mercredi 31 décembre 2025

Le message du Père François






 Évangile de Jésus Christ selon St Matthieu 2, 1–12

 

« Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, carvoici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à

Bethléem, en leur disant : « Allez-vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent.

Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. »

 

Après les bergers, les mages… Après les pauvres et les petits, les savants… Ce n’est pas un hasard si les premiers invités à la crèche furent des personnes humbles et modestes. Car Jésus est venu en priorité pour elles. Mais le Fils de Dieu n’oublie pas de se présenter à chacun, quelle que soit sa culture, son histoire. Il ne méprise personne, et se donne à reconnaître, de manière universelle, : l’Epiphanie à tous les hommes de bonne volonté !

 

En cette fête de l'Epiphanie, l’Eglise nous propose de prendre le relais des « Mages et des Sages » de tous les temps, qui cherchent un chemin d’Avenir pour l’humanité. Il s’agit bien sûr de l’humanité d’un chacun dans sa personne, mais aussi de tous les peuples dans leurs diversités. Ces mages, personnages légendaires, surnommés : MELCHIOR - GASPAR et BALTHAZAR, représentaient tous les peuples connus à l’époque de Jésus. Leur simplicité et leur bienveillance contrastent avec l'attitude hypocrite du roi Hérode, qui veut tout dominer et qui a peur que quelque chose échappe à son pouvoir. L'étoile qui met en route ces « chercheurs », les cadeaux offerts à Jésus, leur retour précipité, tout dans ce récit sensationnel, avait de quoi alimenter notre imaginaire d'enfant et nous faire rêver d’une humanité sauvée.

 

La route des mages, vers Bethléem, représente le chemin de tous ceux qui cherchent à donner sens à leur vie. Et ils sont nombreux dans toutes les races, les religions, les cultures à vouloir un monde de fraternité basé sur le respect, la dignité et la justice. 

Tous les pèlerins que j’ai eu le bonheur d’accompagner à Bethléem ont été surpris par la diversité et le nombre des gens- jeunes et adultes – venus des quatre coins du monde à la rencontre de l’Enfant de Bethléem. Croyants et incroyants étaient heureux de pouvoir échanger quelques mots de salutations, de bonheur et de paix sur les lieux de cette naissance. « Quelle merveille que fît pour nous le Seigneur ! » Cette parole du Magnificat se réalisait pour nous chaque fois. Ceux qui rencontrent et reconnaissent en cet enfant Jésus la source de l’Amour qui vient de Dieu, en sont radicalement transformés. Ils sont capables de sortir des routines et des chemins battus. Personne ne repart comme il est venu en ces lieux. Et cette vitalité retrouvée, apporte une joie de vivre à tous les Hommes de bonne volonté. Comme les Mages, chacun est invité à chercher un chemin nouveau pour la suite de sa vie quotidienne. 

 

La fête de l'Epiphanie nous montre que Jésus est né, pas seulement pour ses compatriotes, ses voisins comme les bergers, mais pour tous les peuples, jusqu’aux extrémités de la terre. Cette vision est inscrite dans la mémoire chrétienne, comme un ferment qui transforme l'avenir. A l’image de la semence qui est dans la terre, un germe nouveau, des possibilités nouvelles, peuvent émerger aujourd’hui de cette terre.

 

Avec l’année 2026 qui vient de commencer, c'est bien un « demain » qui s'ouvre à nous. Il s’agit bien, d’un avenir à construire, à inventer. Un avenir pour nos familles et nos communautés, pour le respect de toutes les Eglises, pour l'Europe et pour le monde.

 

La fête de l’Epiphanie nous invite à porter un regard d’homme et de croyant sur notre vie, et sur la vie du monde. Elle nous invite à faire révision de vie, à chercher les causes profondes du mal. Je suis persuadé que les écarts de richesse, qui se sont aggravés avec la mondialisation, ont constitué un environnement favorable au terrorisme international. Ce terrorisme nous fait si peur et nous donne le sentiment de l’impuissance. Dieu nous propose en ce début d'année et en ce jour d'Epiphanie, c'est de garder l'espérance, la joie de vivre et de nous mettre en route. 

 

Avec les mages, prenons la route de l’indignation qui mène à la vie. N'ayons pas peur de nous laisser bousculer sur cette route par cette exigence de faire la paix autour de nous, d’être accueillant, de faire place à la bonté et à la justice…. car vers Dieu et vers tous les hommes que cette route nous conduit. 

 

A vous et à vos familles, tous mes meilleurs vœux de bonne année 2026 avec la santé et la joie de vivre, malgré le poids à certains jours.               

« Il y a toujours une petite lumière qui vient   de quelque part » disait souvent notre maman ! 

