lundi 15 novembre 2021

La conciliation de justice

 





Saint-Martin a rassemblé beaucoup de monde

 L’ Association des Parents d'Elèves du Regroupement des Ecoles de Volmunster (APEREV), présidée par Céline Suck a réussi à rassembler pour fête de la Saint-Martin près de 300 personnes venues des six communes  dont les élèves fréquentent les écoles de Volmunster.  C’est à l’ancienne caserne des sapeurs-pompiers que les parents  d’élèves se sont rassemblés. Chaque enfant a été doté d’une lanterne. 

Photo JAS

C’est à 18 h 30 précises que la retraite aux flambeaux a pris son départ. Elle était  emmenée par Saint Martin à cheval et en costume d’époque. 

Un très grand cortège

Il a été accompagné par son servant également à cheval. Le cortège est passé par les rues des Juifs,  du Presbytère, de Sarreguemines  et de Bitche. Des bénévoles et des gendarmes se sont chargés du service d’ordre. En revenant sur la Place de la mairie certains parents sont rentrés, mais la plupart se sont attardés  à la caserne où une petite restauration  a été mise en place avec vente de vin chaud, jus de pomme chaud, soupe aux légumes,  knacks, beignets et café. Tous ont été heureux de se retrouver pour cette première manifestation publique où régnait une très bonne ambiance.


JAS



dimanche 14 novembre 2021

Fête de l'armistice

 Le dimanche 14 novembre, l'armistice du 11 novembre  a été honorée par la municipalité. Après la messe pour la Paix, célébrée par Didier Meyer, les fidèles se sont rendus devant le monument aux morts où figurent tous ceux qui sont décédés par faits de guerre lors des deux  dernières guerres mondiales. Y figurent  ceux qui sont morts aux combats, ainsi que les victimes civiles. 

Participaient à cette cérémonie  les conseillers municipaux de Volmunster, les sapeurs pompiers, la fanfare de Schweyen, les élèves de l'école Adolphe Yvon ainsi que la population. La cérémonie a débuté par le très beau chant du "Le 11 novembre 1918" de Kathia Failly.






La chorale de l'Ecole Adolphe Yvon sous la direction de Anny Hauck









Photos de Joseph Antoine Sprunck
















La Moselle déracinée expliquée aux Aînés d'Ormersviller

Le président des Aînés d'Ormersviller, Patrick Vergnaud, a invité Joseph Sprunck pour évoquer l’évacuation de 1939 à la Salle Joseph Bexon les membres dont plusieurs ont vécu cet épisode.



Tout d’abord, le maire Marcel Vogel, a projeté  le documentaire réalisé par Bruno Cohen où  un historien, et des habitants d’Epping et de Volmunster intervenaient  et racontaient comment cela s’est passé   lors de cette évacuation en Charente.


Le voyage vers la Charente

 

 Après la projection, Joseph Sprunck  a ouvert le débat  et a  donné des renseignements complémentaires de l’évacuation des habitants d’Ormersviller. Ceux qui  ont participé à cette évacuation se souvenaient très bien du vendredi 1er septembre 1939 où tous les habitants d’Ormersviller sont partis avec les chariots attelés de vaches ou de chevaux jusqu’à Rhodes. En partant,  ils ont ont dû ouvrir  les porcheries, les poulaillers et les clapiers.  Le mardi 5 septembre, ils ont pris le train à Azoudange pour un long voyage en  wagons de marchandises. Ils sont arrivésle 8 septembre à Chazelles et seront répartis dans différents villages. Certains n’auront  un logement à Brie  que  le 17 septembre. 

 

Des évacués désorientés


Ils ont constaté en arrivant que les Charentais cuisinaient  dans la cheminée avec un chaudron et n’avaient pas de cabane dans le  jardin. Il a fallu s’adapter. Cuisiner dans le chaudron, les Lorraines l’ont vite abandonné. Des poêles sur trois pieds et  d’une cinquantaine de centimètres de hauteur ont été distribués ou achetés. On l’appelait le « Charenter Evel » Le grand problème des évacués étaient aussi la langue. Tous ceux qui  ont fréquenté l’école allemande durant l’annexion de 1871 ne savaient pas parler en français. Heureusement les enfants  pouvaient les dépanner.


