lundi 29 juin 2015

L’Entre-deux, un spectacle historique à Baerenthal




 Photo DR
Au mois de juillet, Charly Damm, un infatigable écrivain, musicien, compositeur et chanteur présente à nouveau à Baerenthal un spectacle historique sur la période entre les deux guerres mondiales: L'Entre-deux. C’est en sept tableaux que le spectateur découvrira le retour de notre Bitcherland à la France en 1918, les manifestations contre la laïcité en 1924, les grèves de 1936, la reprise des hostilités. Dans ce  spectacle son et lumière, les comédiens nous rappellent le tiraillement des habitants  entre deux pays et deux cultures. Ils ont subi  le crise de 1929 qui a secoué tout l’Europe, la montée du nationalisme et de l’autonomisme, l’affrontement des rouges et les noirs... 

Une période difficile à vivre

Durant cette période des Bitcherlandais partis dans le pays du fer reviennent au Pays pour construire la ligne Maginot. Quand on a vu l’Entre Deux, on comprend mieux ces années  qui ont précédé une des périodes  la plus dure que la région a vécue avec l’évacuation, l’annexion, l’expulsion, l’incorporation de force, la déportation, les combats, les bombardements...

La Section du Pays de Bitche de la Société d’histoire et d’archéologie de Lorraine  (SHAL) a participé à l’élaboration  du scénario de l’Entre-Deux comme conseiller historique. Lors des représentations, la Shal présentera une exposition de cartes postales sur les villages de Baerenthal, Mouterhouse, Philippsbourg et Eguelshardt datant de cette période et un stand de livres  et de revues historiques. Parti Participeront à ce spectacle 120 comédiens, figurants ou choristes.  Tout se jouera à nouveau près du centre de jeunesse de Baerenthal les   3, 4, 5, 9, 10,11,12 juillet à 22 h. Pour les spectateurs, une tribune de 1350 places a été installée. Réservations au 03 87 06 50 26. Entrée 15 € à partir de 13 ans, gratuit pour les autres.

Texte de Joseph Antoine Sprunck

Une belle fête pour le cinquantenaire de la chapelle




C’est avec beaucoup de solennité que le cinquantenaire de la bénédiction de la chapelle de Dollenbach a été célébrée le vendredi 26 juin. Pour ce  petit hameau de 34 habitants, dépendant de la paroisse Saint-Pierre de Volmunster, cela a été un événement important. La messe célébrée par l’abbé Franck Wentzinger a été animée par la chorale Saint-Pierre de Volmunster sous la direction de Jean-Marie Langbour. «Sa construction a été promise par les femmes du village.  Une chapelle sera construite à condition que tous les hommes reviennent de la guerre, lors de la mobilisation du 26 septembre 1938.. Elle a été financée entièrement par les  paroissiens de Dollenbach» nous rapporte une habitante du hameau. Cette fête a été une occasion pour  certaines personnes originaires du village à se rencontrer. Lors du vin d’honneur servi après le messe de nombreux souvenirs furent évoqués par ces expatriés avec les habitants actuels.
















Photos de Germaine Stenger et texte de Joseph Antoine Sprunck

Fête des saveurs le dimanche 12 juillet





dimanche 28 juin 2015

400 vététistes aux nocturnes de Saint-Joseph à Ormersviller

Avec une bonne organisation et la participation de 400 vététistes de tous les niveaux et de tous les âges, l’Entente sportive Ormersviller-Epping (E.S.O.E) a su donner beaucoup de punch aux Nocturnes de Saint-Joseph.  


Pour cette troisième édition, les Nocturnes  de Saint-Joseph, vont de succès en succès. Organisées samedi dernier par l’ E.S.O.E, présidée par Fabien Sprunck. 94 équipes, contre 23 en 2013. y ont participé par une météo favorable.


Chaque équipe était  composée  de 3 à 5 vététistes   Les Chieuses, en maillot orange avec leur  capitaine Ingrid Meyer, se sont classées premières.

