La roue à eau, dont la roue à aubes n'est qu'une des formes, a servi longtemps de moteur. C'est un moteur hydraulique. Voilà pourquoi, les premières usines s'implantaient dans les vallées des montagnes, ou grâce aux fortes dénivellations, le courant de l'eau avait une plus grande force que celle de nos vallées. Avant lui, on utilisait la force des bras (esclaves surtout), celle des animaux (manège pour
chevaux ou noria) et aussi celle du vent (moulin à vent, bateau à voile).
L'architecte romain Vitruve fait déja une description détaillée du moulin à eau au premier siècle avant J.C. sous le règne de Jules César.
Au 18ème siècle, la roue à eau est souvent remplacée par la machine à vapeur, puis plus tard par le moteur électrique, et aujourd'hui par l'énergie nucléaire.
Par contre, dans les petites usines, comme le Moulin d'Eschviller, la roue à aubes a encore servi en 1939 pour moudre le grain grâce à un concasseur et pour produire l'électricité nécessaire à l'éclairage du moulin, de l'habitation et de l'auberge.
Il faut se rappeler que l'électricité n'est arrivée dans notre région qu'en 1928. L'énergie électrique est produite actuellement par des centrales hydrauliques (turbines entraînées par l'eau d'une conduite forcée), des centrales thermiques (charbon ou fioul) et des centrales nucléaires.
Le moulin Arnet a remplacé la roue à aubes par une turbine
La force de l'eau au service du moulin
Installée directement dans le courant de la rivière, la roue ne capte qu'une faible partie de la puissance de l'eau.
Par contre, installée sous la chute d'eau, la roue à aubes tourne avec plus de force.
J.A.S