Des expulsés  ont remplacé d'autres expulsés


En septembre 1940, les Allemands ont demandé aux évacués de rentrer  chez eux. Toutes les familles d’Ormersviller, sauf une, ont pris le train. Arrivées à Sarrebourg, on les a abritées à l’asile de Lorquin.Ils ont appris plus tard que  18 communes situées au Nord de Bitche ont été intégrées dans le camp militaire de Bitche.  Malgré l’interdiction certaines familles ont rejoint de leur propre moyen Ormersviller. Hélas en novembre 1940, ils sont  expropriés et expulsés dans le Saulnois pour remplacer les francophones indésirables expulsés dans le midi. L’armée allemande  y a créé une ferme d’Etat, dirigée par un ingénieur agronome. 50 prisonniers russes ont aidé dans les travaux des champs  sous la direction de plusieurs paysans mosellans. Ainsi, ils ont également battu les céréales  dans les granges des 18 communes.


J.A.S.

vendredi 12 novembre 2021

Message inapproprié du 11 novembre pour l'Alsace-Moselle

   


"Comme chaque année, je me suis rendu au monument aux morts de ma ville. Comme chaque année, on y lit le discours national du ministre des Anciens combattants du moment qui depuis est chargé de la Mémoire.
Or le discours est cocardier et inapproprié pour des territoires qui, le 11 novembre 1918, étaient encore des territoires allemands. « Derrière le tricolore aux fenêtres et les Marseillaises triomphantes… », a-t-on pu entendre 103 ans après les faits. Or, ce 11 novembre 1918, s’il y a bien eu « allégresse » que cesse la guerre, les drapeaux tricolores et les Marseillaises ne sont apparus qu’à partir du 17 novembre 1918 sur le sol mosellan, lorsque les troupes françaises sont entrées dans les territoires recouvrés, et ce de façon bien orchestrée par la France revancharde. L’accueil triomphal des troupes françaises a servi d’alibi au président Poincaré pour ne pas organiser un plébiscite dont le résultat pour un retour à la France n’était pas garanti.
Le 11 novembre 1918, les territoires annexés de droit et abandonnés par la France en 1871 sont bien un territoire allemand et ce jusqu’au 28 juin 1919 et la signature du Traité de Versailles qui considère rétroactivement que ces territoires sont redevenus français à compter de la signature de l’armistice.
Le 11 novembre 1918, les 230 000 citoyens allemands du Reichsland Elsass-Lotrhringen qui ont dû combattre légitimement sous uniforme allemand étaient bien du côté des vaincus. Ils ne « se sont pas battus pour la France entre 1914 et 1918 » parce qu’ils étaient allemands.
Aussi, généralement en Alsace-Moselle, leurs « noms ne sont pas gravés sur les monuments aux morts ». Entre les deux guerres, lorsque le monument aux morts est devenu la règle dans toutes les communes de France, ceux des territoires recouvrés ont, en général, inscrits « A nos morts » puisque les soldats de la Grande Guerre de ces territoires ne sont pas « morts pour la France ». Le statuaire, à l’exception d’ Ottange, Richemont, Maizières-lès-Metz et Metz, ne fait aucune référence au Poilu bleu horizon.
Dans une France uniformisante avec la volonté d’écrire une Histoire nationale, il n’est pas de bon temps de rappeler cette vérité historique contraire à une construction mémorielle inadéquate pour l’Alsace-Moselle.
A quand une adaptation du discours officiel aux réalités de nos territoires ? »

MOT D’HUMEUR DE Philippe WILMOUTH    

mercredi 10 novembre 2021

Le message du Père François

 Évangile  de Jésus Christ selon St Marc 13 24–32

 

« En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « En ces jours-là, après une grande détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire. Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel. « Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte. Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père. »

 

L’Evangile est, par définition, une Bonne Nouvelle. Ce qui n’est pas d’emblée une évidence ! Qu’est-ce que Jésus nous annonce ce matin : des catastrophes. 

En fait de catastrophes le monde n’a jamais été épargné. Il y a toujours eu des tremblements de terre, des inondations, tout autant des massacres, des tueries et toutes les horreurs inimaginables. Reconnaissons que, fragiles sont la paix et l'environnement de notre planète. Fragiles sont notre économie et notre technologie avancée : combien d’usines marchent au ralenti, faute d’approvisionnement de matières premières ? Fragile est notre santé : Covid19, cancer…. Fragiles sont nos relations humaines et l'amour des couples : on peut compter un couple sur 2 en instance de séparation. 