Es gibt immer ein kleines Licht, das uns von irgendwoher erreicht“, sagte unsere Mutter oft!


François, prêtre retraité


Bonne lecture ! Vous vous sentirez mieux...Peut-être, rajeunis!

 


Photo DR

Beaucoup de maladies ne sont pas réellement des maladies, mais des signes naturels du vieillissement.

Un directeur d’hôpital à Pékin a donné cinq précieux conseils aux personnes âgées :
« Vous n’êtes pas malade, vous vieillissez simplement. »
Beaucoup de choses que vous considérez comme des maladies ne sont en réalité que les signes normaux du vieillissement du corps.

1. Faiblesse de la mémoire

Ce n’est pas la maladie d’Alzheimer, mais le système de protection du cerveau.
Ne vous effrayez pas : c’est un signe de maturité du cerveau, pas une maladie.
Si vous oubliez simplement où vous avez mis vos clés ou vos objets, mais que vous les retrouvez plus tard, ce n’est pas de la démence.

2. Lenteur ou instabilité en marchant

Ce n’est pas un accident vasculaire cérébral, mais une dégénérescence musculaire.
Le traitement, ce n’est pas le médicament, mais le mouvement.
Marchez autant que possible, restez actif.

3. Difficulté à dormir (insomnie)
Ce n’est pas une maladie, mais le cerveau qui change de rythme.
Avec l’âge, les heures de sommeil se modifient naturellement.
L’usage répété de somnifères est dangereux — il affaiblit la mémoire et peut endommager le cerveau.
Le meilleur somnifère pour les personnes âgées, c’est la lumière du soleil :
Exposez-vous au soleil pendant la journée et habituez-vous à des heures régulières de sommeil et de réveil.

4. Douleurs dans le corps

Ce n’est pas de l’arthrite ou du rhumatisme, mais un signe du vieillissement des nerfs.
C’est une réaction normale du corps.


5. Douleurs dans les bras, les jambes ou les articulations

Beaucoup de personnes âgées disent que tout leur corps leur fait mal —
ce n’est généralement pas dû à la faiblesse des os, mais au ralentissement de la conduction nerveuse.
Le cerveau perçoit plus intensément les signaux de douleur, un phénomène appel 
« sensibilisation centrale ».

Le traitement, ce n’est pas les analgésiques, mais l’exercice, les bains de pieds chauds, les vêtements chauds et les massages légers.
Ces remèdes sont plus efficaces que les médicaments.

6. Désordre dans les rapports médicaux

Beaucoup de résultats d’examens ne reflètent pas une maladie, mais simplement des valeurs basées sur d’anciens critères médicaux.

7. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

Les normes médicales pour les personnes âgées doivent être plus souples.
Un peu plus de cholestérol n’est pas dangereux, c’est même un signe de longévité —
car le cholestérol est nécessaire à la fabrication des hormones et des cellules.
Pour la tension artérielle, 150/90 mm Hg est suffisant pour une personne âgée ; pas besoin de viser 140/90.

Ne considérez donc pas le vieillissement comme une maladie, ni les changements du corps comme des pertes.

8. Le vieillissement n’est pas une maladie, mais le voyage naturel de la vie.

Voici quelques conseils pour les aînés et leurs enfants :

1. Souvenez-vous : toute douleur n’est pas une maladie.

2. Ne faites pas peur aux personnes âgées avec des analyses ou des publicités médicales.

3. Le plus grand devoir des enfants n’est pas seulement d’amener leurs parents à l’hôpital,
mais de marcher avec eux, de parler avec eux, de partager le soleil, le repas et le temps.

La vieillesse n’est pas un ennemi, c’est un autre nom de la vie.
C’est l’immobilité qui est le véritable ennemi.
🌿 Restez en santé — restez heureux 🌿

Ce message est très important pour que les personnes âgées et leurs enfants le comprennent.

Quelques belles pensées d’un oncologue brésilien :

1. La vieillesse commence à 60 ans et dure jusqu’à 80 ans.

2. Le « quatrième âge », ou grande vieillesse, s’étend de 80 à 90 ans.

3. La longévité commence après 90 ans et se termine avec la mort.

4. Le plus grand problème des personnes âgées, c’est la solitude.
Souvent, l’un des conjoints part avant l’autre, et le survivant se sent comme un fardeau pour sa famille.
C’est pourquoi il est essentiel de rester en contact, de voir ses amis, de parler, d’échanger.

Quelques règles d’or :

Gardez le contrôle de votre propre vie —
choisissez quand, où, avec qui vous voulez être, ce que vous voulez manger, porter ou où vivre.
Sinon, vous deviendrez un poids pour les autres.

William Shakespeare a dit :

« Je suis toujours heureux ! »
Pourquoi ? Parce que je n’attends rien de personne.
L’attente apporte toujours la douleur.
Aucun problème n’est éternel — il y a une solution à tout, sauf à la mort.