    
C’est Martial Schwalbach, initiateur et directeur sportif de cette épreuve qui a su donner à cette course de relais à V.T.T. une convivialité et une ambiance inattendue. Par la même occasion, c’était la fête familiale autour des  sangliers à la broche et une bonne animation musicale pour les supporters et les participants 

Organisation impeccable

Cette course de relais VVT a demandé à chaque participant de réaliser un circuit de 6,7 km en six heures avec un dénivelé de 100 m. Le circuit a emprunté les chemins de la Burg et a fait passer les coureurs en Allemagne. Alors que l’ensemble de la course s’est réalisé sur un terrain dur ou rocailleux, c’est la traversée d’une carrière près de la chapelle Saint-Joseph qui donna du fil à retordre à certains. Puis la descente vers l’arrivée donna à certains   le vertige.      Le passage de relais, composé d’un collier code-barres, s’est fait sous un chapiteau et était enregistrée au laser, ce qui évitait toute contestation.  Elle a duré 6 heures, mais chacun avait le temps de se reposer entre les tours.  











Le président a trouvé «que la manifestation était une réussite de par  sa bonne préparation. Le parcours n'était pas des plus faciles et a pleinement satisfait l'attente des vététistes. Le temps a heureusement aussi été de la partie. Je tiens encore à remercier nos nombreux sponsors et les 80 membres bénévoles pour leur aide dans la préparation et l’organisation. Les jeux prévus pour les enfants a permis à de nombreuses familles à passer une agréable soirée.»
Tout le monde est prêt pour organiser les prochaines nocturnes Saint-Joseph le samedi 25 juin 2016.

Résultats

Les hommes:
1 er: Les Douze  apôtres
2 ème: Culture Vélo
3 ème: Keilartean

Les femmes:
1 ères: Les Nanas qui déchirent
2 ème: Les Schnecks
3 ème: Les Chieuses

Classement mixte:
1er: Les Bisounous riders
2 ème: Les rouleurs du dimanche

Texte et photos de Joseph Antoine Sprunck


samedi 27 juin 2015

Quelques 24 juin historiques



24 juin 1314 : Victoire écossaise à Bannockburn…
Le 24 juin 1314, à Bannockburn, au nord-ouest d'Édimbourg, les Écossais infligent une défaite retentissante aux Anglais, bien que très supérieurs en nombre. Aux yeux des Écossais, c'est aujourd'hui encore un événement considérable...


24 juin 1340 : La flotte française détruite à l'Écluse…
Le 24 juin 1340, la flotte française est détruite par les marins anglais dans le port flamand de l'Écluse (aujourd'hui Sluis, en aval de Bruges).
Bien que disposant de plus de vaisseaux que les Anglais du roi Édouard III et de galères génoises en renfort, Hugues Quieret et Nicolas Behuchet, amiraux du roi Philippe VI de Valois, choisissent la défensive et attachent leurs bateaux entre eux dans le port pour faire barrage à l'ennemi,
selon la coutume du temps.
Les Anglais se lancent audacieusement à l'attaque et, de leurs navires, les archers déversent une pluie de flèches, dont certaines enflammées, sur les navires ennemis. Quelques-uns de ceux-ci arrivent à s'échapper mais les Français perdent au total 170 navires et 20.000 hommes.
Capturés, les deux amiraux sont, l'un pendu, l'autre décapité. Ce désastre, qui laisse la France sans défense face aux débarquements anglais, est le premier qu'aura à connaître la France dans la Guerre de Cent Ans.


24 juin 1497 : Jean Cabot aborde à Terre-Neuve…
Le 24 juin 1497, le Matthew aborde aux îles plus tard appelées Cap-Breton et Terre-Neuve, à l'embouchure du fleuve Saint-Laurent (Canada).
Le capitaine est un Génois du nom de Giovanni Caboto (ou Jean Cabot), au service du roi d'Angleterre...


