Il a fait - 9° ce matin à 8 h. Cela fait bien longtemps que nous n'avons pas eu ce froid. On voit très bien où le soleil brille.
Ce froid me rappelle le mois de décembre 1962, quand mon régiment est revenu d’Algérie.
La traversée de la Méditerranée était le 13 décembre 1962 par une mer calme. Avec mon camarade Henri Brizais, j’ai loué une cabine de matelot où nous avons dormi tête-bêche dans le lit de 80 cm de large.
Nous avons débarqué le lendemain à Marseille où un froid glacial nous a attendus. Quand nous sommes arrivés à Metz, il a fait - 15 °, le sol de la cour était recouvert de neige gelée et glissante, la caserne état froide, il n’y avait pas de chauffage central.
Comme j’étais responsable du bureau du PC colonel, je devais ramener la section au PC après le rapport du matin en marchant au pas. Comme il y avait du verglas dans la cour, j’ai donné l’ordre de marcher sans cadence. Cela n’a pas plu au capitaine qui me rappelle et je lui explique la raison. Le samedi il a fait une revue de chambres . Il me punit de 10 jours de consigne, car il y avait de vieilles bosses dans le vieux tuyau de poêle mis en place avant notre arrivée.
Morale: à l’armée, il ne faut pas contester un supérieur.
J.A.S.