Les six règles de la vie :

1. Avant de réagir — respirez profondément.

2. Avant de parler — écoutez.

3. Avant de critiquer — regardez-vous vous-même.

4. Avant d’écrire — réfléchissez.

5. Avant d’attaquer — retenez-vous.

6. Avant de mourir — rendez la vie belle.

Souvenez-vous :
La meilleure relation n’est pas avec une personne parfaite, mais avec celle qui apprend à vivre la vie de la plus belle manière.
Voyez les défauts des autres, mais appréciez aussi leurs qualités.

Si vous voulez être heureux, rendez quelqu’un d’autre heureux.
Si vous voulez recevoir, commencez par donner.
Entourez-vous de gens bons, sincères et intéressants — et soyez comme eux.

Dans les moments difficiles, même avec des larmes aux yeux, souriez et dites :

« Tout va bien, car nous sommes les beaux fruits de l’évolution. »

🌸 Si vous ne partagez pas ce message, c’est peut-être que vous êtes seul.
🌺 Envoyez-le à ceux que vous aimez.

mardi 30 décembre 2025

Le nombre de donneurs a augmenté.

  


 Lors de la  collecte de sang du lundi 27 décembre 2025, 56 donneurs ont donné leur sang, alors qu’en octobre, ils n’étaient que 47. C’est un vrai record.  De plus, quatre nouveaux se sont présentés. Espérons  que d'autres nouveaux se présenteront à la prochaine collecte. Toute personne âgée de 18 à 70 ans pesant plus de 50 kg peut donner son sang. 

dimanche 28 décembre 2025

Bienfaits de la marche

 


Marcher, c’est choisir une solution naturelle et accessible pour sa santé. En 1 minute, votre corps améliore sa circulation sanguine. En 60 minutes, il produit de la dopamine, l’hormone du bonheur. Pas de contrainte, pas de coût, juste un pas après l’autre pour prendre soin de soi.
La dopamine est souvent surnommée « hormone du bonheur », car elle est libérée par notre cerveau lors d'expériences associées au plaisir. Elle a une influence sur le comportement, le bien-être, le désir… Plus notre organisme en produira, plus nous serons motivés et mieux nous nous sentirons.

#fblifestyle

La Croix de Lorraine...

 


La croix de Lorraine , est un symbole de croix à deux traverses, représentant la Vraie Croix associée à l'écriteau « Jésus de Nazareth, Roi des Juifs ». Elle est aujourd'hui un symbole du gaullisme. Elle a été choisie par le général de Gaulle par opposition de la croix gammée.

Sur mon chemin...

Photo JAS
 La crèche  a changé  de place, elle est surveillée par Saint Joseph...

vendredi 26 décembre 2025

Sur mon chemin

 

 
Photo M.R.

Cette croix a été érigée par la famille  Sprunck
en 1884 en l’honneur François Sprunck 
décédé subitement le 10 janvier 1879. Elle est située au croisement du sentier d'excellence et du chemin menant à Brenschelbach.
François  Sprunck est né le 5 octobre 1800 
à Schweyen. Il a épousé Anne-Marie Meyer  
le 13 avril 1826 à Ormersviller. De cette union sont nés neuf enfants. Il a été maire d'Ormersviller.

J.A.S.
 




Fête de la Saine Famille

 Évangile de Jésus Christ selon St Matthieu 2 13–15, 19–23


 

Après le départ des mages, un ange du Seigneur vint se manifester à Joseph au cours d’un rêve. Il lui dit : “Lève-toi, prends l’enfant et sa mère et va te réfugier au pays d’Égypte. Tu y resteras jusqu’à ce que je te le dise, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr.” Joseph se leva aussitôt ; cette même nuit il prit l’enfant et sa mère et partit au loin vers l’Égypte. Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode et de cette façon s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par la bouche du prophète : J’ai fait revenir mon fils d’Égypte. Après la mort d’Hérode, voilà qu’un ange du Seigneur apparaît à Joseph en Égypte au cours d’un rêve ; il lui dit : “Lève-toi, prends l’enfant et sa mère et retourne au pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant.” Quand Joseph se réveille, il prend l’enfant et sa mère pour rentrer au pays d’Israël. Mais lorsqu’il apprend qu’Arkélaüs règne en Judée à la place de son père Hérode, il a peur d’y retourner. Ayant reçu des instructions au cours d’un rêve, il s’éloigne vers la Galilée et il s’y établit dans un village appelé Nazareth. De cette façon s’accomplira ce qui a été dit par la bouche des prophètes : On l’appellera Nazaréen.