24 juin 1812 : Début de la campagne de Russie…
Le 24 juin 1812 débute la campagne de Russie. La Grande Armée de l'empereur Napoléon 1er traverse le Niémen et envahit l'empire du tsar Alexandre 1er. Avec près de 700.000 hommes, dont une moitié seulement de Français, cette Grande Armée mérite d'être appelée aussi l'armée des Vingt nations.
Sa puissance ne l'empêchera pas d'être vaincue par l'hiver russe et par la résistance opiniâtre des partisans russes et des soldats du vieux général Koutouzov...


24 juin 1821 : Bolívar à Carabobo…
Le 24 juin 1821, Simón Bolívar vainc les Espagnols à Carabobo et les chasse du Venezuela.


24 juin 1859 : Solferino donne naissance à la Croix-Rouge…
Le 24 juin 1859, les armées franco-sardes se heurtent aux armées autrichiennes à Solferino dans une mêlée sanglante et désordonnée...


24 juin 1872 : Disraeli exalte les conquêtes coloniales.



Le 24 juin 1872, dans le Crystal Palace, le somptueux
palais des expositions londonien inauguré vingt ans plus 
tôt par le prince Albert, Benjamin Disraeli, chef 
de l'opposition conservatrice, prononce un 
retentissant discours dans lequel il se propose 
de promouvoir l'empire colonial britannique
(« uphold the Empire of England », dit-il).

Auparavant, les conquêtes coloniales étaient le fait de compagnies marchandes ou d'aventuriers et les gouvernements ne s'y engageaient qu'avec réticence car ils n'y voyaient que des sources de difficultés.
On peut dater du discours de Disraeli la naissance de l'impérialisme anglais et plus largement européen, marqué par les péripéties de la « course au drapeau » en Afrique et en Asie.
La même année, le 7 avril 1872, Léon Gambetta, un fougueux républicain français, lance à Angers: « Pour reprendre véritablement le rang qui lui appartient dans le monde, la France se doit de ne pas accepter le repliement sur elle-même.
C'est par l'expansion, par le rayonnement dans la vie du dehors, par la place qu'on prend dans la vie générale de l'humanité que les nations persistent et qu'elles durent; si cette vie s'arrêtait, c'en serait fait de la France ».


24 juin 1894 : Sadi Carnot assassiné…
Le soir du 24 juin 1894, le président de la République française Sadi Carnot, en visite officielle à Lyon, sort d'un banquet offert par le maire de la ville, le dr Gailleton.
Il se rend au Grand Théâtre quand un homme monte sur le marchepied de sa voiture et le blesse mortellement d'un coup de poinçon.
Le meurtrier est un anarchiste italien du nom de Caserio qui aurait voulu répliquer aux mesures d'exception contre la flambée d'anarchisme. Dès le lendemain du meurtre, des émeutes anti-italiennes surviennent à Lyon.
Elles doivent être réprimées par la troupe ! Caserio, prestement condamné, est guillotiné le 16 août suivant.


24 juin 1948 : Le blocus de Berlin.




Le 24 juin 1948, les Soviétiques qui occupent depuis 1944 l'Allemagne orientale, entament le blocus de l'enclave de Berlin-Ouest.
Il s'agit d'une fraction du Grand-Berlin (883 km2 et 2,3 millions d'habitants) concédée aux Alliés occidentaux et partagée en trois zones d'occupation (anglaise, américaine, française).
Le blocus est motivé par le rejet par les Soviétiques de la nouvelle monnaie introduite par les Occidentaux en Allemagne, leDeutsche Mark (DM).
Le blocus consiste à couper, «pour des raisons techniques», les communications terrestres entre Berlin-Ouest et l'Allemagne occidentale. La réussite du coup de force que représentait de blocus aurait signifié l'abandon par les alliés occidentaux de Berlin et son occupation par les Soviétiques.
Mais, pendant près de onze mois, jusqu'au 12 mai 1949, les Américains et les Anglais organisent un pont aérien pour ravitailler les berlinois de l'Ouest, soit 277 728 vols en 322 jours.
Le principal aéroport actuel de Berlin, Tegel, est d'ailleurs la conséquence de ce pont aérien puisqu'il est construit en secteur français d'août à novembre 1948 pour compléter les aéroports existants de Tempelhof en secteur américain et de Gatow en secteur britannique.
Le pont aérien résiste et à l'hiver et aux brimades des Russes : projecteurs aveuglant les pilotes, interférences radio, tirs sol-sol, tirs de DCA.
Il empêche ainsi Berlin-Ouest de tomber dans l'escarcelle soviétique, et son maintien coûte que coûte, malgré 76 morts et un coût financier considérable, finit par contraindre les Soviétiques à mettre fin au blocus, décision annoncée par l'agence Tass le 25 avril 1949.
Quelques mois plus tard se concrétise la division de l'Allemagne en deux États rivaux.