Fragile est notre équilibre social avec tant de personnes humaines exclues. Fragile aussi est notre foi...

Il faut croire que nous sommes à un tournant important dans notre histoire économique, politique, sociétale et religieuse.

 



C’est certainement le fruit de notre manière de vivre dans l'illusion du définitif; en réalité, nous évoluons dans le provisoire, plus de projet à long terme. Dans ce qui nous touche de près, il faut si peu de chose pour que tout bascule soudain. Nous ne sommes même pas sûrs du lendemain! L'appel du Seigneur à la vigilance est à prendre au sérieux. Nous sommes invités à l'espérance. Être vigilant ne veut pas dire sombrer dans le pessimisme et se résigner. Le message évangélique nous invite au contraire à une attente optimiste.

« Restez éveillés pour que le jour où l'épreuve viendra, vous ne soyez pas pris au dépourvu. » 


Face à cette dureté de la vie, Merci Seigneur de nous livrer ce matin un message d'espérance qui veut nous apporter du courage et du réconfort dans l'épreuve. Non, Dieu n'abandonne pas son peuple et il ne le fera jamais. Ce qui est le plus important, c’est de rester sur nos gardes, bien en éveil. Ainsi quand le Seigneur viendra, nous ne sommes pas désemparés et pris au dépourvu. Marc nous invite à suivre Jésus qui est venu nous révéler son Père. Il est la source de la vie et Dieu fait sans cesse rejaillir la vie. Cette nouvelle création, ce monde nouveau, ce sera celui que Dieu nous prépare depuis toute éternité. C’est la grande réconciliation de tous les Hommes, réalisée dans la mort et la résurrection du Christ.

 

Si Dieu nous a fait vivre dans ce monde, c'est pour préparer avec lui le monde nouveau. Monde d'amour, Monde de justice, Monde de paix, où tous les hommes auront entre eux des relations vraiment fraternelles, dans la tolérance et la compréhension. Dieu ne nous a pas créés pour un néant éternel. En effet je fais confiance à Jésus qui dit : « Je suis la Résurrection et la vie. » Quand il nous parle de résurrection et de vie, ce n’est pas pour après la mort, c’est aujourd’hui que chacun est appelé à une vie renouvelée. 

Alors oui, restons éveillés ! Le message de l'évangile ne cesse de bourgeonner même si cela ne fait pas, la une des médias. « Un arbre qui tombe fait plus de bruit que toute la forêt qui pousse. » (Proverbe Africain) Dès maintenant, préparons de tout notre cœur, ce Royaume d'amour, de justice et de paix, car Dieu veut rassembler tous les hommes dans une réconciliation universelle en Jésus Christ. Il ne s’agit pas d’une utopie, mais de notre foi : « Ta foi t’a sauvé ! »


François, prêtre retraité

 

 

 

 

 

 

 

 


mardi 9 novembre 2021

Le Cochonnet, une association audacieuse et énergique

 L’assemblée générale 2021 de l’association Le Cochonnet, comptant 85 membres,   s’est tenue à la salle des fêtes de Nousseviller-lès Bitche, sous la présidence du président Dominique Glad. 

De nombreux projets ont été approuvés pour les 85 membres de l’association Le Cochonnet. Le rapport moral  et financier a  été approuvé à l’unanimité par les 25 membres présents. Le premier adjoint Lucien Schneider  a félicité l’association pour son dynamisme et ses nombreuses activités. 



 Quand Cochonnet rime avec projets


 L’amitié transfrontalière se verra renforcée dans tous les domaines. Les entraînements du vendredi soir sont maintenus et les  trois tournois de pétanque estivaux.seront reconduits, d’autres activités sont programmées.


La   sophrologie qui fait le plein tous les mercredis avec ses 15 adeptes continuera sous la conduite de Sylvie Perrin.  Les rencontres récréatives et les randonnées sont maintenues. 


Deux   excursions en bus, respectivement sur la « Moselle romantique » en croisière d’une journée au printemps, et trois jours au Tyrol autrichien du 15 au 18 septembre prochains seront organisées.  La traditionnelle fête de la Saint-Michel sera à nouveau organisée  en 2022.

 Malgré des investissements conséquents en 2021, les feux restent largement au vert grâce à de remarquables bénévoles. 


JAS