 

Chers amis, aujourd’hui l’Église nous donne l’occasion de fêter la Sainte Famille, modèle de toutes les familles. Aujourd’hui, nous allons prier pour les familles car elles sont très fragiles, plus que jamais. Inutile de fermer les yeux ou de se boucher les oreilles : la famille en occident comme ailleurs, surtout dans les pays développés, est en souffrance. Il y a la fragilité des couples, divorces et séparations en progression, refus du mariage même civil, cohabitation sans engagement et abandon de la pratique religieuse. « L’enfant en âge mûr choisira la religion qu’il voudra pratiquer ou non. » C’est ce que disent certains parents.  Nous allons méditer sur les textes d’aujourd’hui pour y découvrir le sens de la famille, le sens du mariage. L’Évangile nous présente la Sainte Famille de Jésus, Marie, Joseph.

 

Fêter la Sainte Famille, c’est se réjouir que Jésus ait pu grandir auprès de parents unis, au milieu de l’amour et de la foi. C’est aussi chercher ce que nous pouvons faire pour que, dans nos familles, il y ait plus d’amour à l’intérieur, plus de foi en Dieu et plus d’amour envers les autres. 

 

N’allons pas idéaliser la Sainte Famille. Elle a connu des moments de joie et de tristesse comme dans nos familles. Avant la naissance de Jésus, Joseph a été bouleversé quand il a appris que sa fiancée était enceinte. Mais avec l’intervention de l’ange, il a accepté d’assumer la paternité de l’enfant Jésus. Marie et Joseph ont supporté dignement la pauvreté car l’enfant est né dans une étable, sur la paille, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la maison commune. Après le bonheur de la visite des bergers et des rois mages, la Sainte Famille prend le chemin de l’exil par la violence de ce temps-là, à l’image de ce que nous connaissons aujourd’hui.

 

Chers foyers, je vous l’assure, vous qui vous battez contre des conditions de vie difficiles : santé, budget, difficultés d’orientation, dialogues difficiles, conflits de générations… vous pouvez regarder la famille de Joseph et Marie. Comme toutes les familles , elle a connu les déchirements, les angoisses. Aux difficultés qu’il rencontre, Joseph est appelé à la responsabilité. Dieu veut des hommes debout, libres et responsables : « Lève-toi ! » Joseph se leva et prit l’enfant et sa mère. Joseph a pris la responsabilité de sauver sa famille. 

 

Et dans notre vie : qu’est-ce qui se passe ? La vie de couple ou de famille n’est jamais écrite d’avance. Elle est toujours à construire, et parfois cette construction au quotidien est rude. Si la famille se fonde dans l’amour du couple et des enfants, elle reste sans cesse à construire. Famille unie quand les époux et enfants s’accueillent, jour après jour, avec leurs richesses et leurs fragilités, dans les joies et les peines du quotidien, dans les événements heureux ou malheureux. Ce n’est pas chose facile et, bien sûr, il n’y pas de famille parfaite ni d’époux ou d’épouses parfaits, ni d’enfants parfaits ! Pourtant, dans la foi, nous sommes appelés à reconnaître en chaque membre de nos familles, une personne qui nous est donnée à aimer, à respecter et à accompagner. 

 

Enfin, rappelons-nous que dans la tradition chrétienne, la famille est la première cellule d’Église où chacun apprend à vivre selon l’Évangile. Dans une famille, on apprend aux uns et aux autres à se respecter. Dans une famille, on apprend aussi à se pardonner, à s’entraider, à partager ; on apprend à s’ouvrir aux autres, au monde. Dans une famille on apprend aussi à prier, à parler de la vie de Jésus, des apôtres, des premiers chrétiens. Une famille qui essaie de vivre ainsi est un beau témoignage de vie et de foi. Et cela se vérifie aux contacts de nos enfants.

 

Permettez-moi de terminer avec les mots du défunt pape François : « Rappelons-nous les trois mots pour vivre en famille dans la paix et dans la joie : s’il te plaît, merci, pardon. Quand dans une famille, on est respectueux et qu’on l’on se dit « s’il te plaît », quand dans une famille on n’est pas égoïste et que l’on apprend à dire « merci », quand l’un se rend compte qu’il a fait quelque chose de mal et sait demander pardon, alors dans cette famille, il y a la paix et la joie. »

 

Prière universelle : Introduction par le prêtre :

Seigneur, tu as voulu partager notre condition humaine en grandissant dans une famille. En ce dimanche de la Sainte Famille, prions pour toutes les familles qui vivent des conditions inhumaines à cause de nos guerres et de nos égoïsmes.

1.- « Que cette guerre finisse pour que mon papa puisse revenir » dit une petite Ukrainienne. Seigneur, écoute la prière de cette enfant. Entends la prière de toutes ces familles dispersées ou détruites par les guerres. Donne-nous le courage d’être des artisans de paix pour que chaque enfant puisse retrouver un milieu familial où grandir et s’épanouir. Prions le Seigneur.

