelle,  car en France seuls deux autres dédiés à Hercule existent. L’un à Deneuvre  (Meurthe et Moselle) et l’autre à Saint-Rémy de Provence (Bouches du Rhône). La rue de la chapelle est un ancien chemin qui aboutit à la voie romaine que les anciens appelaient « die Koenigstrasse ».

Une découverte exceptionnelle

Le propriétaire du terrain a arraché en 1997 une haie derrière sa maison, et quelle ne fut pas sa surprise de trouver des fragments  d’une statue en grès de Hercule qu’il déposa dans son jardin d’agrément. 
En 2012, en aménageant un bassin d’eau, il trouve un vieux mur en pierres calcaires extraites d’une carrière locale. Puis il a pu récupérer de nombreuses tuiles avec les clous, 642 pièces de monnaies romaines, des objets en os ou en bronze, des ex-voto phalliques, des clochettes…Le propriétaire du terrain, en suivant le conseil de membres de la section de Bitche de la Société d’histoire  et d’archéologie lorraine (SHAL) a remis toutes les trouvailles au Centre archéologique de Bliesbruck, dirigé par Jean-Paul Petit, conservateur en chef du patrimoine départemental. Grâce à lui, l’étude des monnaies et la restauration du mobilier métallique a pu être réalisée par Jeanne-Marie Demarolle, professeur émérite de l’Université de Lorraine,

Culte à Hercule


Massue en grès d'Hercule avec nœuds bien visibles, main probablement d'Hercule tenant une pomme 

D’après Jeanne-Marie Demarolle, le site dédié à Hercule est cultuel, « son mode d’expression plastique  et cultuel est emprunté à Rome ». Du temps de l’occupation des Romains, Ormersviller était englobé  dans cité des Médiomatriques. «  Les phalus, n’étant   atteints d’aucune pathologie, pourraient marquer l’acquittement d’un voeu.   Les représentations phalliques et les clochettes assurent une connotation religieuse… » La force d’Hercule, « un protecteur puissant est symbolisée par sa massue. »  « La découverte d’Ormersviller n’est pas anodine, car c’est la première représentation d’Hercule retrouvée chez les Médiomatriques et en milieu rural. » Cette trouvaille confirme la romanisation de la région. 

Un sanctuaire

La présence  d’un fragment de massue d’Hercule, celle des phallus, voire les 642 pièces de monnaies des troisième et quatrième siècle et de quelques clochettes  autoriseraient à penser que l’on venait y faire des voeux.  Souvent, sur les  des  lieux de cultes païens, s’implantaient ceux des chrétiens. Ce ne fut pas le cas à Ormersviller, car la chapelle Saint-Joseph, construite vers 1890, un haut lieu spirituel du Bitcherland, est distante d’un kilomètre. Les points communs des deux sites, ce sont les ondes telluriques positives, non loin de la voie romaine, par laquelle, les pèlerins  viennent à pied encore aujourd’hui en pèlerinage.




Monnaie en bronze à l’effigie de l’empereur Constance Chlore, utilisée comme ex-voto


Photos Sébastien Schmitt

Applique en bronze de meuble représentant Bacchus

 
Joseph Antoine Sprunck

jeudi 31 décembre 2020

Huit conseils pour sortir vainqueur de l’hiver



 

mercredi 30 décembre 2020

Le message du Père François

 Évangile de Jésus Christ selon St Matthieu 2 1–12

« Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez-vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. »