24 juin 2007 : Crise des «subprimes».

Le 24 juin 2007 est annoncée la faillite de Queen's Walk, un fonds spéculatif de couverture («hedge funds») qui appartient à la puissante banque d'investissements américaine Bear Stearns.
Ainsi le monde de la finance et l'opinion publique découvrent-ils la «crise des subprimes», prêts bancaires à taux évolutif accordés sans précaution à des ménages américains pauvres et virtuellement insolvables.
Comme la plupart des banques de la planète détiennent ces créances douteuses, la panique s'empare des marchés boursiers.



Gabrielle

vendredi 26 juin 2015

Les nocturnes de Saint-Joseph à Ormersviller


Le vieux moulin d'Eschviller du Bitcherland


Le moulin d’Eschviller, fondée en 1731 et reconstruit en 1979 est le dernier moulin à grains de Lorraine, entraînée par une roue à aubes Poncelet. « C’est un chef d’oeuvre de technique empirique et de savoir-faire ancestral qu’un bon meunier était capable de construire lui-même de A à Z, de l’entretenir et de le réparer sans aide extérieure. » nous rapporte Antoine Schleininger dans son livre «Le moulin d’Eschviller».   Le mécanisme du moulin date du 18 ème siècle et la roue de 19 ème siècle. C’est l’héritage des seize anciens   moulins à eau de la Schwalb. 

Énergie renouvelable

 Au premier siècle avant JC, Vitruve, un ingénieur romain  décrit le premier moulin à eau servant à moudre du grain. Les aubes seront d’abord droites.  La force de l’eau, une énergie renouvelable, remplace les esclaves qui marchaient à l’intérieur d’une grande roue à écureuil. Le moulin d’Eschviller est un des rares moulins de France, ayant des aubes arrondies que le mathématicien Jean Victor Poncelet de Metz a préconisées en 1828. Ainsi il a apporté une amélioration de la roue avec des aubes arrondies, pour une meilleure récupération de la force hydraulique. L'eau conserve son énergie, il y a moins de pertes par turbulences.


Joseph Meyer à gauche, avec Katia Arnet  et Loïc Hergott, animateurs du site.

Meunier tu dors...

Pour régler la vitesse de la roue à aubes, soit 16 tours/ minute, le meunier regarde le régulateur de Watt,  l’alerte du moulin.  D’où la chanson: «Meunier tu dors...»   Pour la réduire, le meunier descend la vanne, et la monte pour l’augmenter.  Grâce à des roues dentées, alternativement en bois et en fonte, que la force de roue est démultipliée et donne la bonne vitesse à la meule tournante qui écrase le grain pour le transformer en farine qui sera tamisée et triée par le blutoir. Quatre casiers recueillent le son et les trois variétés de farine: la fine fleur est pour les riches, la seconde plus grossière pour les bourgeois et la dernière avec du son pour les paysans. Il s’avère maintenant, que c’est la farine du paysan qui est la plus digeste, car elle contient des fibres.
A chaque visite, le guide expliquera avec passion le travail du meunier du moulin à grains d’Eschviller est mis en marche pour transformer le froment en farine. « Ce moulin, dont chacun comprend vite le fonctionnement, subjugue le visiteur. D’ailleurs, cette roue à aubes en est l’âme, c’est elle qui donne vie au site.» nous explique Joseph Meyer,  le président des Amis du Moulin d’Eschviller. Visites guidées du 15 mars au 31 octobre.

Contact 03 87 96 76 40