2.- « Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère et fuit en Égypte ». Prions pour toutes les familles qui fuient les persécutions, les famines ou les guerres. Qu’elles trouvent une terre d’accueil où on ne les laisse pas à la rue. Donne-nous assez de cœur pour que chaque enfant puisse grandir en sécurité. Prions le Seigneur.

3.- Familles classiques, familles monoparentales, familles éclatées, familles homosexuelles, familles d’accueil. Seigneur, nos familles ont pris toutes sortes de visages aux cours des siècles. Veille sur toutes nos familles, qu’elles soient des lieux d’apprentissage de l’amour et du respect de chaque génération. Prions le Seigneur.



Message du père François

Les douze jours...

 


Les douze jours - ou plutôt, comme on les désigne en Alsace, en Allemagne ou en Belgique, les "douze nuits" - s'insèrent, dans le calendrier chrétien, entre Noël et l'Épiphanie : entre le 25 décembre et le 6 janvier. Ils furent définis en 567 par le concile de Tours. Mais cette période, nichée au cœur de la nuit hivernale, alors que le monde est figé dans le froid et l'obscurité, n'est pas propre au christianisme : on en retrouve la trace aussi bien dans l'ancienne Mésopotamie qu'en Chine ou dans l'Inde védique. Ils pourraient représenter le hiatus entre le calendrier solaire, de 365 jours, et l'ancien calendrier lunaire, de 12 mois de 29 jours et demi chacun. Ils correspondraient alors au rattrapage nécessaire, à une période effectivement hors calendrier, entre deux temps, permettant, tous les ans, de retomber sur ses pieds : un passage à vide, une période de béance, un temps d'incertitude soumis à tous les dangers, un moment qui met en communication le mondes des vivants et celui des morts. Le réveillon, à minuit, n'est-il pas en certains pays un repas offert aux morts ?


Faculté de Théologie de Paris,

jeudi 25 décembre 2025

Belle veillée de Noël

 C’est à 17 h que la veillée de Noël animée par des enfants de la communauté des paroisses  Saint-Pirmin a commencé en l’église Saint-Pierre de Volmunster. Les enfants encadrés par les catéchistes y ont joué une belle saynète devant de très nombreux paroissiens.















Très belle animation


Après l’arrivée de Marie, Joseph, et l’enfant Jésus dans la crèche, les enfants des cinq continents, les gardiens de la Terre, les messagers de la paix portent des pancartes présentant l’espoir, l’amour, le pardon et la paix sur terre qui serait le plus beau des cadeaux. Cette saynète était accompagnée par un guitariste et des trompettistes. La messe célébrée par l’abbé David Meyer, assisté du diacre Bernard Dillenschneider, était animée la chorale Saint-Pierre, dirigée par Jean-Marie Langbour.



J.A.S.


mercredi 24 décembre 2025

Rénovation de la rue de Sarreguemines

 


La voirie sera rénovée par les Es Grébil et les réseaux secs par  WETP.

La voirie reviendra à 1 240 155 € TTC

et les réseaux secs à 429 752, 98 TTC


La Moselle alloue une subvention de  600 000 € et le Grand Est  100 000 €

Sur mon chemin...

 



La nouvelle tenue des footballeurs

mardi 23 décembre 2025

Tournée dans les maisons de retraite

 

 


Pour respecter la désormais tradition de l'avent, les lutins du Père Noël viennent d'achever leur tournée musicale, toujours très appréciée des seniors, dans les EHPAD de Bitche, Siersthal et Pfaffenhoffen. Agréable à écouter, cette musique de circonstance procure de nombreux bienfaits sur l'humeur, la santé et la créativité chez nos seniors en maison de retraite. Pour eux c'est une véritable source de plaisir et joie.

Nuit de Noël

 



Liturgie de la nuit de NOËL

INTRODUCTION :

Frères, vous êtes venus vivre ensemble cet instant où la nuit devient plus claire que le jour. C’est Jésus, un nouveau-né, qui nous accueille. Cet enfant est capable, comme savent le faire tous les enfants, de réveiller notre propre enfance. Oui, nous pouvons renaître. Notre monde usé peut redevenir neuf. Mais au fait, qu’attendons-nous de Noël ? Quel sens donnons-nous à cette fête ? Ecoutons ce que Dieu nous dit en cette nuit.

Le Seigneur est venu visiter notre monde. Accueillons-le et recon­naissons notre péché.