Vous avez noté, l’évangile ne parle pas de 3 mages, mais des « Mages venus de l’Orient ». Alors pourquoi on parle de 3 rois mages ? La tradition leur a même donné un prénom : Melchior, Gaspard et Balthazar. Aujourd’hui, ils seraient 5 Mages. Au temps de Jésus, le monde connu recouvrait trois continents : l’Afrique, l’Asie et l’Europe. Depuis, on a rajouté 2 autres continents : l’Amérique et l’Océanie. Ces symboles représentent l’ensemble de l’humanité connu à cette époque. Ces Mages donnent à la fête de Noël sa dimension universelle. C’est bien le sens du mot Epiphanie : manifestation de Dieu à toute l’humanité. Jésus, né dans le peuple et les traditions juives, est d‘abord un être humain ; donc, frère de tous les hommes. En même temps il est unique, son originalité, c’est d’être le Fils de Dieu. Jésus, comme chacun est unique, particulier et pourtant, il appartient à la même famille humaine, à l’exemple d’une fratrie !
Revenons aux Mages de l’évangile. Chacun avec ses racines, sa culture son identité, ses mises en marche se retrouve à Bethléem. Ils ont en commun le souci de chercher le sens de leur vie qui est plus large que leur personne. Et l’évangile de ce jour leur fait dire : « Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui » Quelle est donc cette étoile ? Est-ce un astre, une comète ? Ce symbole de l’étoile représente une lumière qui n’est pas seulement repérable par la vue. N’est-ce pas plutôt une lumière intérieure ? C’est celle qui a conduit les bergers à la crèche. C’est encore cette lumière qui a conduit Marie et Joseph à fuir en Egypte. Et c’est encore cette lumière qui reconduit les Mages « par un autre chemin. » N’est-ce pas cette même lumière qui se manifeste à chacun ? Comme pour les Mages, cette étoile porte un message de FOI.
Notre vie est un voyage dans lequel nous cheminons souvent de nuit. Elle ressemble étrangement à celle des Mages. Notre vie est faite d’épreuves, d’espoir, de cheminement, d’hésitation, de lumière et d’obscurité, de certitude et de doute. Il y a des jours où le ciel nous paraît sans étoiles. Que faire dans ces moment-là ? Comme les Mages, il est nécessaire de nous arrêter pour demander l’aide des autres. Nous avons besoin du savoir et de l’expérience des autres pour éclairer notre chemin.

Photo DR

A l’occasion de la nouvelle année, nous formulons des vœux en souhaitant le meilleur à tous nos amis. Le premier souhait : c’est, bien sûr et avant tout, une bonne santé, surtout en cette période de pandémie où on se sent fragilisé et même gagné par la peur. Or nous savons que la peur est mauvaise conseillère.
On souhaite un travail à ceux qui en manquent, parce que le travail permet de vivre de façon autonome et rend acteur pour le bien de tous. De plus, le travail permet d’améliorer les liens avec les gens et avec le monde. Dans les souhaits, la paix est au cœur de nos préoccupations, mais nous mesurons la difficulté de la mettre déjà en œuvre dans nos liens et dans nos familles. C’est encore beaucoup plus difficile et tellement nécessaire entre les peuples. Pensons à la Syrie, à la Palestine, au Centre Afrique et à plusieurs autres pays d’Afrique : trois soldats tués ces jours-ci au Mali. On attend, et les victimes s’ajoutent.
Tous les vœux que nous avons formulés reposent sur des observations concrètes. Ils méritent certainement d’être mis en œuvre, mais bien souvent nous en restons à une formulation superficielle. L’étoile a conduit les Mages à des découvertes et à des retournements. A leur suite, nous devons prendre garde à la cohérence de nos actes avec nos « belles paroles ».
La fête de l’Epiphanie met en valeur deux aspects importants de notre humanité qui ont leur source en Dieu. En se manifestant d’une façon inattendue et impensable en son Fils Jésus, Dieu rappelle que chaque être humain est unique et doit être respecté comme tel. Et le deuxième aspect : Jésus vient sauver toute l’humanité, de même chacun est invité à apporter le meilleur de lui-même à la société. Ces deux aspects exigent pour leur mise en œuvre, une attention permanente et un grand respect de l’évolution de chacun.
Comme les Mages, les chrétiens sont, en permanence, des « chercheurs de Dieu » !
Bonne et Sainte Année 2021
À vous tous !

François, prêtre retraité