 

Oraison :

Seigneur, que ta venue dans nos vies nous permette de dépasser nos colères pour faire peuple ! Que ta venue dans nos vies nous aide à prendre chacun notre place pleine et entière dans la société et dans l’Église ! Que ta venue dans nos vies nous donne de percevoir et d’aimer l’autre tel qu’il est et non tel que nous voudrions qu’il soit ! Que ta venue dans nos vies nous rende témoins de l’espérance que tu insuffles dans nos vies ! Par Jésus le Christ notre Seigneur…

 Lecture du livre du prophète Isaïe 9, 1-6

 Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse : ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit de la moisson, comme on exulte au partage du butin. Car le joug qui pesait sur lui, la barre qui meurtrissait son épaule, le bâton du tyran, tu les as brisés comme au jour de Madiane. Et les bottes qui frappaient le sol, et les manteaux couverts de sang, les voilà tous brûlés : le feu les a dévorés. Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix ». Et le pouvoir s’étendra, et la paix sera sans fin pour le trône de David !

Lettre de St Paul à l’apôtre Tite 2, 11-14

Bien-aimé, la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété, attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ. Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.

Evangile : selon St Luc 2, 1-14

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : 
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. » – Acclamons la Parole de Dieu.

Prière universelle : 

Intro par le prêtre : « Le Verbe était la vraie lumière qui éclaire tout homme en venant dans le monde » Demandons au Seigneur, de nous laisser éclairer par cette vraie lumière. Qu’elle nous éclaire pour conduire notre vie vers plus d’humanité en regardant ce petit enfant qui vient vivre chez nous.

 

1.- Nous regardons un enfant, un petit humain, couché dans une mangeoire et nous chantons : « Dieu est là dans la nuit ». Seigneur, éclaire notre regard sur chaque enfant pour que nous reconnaissions en chacun un enfant de Dieu, même le plus pauvre qui n’a qu’une mangeoire pour berceau. Que notre attention, nos soins, notre regard puissent l’aider à grandir en humanité et à connaître ton amour. Seigneur Emmanuel, nous te prions

2.- Nous regardons les bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. Seigneur, éclaire notre regard pour voir à travers ces bergers tous ceux qui veillent sur leurs frères humains : les soignants dans les pays en guerres ou dans nos hôpitaux et nos EHPAD. Comme les bergers de Noël, qu’ils aient la joie de reconnaître, en toute personne à soigner, un enfant de Dieu. Seigneur Emmanuel, nous te prions

3.- En cette nuit d’amour où tu viens semer la paix, regarde notre monde avec ses guerres, ses conflits et ses injustices. Que la paix et la joie de Noël transforment les cœurs et fassent naître un espoir de pardon, de réconciliation et de solidarité. Seigneur Emmanuel, nous te prions. 

Le prêtre : Dieu notre Père, tandis que nous te louons avec les anges du Ciel, nous te confions tous tes enfants de la terre. Exauce toutes leurs prières par le Christ, notre Seigneur. -Amen !

 

Prière eucharistique : 

Oui, c'est le coeur en fête que nous te rendons grâce, Dieu à jamais fidèle. Toi que nul ne peut voir, toi que personne ne peut toucher, te voilà devenu proche.

Merveille de tendresse ! Désormais, en ces temps qui sont les derniers, dans le visage d'un homme, Jésus de Nazareth, tu nous livres ton visage d'éternité.

Dans la faiblesse d'un homme, tu nous dis la profondeur de ton amour donné. Dans la présence d'un homme, nous pouvons t'approcher, toi qui depuis toujours marches à nos côtés, Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, Dieu avec nous.

Avec les anges émerveillés, avec Marie et Joseph, avec les petits et les bergers, laisse-nous te chanter :  SAINT

Père, tu es la source de toute vie. Ce que l'amour ne pouvait imaginer, tu l'as fait pour nous, Seigneur. Tu es entré dans notre aventure humaine, tu t'es fait l'un de nous.

Nous te louons pour le signe que tu nous as donné: l'Emmanuel, Dieu avec nous! En lui, nous saluons le fruit de Marie et le don précieux de ton Esprit. 

Sanctifie maintenant ces offrandes par la puissance de ce même Esprit: qu'elles deviennent pour nous le Corps et le Sang de Jésus lui-même venu vivre, aimer et mourir parmi nous.

 

La veille de sa mort au cours du dernier repas qu'il partageait avec ses disciples, Jésus prit le pain, le bénit, le rompit et le donna à ses disciples en disant: 

PRENEZ ET MANGEZ-EN TOUS, CECI EST MON CORPS LIVRE POUR VOUS.

 

Puis, à la fin du repas, il prit la coupe de vin, de nouveau, il rendit grâce et la donna à ses disciples, en leur disant:

PRENEZ ET BUVEZ-EN TOUS, CAR CECI EST LA COUPE DE MON SANG, LE SANG DE L'ALLIANCE NOUVELLE ET ETERNELLE QUI SERA VERSE POUR VOUS ET POUR LA MULTITUDE EN REMISSION DES PECHES. VOUS FEREZ CELA EN MEMOIRE DE MOI.

 

Nous nous souvenons, Père, de la naissance de Jésus, ton enfant, de sa présence de lumière parmi les hommes, de son amour vécu jusqu'à la mort. Toi, tu l'as ressuscité: il continue à vivre parmi nous, et nous attendons dans la joie la réalisation de tes promesses, l'immense espérance des pauvres de la terre, la recherche de la paix, le retour du Christ dans un monde de fête.

Que ton Esprit, ô Père, qui fait de ce pain et de vin le corps et le Sang du Christ parmi nous, nous donne de devenir nous-mêmes son corps dans le monde pour y construire la paix qui vient de l'Evangile, en communion avec le pape Léon, notre évêque Philippe, et tous les baptisés à travers le monde.

 

Que ton Esprit ô Père, donne un sens à la longue marche de l'humanité ; que, dans nos luttes et nos souffrances, nos fêtes et nos rêves, il fasse déjà germer ton Royaume.

Souviens-toi de nos frères et soeurs qui ont quitté cette terre, et plus particulièrement... : qu'ils partagent pleinement ta gloire et soient comblés de ta paix éternelle. Nous nous unissons à tous ceux qui, avant nous, furent fils et filles d'espérance: Marie, Joseph, les saints et les prophètes, ceux qui, en chaque siècle, furent les bergers de la crèche, ceux qui ont fait de leur pauvreté une lumière, de leur souffrance un cri d'espoir, ceux qui furent artisans de paix. Et que, désormais, nous soyons tous les témoins de la Bonne Nouvelle de ton Fils.

PAR LUI, AVEC LUI ET EN LUI, A TOI DIEU LE PERE TOUT PUISSANT DANS L'UNITE DU SAINT ESPRIT, TOUT HONNEUR ET TOUTE GLOIRE POUR LES SIECLES DES SIECLES. AMEN!

 

Pour introduire le "Notre Père" ! Frères et soeurs, en cette nuit de lumière où Dieu nous est devenu proche, nous pouvons avoir toutes les audaces pour le prier. Oui, osons lui dire... NOTRE PERE...

Prière pour la paix :

Seigneur Jésus-Christ, fils du Dieu vivant et prince de la paix, ta naissance apporte la joie au monde, ta venue nous procure la paix véritable. Ne regarde pas nos divisions, mais fais de nous les témoins de ton Royaume, qu'à travers nos faits et gestes, on puisse dire en nous voyant: "Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu'il aime!" Nous te le demandons à toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles. Amen!

 

Prière après la communion :

« Un enfant nous est né ! » Ce cri de joie retentit quotidiennement dans toutes les langues, illuminant tant de foyers, porteur de tant d’espoirs et de rêves. Chaque fois qu’un enfant paraît, la famille humaine renaît et rajeunit. Le sourire d’un nouveau-né a le pouvoir, de désarmer bien des projets malveillants. Dieu créateur, notre Père, tu sais tout cela. Tu sais aussi combien nos sociétés ont tendance à oublier que la venue d’un enfant est source de responsabilités nouvelles. En ton Fils fait homme, Seigneur, tu es toi-même venu visiter la terre. Que l’enfant de Bethléem nous comble de ta tendresse ! Par Jésus le Christ notre Seigneur.

 

Bénédiction solennelle : Dans son infinie bonté, Dieu a dissipé les ténèbres du monde par l’incarnation de son Fils; par sa nativité glorieuse, il a fait resplendir cette nuit très sainte : qu’il éloigne de vous les ténèbres des péchés, qu’il éclaire vos cœurs pour que vous pratiquiez le bien. — Amen.

 

Il a voulu que l’Ange annonce aux bergers une grande joie : la naissance du Sauveur; qu’il mette en vos cœurs sa propre joie et vous envoie annoncer son Évangile. 

— Amen.

 

Par l’incarnation de son Fils, il a scellé l’Alliance du ciel et de la terre : qu’il vous comble de sa paix et de sa bienveillance, qu’il vous unisse à l’Église du ciel. — Amen. 

 

Et que la bénédiction de Dieu tout-puissant, le Père, et le Fils,  et le Saint-Esprit, descende sur vous et y demeure toujours. — Amen

 

 


lundi 22 décembre 2025

Message du Père François

 Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (2, 1-14)

 


 

« En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

 

La fête de Noël peut déclencher beaucoup d’émotions, d’élans de tendresse, de bons sentiments de réconciliations inattendues et de paix provisoire. C’est la fête la plus populaire, celle qui remue le plus de personnes. Aucune date de l’année ne provoque un tel déplacement de familles, de cadeaux, de coutumes religieuses et profanes. Aucune célébration chrétienne n’a suscité autant de cantiques, dans toutes les langues. 

Noël semble rappeler à notre monde de guerres, de pollution, de réchauffement, de destruction de la nature… à notre monde de souffrances, de batailles juridiques, de discordes politiques et sociales, la révolte de nos paysans, oui, il existe une alternative à la haine, à la cupidité, à la corruption, à la violence ! La vision d’un monde meilleur existe ! Et c’est cette vision que Dieu nous invite à célébrer en cette fête de Noël. 

Les malheurs et les injustices qui marquent tant de personnes autour de nous, ce sont des images de nos problèmes familiaux, de nos problèmes de santé, de notre manque de communication, de nos relations frustrées. Célébrer Noël au cœur de la nuit, c’est reconnaître que l’amour et la vie sont plus forts que toutes nos ténèbres et toutes nos méchancetés.

 

Noël c’est la grande fête de la joie et de l’espérance, c’est la fête qui nous invite à accepter Dieu dans nos vies et à retrousser nos manches pour rendre notre monde meilleur.

Au cœur de cette nuit de Noël, nous venons refaire le plein d’espérance. Cette fête nous parle de nouvelles possibilités, de projets à réaliser. Dieu nous propose une « vision nouvelle ».

 

Il est vrai que le monde nous bouscule, que nous avons plein de choses à faire, comme les gens de Bethléem, et nous n’avons pas beaucoup de temps, pas beaucoup de place pour Dieu dans nos vies. Nous affichons souvent la pancarte « complet » à la porte de notre cœur. Tout est occupé par notre carrière, nos loisirs, nos sports, nos nombreuses activités. Mais à Noël, nous prenons ce soir une heure pour accueillir le Seigneur et pour partager notre désir de lui faire une toute petite place dans notre vie.

Pour nous, Noël, c’est plus que la fin de deux mois de magasinage, c’est le début de quelque chose de neuf, c’est un nouveau départ. Le Seigneur frappe à notre porte pour que, pendant l’année qui vient, nous puissions l’accueillir à notre table et dans notre vie.

 

La nuit de Bethléem résonne d’une annonce merveilleuse : « Paix sur la terre à tous ceux et celles qui sont aimés de Dieu. » Tout le projet de Dieu se retrouve dans cette phrase. Et Jésus ajoute, dans l’évangile de Jean : « Je suis venu pour que vous ayez la vie et que vous l’ayez en abondance ». Le Seigneur entre dans notre monde, devient l’un de nous pour nous inviter à créer un monde meilleur, un monde de fraternité et de paix, en commençant par nos familles, notre entourage, notre lieu de travail, l’école. Dieu n’est pas tellement intéressé à ce que nous avons fait dans le passé, à nos conneries, à nos mauvais coups. Ce qui l’intéresse c’est notre avenir.

La question qui nous est posée en cette fête de Noël est la suivante : « Qu’est-ce que moi je peux faire pour que la vie soit meilleure dans ma famille, avec mes voisins et amis, au travail…?» et non seulement en ce jour de Noël mais pendant toute l’année nouvelle qui va bientôt commencer.

 

L’enfant de la crèche nous rappelle que le plus beau cadeau que nous puissions faire en cette nuit de Noël, ce n’est pas un gadget électronique ou un beau chandail de laine, ou un vison de 3 mille euros, mais bien un pardon accordé, une caresse offerte, un temps de loisir partagé, une main tendue, un sourire échangé. Nos cadeaux, cette année, pourraient avoir la simplicité de la vie, de la fraternité et de l’amour : mettre de l’Humain dans nos relations.

 

En cette nuit de Noël, nous nous joignons aux milliers de communautés chrétiennes à travers le monde. Une pensée particulière aux chrétiens persécutés au Soudan, au Nigéria, une pensée aux chrétiens Palestiniens de la bande de Gaza, aux chrétiens d’Ukraine, de Russie….Et si, à la maison, sous l’arbre de Noël, nous avons une petite crèche, nous pouvons en profiter pour expliquer aux enfants et aux petits enfants que pour chacun de nous, cette grande fête, est aussi une fête religieuse, une fête où Dieu se donne dans ce merveilleux cadeau en cet enfant : l’Emmanuel, Dieu avec nous !

 

Noël c’est la grande fête de la joie et de l’espérance, c’est la fête qui nous invite à accepter Dieu dans nos vies et à retrousser nos manches pour rendre notre monde meilleur. Oui, tout est possible si nous tenons dans une main la vie des Hommes de ce temps et dans l’autre la Parole de Dieu qui éclaire et donne sens à notre Vie !

Joyeux Noël à tous.

François, prêtre retraité